« Nous avons besoin d’une réciprocité avec IATA avec qui les relations sont inéquitables et déséquilibrées. »
Cette phrase ne date pas d'hier. Elle a été lancée par Jean-Pierre Mas à l'époque où il était Président des Entreprises du Voyage.
Un constat amer qui, loin de s’étioler avec le temps, s'est mué en une véritable rengaine pour toute une profession.
Et force est de constater qu'elle reste encore et toujours d'actualité.
Plus qu'une simple lapalissade, c'est une rengaine qui revient année après année. Arnaud Fontanille, Président de la Commission transports aux Entreprises du Voyage, le réaffirme en cette année 2026.
De quoi s'agit-il ? Cela fera bientôt 10 ans que la France est passée du règlement mensuel du BSP au rythme bi-mensuel. C'était en avril 2017.
Pour fêter cette décennie, IATA s’apprête à sonner le glas de ce délai pour imposer un règlement hebdomadaire dès 2027.
Cette phrase ne date pas d'hier. Elle a été lancée par Jean-Pierre Mas à l'époque où il était Président des Entreprises du Voyage.
Un constat amer qui, loin de s’étioler avec le temps, s'est mué en une véritable rengaine pour toute une profession.
Et force est de constater qu'elle reste encore et toujours d'actualité.
Plus qu'une simple lapalissade, c'est une rengaine qui revient année après année. Arnaud Fontanille, Président de la Commission transports aux Entreprises du Voyage, le réaffirme en cette année 2026.
De quoi s'agit-il ? Cela fera bientôt 10 ans que la France est passée du règlement mensuel du BSP au rythme bi-mensuel. C'était en avril 2017.
Pour fêter cette décennie, IATA s’apprête à sonner le glas de ce délai pour imposer un règlement hebdomadaire dès 2027.
« Nous allons finir par y passer »
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C'est en tout cas ce qui se profile. On voit mal comment la France pourrait une nouvelle fois résister au rouleau compresseur d’un lobby aérien déterminé à siphonner la moindre liquidité.
Autant dire que l'Hexagone fait désormais figure d'irréductible village gaulois, tandis que la majorité des pays ont abdiqué face au paiement hebdo.
Arnaud Fontanille en a bien conscience et avoue, lucide : « nous allons finir par y passer » ! Et pourtant, le Syndicat patronal ne compte pas rendre les armes aussi facilement et table sur un dernier baroud d'honneur.
Le véritable enjeu de ce bras de fer, c'est la survie de la trésorerie. D'un côté, des compagnies aériennes qui souhaitent rapatrier au plus tôt l'argent dans leurs caisses ; de l'autre, des agents de voyages dont le modèle économique repose en partie sur les flux financiers qui permettent de compenser les délais de paiement accordés aux clients "Affaires". Des clients qui, eux, règlent toujours à 30 jours.
Autant dire que l'Hexagone fait désormais figure d'irréductible village gaulois, tandis que la majorité des pays ont abdiqué face au paiement hebdo.
Arnaud Fontanille en a bien conscience et avoue, lucide : « nous allons finir par y passer » ! Et pourtant, le Syndicat patronal ne compte pas rendre les armes aussi facilement et table sur un dernier baroud d'honneur.
Le véritable enjeu de ce bras de fer, c'est la survie de la trésorerie. D'un côté, des compagnies aériennes qui souhaitent rapatrier au plus tôt l'argent dans leurs caisses ; de l'autre, des agents de voyages dont le modèle économique repose en partie sur les flux financiers qui permettent de compenser les délais de paiement accordés aux clients "Affaires". Des clients qui, eux, règlent toujours à 30 jours.
Aucune protection offerte aux distributeurs en cas de défaillance d’une compagnie aérienne
Dans ce contexte, de nombreuses questions restent en suspens !
Comment justifier l’exigence de garanties bancaires toujours plus lourdes quand, en retour, aucune protection n’est offerte aux distributeurs en cas de défaillance du transporteur ?
Les agences doivent-elles accepter de porter seules le risque financier d'un secteur en tension, tout en voyant leur fonds de roulement fondre comme neige au soleil ?
Entre le diktat d'une normalisation mondiale rigide et la nécessité de protéger leur pré carré, le bras de fer engagé pour 2026 pose la question des leviers de négociation pour les distributeurs.
Au-delà de la seule question des flux financiers, il faut noter aussi l'offensive sans répit de ces fournisseurs subie depuis longtemps déjà.
Il y a eu la fin des commissions aériennes en 2005, l'inexorable érosion des rémunérations SNCF sous couvert de monopole, et maintenant la charge technologique du NDC.
Une mutation imposée qui, sous couvert de modernisation, complexifie les processus de vente et dégrade la productivité des conseillers.
Comment justifier l’exigence de garanties bancaires toujours plus lourdes quand, en retour, aucune protection n’est offerte aux distributeurs en cas de défaillance du transporteur ?
Les agences doivent-elles accepter de porter seules le risque financier d'un secteur en tension, tout en voyant leur fonds de roulement fondre comme neige au soleil ?
Entre le diktat d'une normalisation mondiale rigide et la nécessité de protéger leur pré carré, le bras de fer engagé pour 2026 pose la question des leviers de négociation pour les distributeurs.
Au-delà de la seule question des flux financiers, il faut noter aussi l'offensive sans répit de ces fournisseurs subie depuis longtemps déjà.
Il y a eu la fin des commissions aériennes en 2005, l'inexorable érosion des rémunérations SNCF sous couvert de monopole, et maintenant la charge technologique du NDC.
Une mutation imposée qui, sous couvert de modernisation, complexifie les processus de vente et dégrade la productivité des conseillers.
Le combat serait il perdu d'avance ?
Est-ce un combat perdu d'avance ? Faudra-t-il passer une énième fois par les fourches caudines de l'IATA ?
La riposte pourrait venir de l'émancipation apportée grâce au recours à de nouveaux modes de règlement. Laurent Abitbol, Président du directoire Selectour n'avait il pas annoncé vouloir "contourner IATA" lors du congrès du réseau à Amman en 2023 ?
Wallet, cartes de paiement, cartes virtuelles... l'univers des solutions de paiements évolue. Sont-elles susceptibles de voler au secours des agences pour les libérer des contraintes imposées par leurs "partenaires" et équilibrer le rapport des forces ?
Probablement. Mais cela ne se fera pas en un tournemain. Il reste pas mal d'obstacles techniques et réglementaires à franchir. Quand le seront-ils ? Voilà la question qu'il urge de résoudre.
A lire aussi : Arnaud Fontanille (EDV) : IATA, SNCF... "Nous voulons changer le rapport de force"
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Probablement. Mais cela ne se fera pas en un tournemain. Il reste pas mal d'obstacles techniques et réglementaires à franchir. Quand le seront-ils ? Voilà la question qu'il urge de résoudre.
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