Arnaud Fontanille (EDV) : "le paiement hebdo du BSP sera le dossier à suivre en 2026" - Photo Marietton
Lors d’un vote récent de la Conférence des Agences Passagers, les délégués des compagnies aériennes d’IATA ont approuvé l'application, d'ici la mi-2026, d'une période de reversement (remittance period) globalement alignée.
Jusqu'à présent, les APJC (Agency Programme Joint Councils), des instances locales composées à parts égales de compagnies et d'agents de voyages, avaient le pouvoir de fixer ces dates de paiement en fonction du contexte national. Cette flexibilité est désormais supprimée au profit d'une norme rigide imposée par le haut.
Si la WTAAA (World Travel Agents Associations Alliance) a fermement condamné dans un communiqué la décision d'IATA d'imposer un cadre mondial rigide pour le reversement des fonds (remittance), Arnaud Fontanille Président de la commission transport des Entreprises du Voyage précise que, pour l'heure, l'impact immédiat de cette annonce est nul pour l'Hexagone, mais que la pression s'intensifie.
"La « période de remittance » correspond alors au délai accordé à l’agence pour effectuer le paiement, cela ne concerne pas la fréquence de paiement. En France le règlement au BSP est établi tous les 15 jours. Par exemple pour la période du 1er au 15 du mois, nous payons 7 jours après soit le 22. Dans certains pays la période de remittance pouvait atteindre 16 jours. Ils ont harmonisé de délai là."
Jusqu'à présent, les APJC (Agency Programme Joint Councils), des instances locales composées à parts égales de compagnies et d'agents de voyages, avaient le pouvoir de fixer ces dates de paiement en fonction du contexte national. Cette flexibilité est désormais supprimée au profit d'une norme rigide imposée par le haut.
Si la WTAAA (World Travel Agents Associations Alliance) a fermement condamné dans un communiqué la décision d'IATA d'imposer un cadre mondial rigide pour le reversement des fonds (remittance), Arnaud Fontanille Président de la commission transport des Entreprises du Voyage précise que, pour l'heure, l'impact immédiat de cette annonce est nul pour l'Hexagone, mais que la pression s'intensifie.
"La « période de remittance » correspond alors au délai accordé à l’agence pour effectuer le paiement, cela ne concerne pas la fréquence de paiement. En France le règlement au BSP est établi tous les 15 jours. Par exemple pour la période du 1er au 15 du mois, nous payons 7 jours après soit le 22. Dans certains pays la période de remittance pouvait atteindre 16 jours. Ils ont harmonisé de délai là."
Vers un règlement hebdomadaire du BSP ?
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Reste l'inquiétude pour le marché français de passer au règlement hebdomadaire. Un projet prévoit qu'à partir de 2027, les agences ne paieraient plus toutes les deux semaines, mais toutes les semaines. La France est l'un des derniers pays à résister, la plupart des autres marchés y étant déjà passés.
La profession en France marche sur des œufs. IATA dispose du pouvoir d'imposer le paiement hebdomadaire du jour au lendemain de manière discrétionnaire.
"Si nous sommes trop durs, ils vont imposer et ça ne sera pas bon. C'est le dossier de l'année 2026, notre objectif c'est de gagner du temps", prévient Arnaud Fontanille qui reste lucide "nous allons finir par y passer, parce que nous sommes l'un des seuls pays à se battre là-dessus."
Dans une précédente interview accordée à TourMaG, Arnaud Fontanille avait également mis en avant les moyens de pression pour négocier avec IATA : "Aujourd’hui, il existe des systèmes permettant de contourner partiellement la situation grâce aux cartes de paiement, en réglant directement auprès des compagnies aériennes. C’est un sujet que nous allons mettre sur la table. Certaines compagnies permettent en effet d’être payées par carte, et la résolution IATA l’autorise, à condition que la compagnie soit d’accord.
Pour les agences qui adoptent ce modèle, cela permet de diminuer leur niveau d’exposition IATA, ainsi que les garanties bancaires associées."
Reste deux freins majeurs : certains systèmes manquent de fiabilité, et surtout seuls un tier des compagnies aériennes acceptent ces moyens de paiement.
L'enjeu sera donc d'ouvrir les discussions avec l'ensemble de acteurs pour proposer une solution équitable pour tous.
La profession en France marche sur des œufs. IATA dispose du pouvoir d'imposer le paiement hebdomadaire du jour au lendemain de manière discrétionnaire.
"Si nous sommes trop durs, ils vont imposer et ça ne sera pas bon. C'est le dossier de l'année 2026, notre objectif c'est de gagner du temps", prévient Arnaud Fontanille qui reste lucide "nous allons finir par y passer, parce que nous sommes l'un des seuls pays à se battre là-dessus."
Dans une précédente interview accordée à TourMaG, Arnaud Fontanille avait également mis en avant les moyens de pression pour négocier avec IATA : "Aujourd’hui, il existe des systèmes permettant de contourner partiellement la situation grâce aux cartes de paiement, en réglant directement auprès des compagnies aériennes. C’est un sujet que nous allons mettre sur la table. Certaines compagnies permettent en effet d’être payées par carte, et la résolution IATA l’autorise, à condition que la compagnie soit d’accord.
Pour les agences qui adoptent ce modèle, cela permet de diminuer leur niveau d’exposition IATA, ainsi que les garanties bancaires associées."
Reste deux freins majeurs : certains systèmes manquent de fiabilité, et surtout seuls un tier des compagnies aériennes acceptent ces moyens de paiement.
L'enjeu sera donc d'ouvrir les discussions avec l'ensemble de acteurs pour proposer une solution équitable pour tous.
















