Ses parents la poussaient à épouser une carrière scientifique, mais elle a très vite compris qu’elle préférait l’évasion à la dissection.
À 20 ans, Valérie Level a donc choisi de troquer son DEUG de biologie contre un BTS Tourisme, après avoir eu une révélation, lors d'une discussion avec une forfaitiste de chez Jet tours pour laquelle elle faisait du baby-sitting.
À l’image de ce « déclic », son parcours professionnel est, depuis, parsemé de rencontres, qui lui ont ouvert les portes de nouvelles expériences. Sa passion et sa détermination ont fait le reste.
Il faut dire que sa carrière ne s’est pas construite de façon linéaire. Quand elle annonce à ses parents son envie de bifurquer vers le tourisme, ces derniers lui annoncent qu'ils ne pourront plus l’aider financièrement. Elle doit donc contracter un prêt étudiant pour financer son BTS.
Elle décroche alors son premier stage au sein de l’agence Fun and Fly à Toulouse, où on lui promet une embauche… mais les attentats du 11 septembre 2001 changent la donne.
Qu’à cela ne tienne, la jeune diplômée de l’Institut Limayrac à Toulouse, dépose des CV sur le salon du tourisme local et atterrit, BTS en poche, au sein de l’agence Héliades de la rue Saint-Rome à Toulouse.
Là, elle se forme au voyage à la carte pour les individuels et, trois mois plus tard, se retrouve engagée en CDI et promue au service groupes. « À ce moment-là vraiment, je touche à l'activité groupe, et aussi au B2B. Ma supérieure, Marie-France Merotto, me confie beaucoup plus de responsabilités.
Pendant deux ans, je travaille donc au service groupes, mais toujours en tant que technicienne, forfaitiste groupe, et sans augmentation. Quand je demande une petite prime, on me répond que des salariés plus anciens ou au-dessus de moi dans la hiérarchie n’en ont jamais eu et qu’ils ne peuvent pas m’augmenter », relate Valérie Level.
À 20 ans, Valérie Level a donc choisi de troquer son DEUG de biologie contre un BTS Tourisme, après avoir eu une révélation, lors d'une discussion avec une forfaitiste de chez Jet tours pour laquelle elle faisait du baby-sitting.
À l’image de ce « déclic », son parcours professionnel est, depuis, parsemé de rencontres, qui lui ont ouvert les portes de nouvelles expériences. Sa passion et sa détermination ont fait le reste.
Il faut dire que sa carrière ne s’est pas construite de façon linéaire. Quand elle annonce à ses parents son envie de bifurquer vers le tourisme, ces derniers lui annoncent qu'ils ne pourront plus l’aider financièrement. Elle doit donc contracter un prêt étudiant pour financer son BTS.
Elle décroche alors son premier stage au sein de l’agence Fun and Fly à Toulouse, où on lui promet une embauche… mais les attentats du 11 septembre 2001 changent la donne.
Qu’à cela ne tienne, la jeune diplômée de l’Institut Limayrac à Toulouse, dépose des CV sur le salon du tourisme local et atterrit, BTS en poche, au sein de l’agence Héliades de la rue Saint-Rome à Toulouse.
Là, elle se forme au voyage à la carte pour les individuels et, trois mois plus tard, se retrouve engagée en CDI et promue au service groupes. « À ce moment-là vraiment, je touche à l'activité groupe, et aussi au B2B. Ma supérieure, Marie-France Merotto, me confie beaucoup plus de responsabilités.
Pendant deux ans, je travaille donc au service groupes, mais toujours en tant que technicienne, forfaitiste groupe, et sans augmentation. Quand je demande une petite prime, on me répond que des salariés plus anciens ou au-dessus de moi dans la hiérarchie n’en ont jamais eu et qu’ils ne peuvent pas m’augmenter », relate Valérie Level.
Du forfait au commercial groupes
Freinée dans ses ambitions, elle a du mal à accepter cette situation. C’est alors qu’au cours d’une soirée professionnelle, elle apprend qu’on recrute un forfaitiste groupes chez Saalt Voyages (aujourd’hui Salt Travel).
« Je quitte Héliades et Marie-France qui, entre-temps, avait essayé de m’obtenir quelque chose de mieux. Mais elle a bien compris que mon ambition, c'était aussi de m'ouvrir au monde et Héliades, à l'époque, ne faisait que la Grèce, la Crète et Chypre.
Au bout de deux ans et demi, j'en avais fait le tour, tandis qu’avec Saalt, je m'ouvrais au monde entier et au B2C. Même si, de mon côté, je montais les circuits pour les commerciaux en travaillant en binôme avec la forfaitiste en chef ».
Dans ce nouveau job, Valérie Level s’épanouit, mais la frustration la rattrape. « Certains commerciaux me demandent les devis et je m'aperçois qu'on perd ces devis parce qu'il nous manque des informations.
Je leur suggère de poser davantage de questions et puis, je décide d’aller voir la dirigeante, Françoise Péglion, pour lui demander à passer sur le terrain, au commercial, afin d'aller au contact client et, en même temps, de faire mes propres devis, étant donné que je connaissais la technique. »
Si sa boss lui confie quelques clients, Valérie sent que sa demande n’est pas vraiment prise au sérieux.
C’est là que le scénario se répète. Soirée agence : on lui présente quelqu’un à qui elle confie son envie de toucher davantage au commercial.
Elle apprend que Syltours recrute en région toulousaine, postule, et la voilà qui sillonne les routes d’un secteur Sud-Ouest assez étendu, de Perpignan à Limoges, en passant par Bordeaux ; tandis qu’au même moment, elle devient maman et emménage à 40 minutes du centre-ville de Toulouse.
Si elle adore son job, les heures passées dans la voiture sont nombreuses. « Nous avions des voitures de fonction, mais que nous devions ramener tous les soirs en centre-ville, en plein dans les heures de pointe. À ce moment-là, je réalisais quand même 1,4 M€ de chiffre d'affaires, l’entreprise était satisfaite de mes résultats, mais n’a pas entendu ma demande d’avoir à disposition une voiture de fonction ».
Elle fait donc jouer la concurrence et passe chez Geotravel où elle obtient une voiture de fonction et un poste en télétravail, avec uniquement une réunion par mois en présentiel à Agen. « Nous sommes en 2013, je reviens dans une structure beaucoup plus petite. Bien sûr, entre temps, Syltours m’a fait une proposition. Mais c'est toujours pareil : on m’a toujours offert ce que je demandais quand je partais », souligne Valérie Level.
Chez Geotravel, la commerciale groupes s’aperçoit d’une chose : « Mes clients me suivent. Je prends conscience que le client peut être davantage attaché à la personne qu’à la marque ».
Elle va y rester quatre ans et aura un 2e enfant durant cette période. « Je voulais vraiment m'occuper du client, le fidéliser, qu'il soit aux petits oignons. Géotravel m'a offert cette opportunité.
Je pouvais faire mes programmes à la carte, comme je voulais, pour mes clients. J'avais envie d'un peu plus de légèreté dans mon travail et puis surtout, j'avais mûri, j'avais deux enfants, 40 ans et l’envie d'autre chose ».
« Je quitte Héliades et Marie-France qui, entre-temps, avait essayé de m’obtenir quelque chose de mieux. Mais elle a bien compris que mon ambition, c'était aussi de m'ouvrir au monde et Héliades, à l'époque, ne faisait que la Grèce, la Crète et Chypre.
Au bout de deux ans et demi, j'en avais fait le tour, tandis qu’avec Saalt, je m'ouvrais au monde entier et au B2C. Même si, de mon côté, je montais les circuits pour les commerciaux en travaillant en binôme avec la forfaitiste en chef ».
Dans ce nouveau job, Valérie Level s’épanouit, mais la frustration la rattrape. « Certains commerciaux me demandent les devis et je m'aperçois qu'on perd ces devis parce qu'il nous manque des informations.
Je leur suggère de poser davantage de questions et puis, je décide d’aller voir la dirigeante, Françoise Péglion, pour lui demander à passer sur le terrain, au commercial, afin d'aller au contact client et, en même temps, de faire mes propres devis, étant donné que je connaissais la technique. »
Si sa boss lui confie quelques clients, Valérie sent que sa demande n’est pas vraiment prise au sérieux.
C’est là que le scénario se répète. Soirée agence : on lui présente quelqu’un à qui elle confie son envie de toucher davantage au commercial.
Elle apprend que Syltours recrute en région toulousaine, postule, et la voilà qui sillonne les routes d’un secteur Sud-Ouest assez étendu, de Perpignan à Limoges, en passant par Bordeaux ; tandis qu’au même moment, elle devient maman et emménage à 40 minutes du centre-ville de Toulouse.
Si elle adore son job, les heures passées dans la voiture sont nombreuses. « Nous avions des voitures de fonction, mais que nous devions ramener tous les soirs en centre-ville, en plein dans les heures de pointe. À ce moment-là, je réalisais quand même 1,4 M€ de chiffre d'affaires, l’entreprise était satisfaite de mes résultats, mais n’a pas entendu ma demande d’avoir à disposition une voiture de fonction ».
Elle fait donc jouer la concurrence et passe chez Geotravel où elle obtient une voiture de fonction et un poste en télétravail, avec uniquement une réunion par mois en présentiel à Agen. « Nous sommes en 2013, je reviens dans une structure beaucoup plus petite. Bien sûr, entre temps, Syltours m’a fait une proposition. Mais c'est toujours pareil : on m’a toujours offert ce que je demandais quand je partais », souligne Valérie Level.
Chez Geotravel, la commerciale groupes s’aperçoit d’une chose : « Mes clients me suivent. Je prends conscience que le client peut être davantage attaché à la personne qu’à la marque ».
Elle va y rester quatre ans et aura un 2e enfant durant cette période. « Je voulais vraiment m'occuper du client, le fidéliser, qu'il soit aux petits oignons. Géotravel m'a offert cette opportunité.
Je pouvais faire mes programmes à la carte, comme je voulais, pour mes clients. J'avais envie d'un peu plus de légèreté dans mon travail et puis surtout, j'avais mûri, j'avais deux enfants, 40 ans et l’envie d'autre chose ».
2017, la naissance de LVL Consulting
Mais en 2017, un évènement va venir tout remettre en question. « Un accident de la route m'a fait comprendre que j'allais dans le mur, que c'était trop.
En plus de mes clients, on m’avait confié la gestion d’autres commerciaux. Je devais faire tout mon chiffre, et coacher les autres.
J'avais beau expliquer que ce n'était pas possible et qu’il fallait baisser mon objectif, ça n'était pas envisagé.
Un jour, je devais suivre la commerciale d'Avignon. C’était beaucoup de kilomètres. Il y avait les enfants, l'emploi du temps overbooké. Et puis, la fatigue. Et donc il y a eu cet accident. »
Valérie Level le prend alors comme « un signe de la vie ». Avec son mari, elle réfléchit à monter sa propre structure. « Seulement, j’avais peur de m’immatriculer tout de suite, on me demandait tellement de garanties et de charges ».
Elle commence donc en tant qu’apporteuse d’affaires, pour 3 ou 4 agences, avec la crainte que ses clients - notamment les CSE - ne la suivent plus. « Au final, ils me suivent tous. Une année passe et, fin 2017, je crée LVL Consulting parce qu'au début, je suis une consultante indépendante et je fais des contrats avec les agences ».
Mais très vite, Valérie Level trouve le statut bancal et n’a plus envie de vendre des produits qu'on lui impose. Frustrée à nouveau, elle finit par s’immatriculer.
Nous sommes en 2019 et elle parvient à nouveau à réaliser un million de chiffre d'affaires à elle seule. Arrive alors la pandémie. « Tout s'arrête et je me demande quelle idée j'ai eu ! Je me suis formée, j’ai investi dans un outil, j'ai des coûts qui sont là ».
Pour s'occuper l'esprit dans cette période incertaine, elle va donc passer beaucoup de temps à marcher et se tourner vers la méditation. « Je parle aussi beaucoup avec mes clients CSE. C’est là qu’ils me disent : "écoute Valérie, on a du budget à dépenser. Si on le laisse là, il est perdu. Il faut que tu nous sortes des produits". Et donc, je crée des escapades en France ».
Pack « Sérénité », « Insolite », avec une nuit dans une cabane… « Je crée un produit week-end pour deux avec une activité, un dîner et une nuitée un peu partout en France. Et je réalise 15 000 euros de chiffre en faisant partir presque 1 000 personnes.
Ça m'a permis de tenir et d'avoir un peu le cerveau actif durant cette période-là. Et, en même temps, je me reconnectais à quelque chose d'autre, à la nature... alors qu’avant le Covid, j’étais dans une logique de surtourisme, en organisant des départs pour des groupes de 50 personnes. »
En plus de mes clients, on m’avait confié la gestion d’autres commerciaux. Je devais faire tout mon chiffre, et coacher les autres.
J'avais beau expliquer que ce n'était pas possible et qu’il fallait baisser mon objectif, ça n'était pas envisagé.
Un jour, je devais suivre la commerciale d'Avignon. C’était beaucoup de kilomètres. Il y avait les enfants, l'emploi du temps overbooké. Et puis, la fatigue. Et donc il y a eu cet accident. »
Valérie Level le prend alors comme « un signe de la vie ». Avec son mari, elle réfléchit à monter sa propre structure. « Seulement, j’avais peur de m’immatriculer tout de suite, on me demandait tellement de garanties et de charges ».
Elle commence donc en tant qu’apporteuse d’affaires, pour 3 ou 4 agences, avec la crainte que ses clients - notamment les CSE - ne la suivent plus. « Au final, ils me suivent tous. Une année passe et, fin 2017, je crée LVL Consulting parce qu'au début, je suis une consultante indépendante et je fais des contrats avec les agences ».
Mais très vite, Valérie Level trouve le statut bancal et n’a plus envie de vendre des produits qu'on lui impose. Frustrée à nouveau, elle finit par s’immatriculer.
Nous sommes en 2019 et elle parvient à nouveau à réaliser un million de chiffre d'affaires à elle seule. Arrive alors la pandémie. « Tout s'arrête et je me demande quelle idée j'ai eu ! Je me suis formée, j’ai investi dans un outil, j'ai des coûts qui sont là ».
Pour s'occuper l'esprit dans cette période incertaine, elle va donc passer beaucoup de temps à marcher et se tourner vers la méditation. « Je parle aussi beaucoup avec mes clients CSE. C’est là qu’ils me disent : "écoute Valérie, on a du budget à dépenser. Si on le laisse là, il est perdu. Il faut que tu nous sortes des produits". Et donc, je crée des escapades en France ».
Pack « Sérénité », « Insolite », avec une nuit dans une cabane… « Je crée un produit week-end pour deux avec une activité, un dîner et une nuitée un peu partout en France. Et je réalise 15 000 euros de chiffre en faisant partir presque 1 000 personnes.
Ça m'a permis de tenir et d'avoir un peu le cerveau actif durant cette période-là. Et, en même temps, je me reconnectais à quelque chose d'autre, à la nature... alors qu’avant le Covid, j’étais dans une logique de surtourisme, en organisant des départs pour des groupes de 50 personnes. »
Des voyages porteurs de sens
Ce changement de vision lui donne envie de créer des voyages porteurs de sens.
Dès 2022, elle réfléchit à un concept plus « slow », où l’itinéraire est concentré sur une zone réduite, et qui comprend des rencontres avec les peuples, les communautés.
Sauf qu’en face, « ma clientèle n'était pas partie depuis deux ans et avait envie de consommer. J'étais un peu à contre-courant, mais au fond de moi, j'y croyais ».
En 2022 et 2023, l’activité repart de plus belle, avec 30 à 35 dossiers par an. La trésorerie rentre enfin, les escapades en France continuent de se vendre, et puis il faut apprendre à gérer la comptabilité, les paiements fournisseurs, etc.
Mais une nouvelle rencontre en 2024 vient rallumer une petite lumière dans les yeux de Valérie Level. « Je rencontre une personne issue du tourisme, qui s’est retirée et fait de l'hypnose. Elle a envie de revenir au tourisme, mais pour voyager autrement.
On commence à travailler sur ce type de voyage. Elle reste indépendante et travaille sous ma marque LVL Events - c’est le nom commercial sous lequel je propose des voyages loisirs aux CSE, entreprises, des incentives à l'étranger et des événements d'entreprise.
C'est alors que ma nouvelle partenaire me conseille de créer une marque à part entière pour ces nouveaux voyages ».
De là nait Voyages et Sens, un nouveau tour-opérateur qui permet aux thérapeutes, coachs en développement personnel, professeurs de yoga, médium, etc. de s'appuyer sur le voyagiste pour proposer des voyages à caractère solidaire et spirituel, à des mini-groupes d’individuels.
« L'idée, c’est de développer des voyages porteurs de sens, au contact de l'autre. On va vivre au sein une communauté, travailler avec les locaux pendant quelques jours. Cela peut exiger d’être logé de manière plus sommaire que dans un hôtel et de devoir s'acclimater au pays pour être en immersion totale ».
Avec cette nouvelle gamme, Valérie Level s’expose à un nouveau challenge : « le plus dur, pour développer cette offre, reste d’éveiller les consciences, d’arriver à toucher les gens pour remplir mes voyages.
Quand je m'associe à une tête d'affiche, les gens s’inscrivent avant tout pour la personne qui porte le voyage. Dans le cas contraire, ils peuvent avoir du mal à s’imaginer dormir sous une yourte avec le Kirghize juste à côté ».
Dès 2022, elle réfléchit à un concept plus « slow », où l’itinéraire est concentré sur une zone réduite, et qui comprend des rencontres avec les peuples, les communautés.
Sauf qu’en face, « ma clientèle n'était pas partie depuis deux ans et avait envie de consommer. J'étais un peu à contre-courant, mais au fond de moi, j'y croyais ».
En 2022 et 2023, l’activité repart de plus belle, avec 30 à 35 dossiers par an. La trésorerie rentre enfin, les escapades en France continuent de se vendre, et puis il faut apprendre à gérer la comptabilité, les paiements fournisseurs, etc.
Mais une nouvelle rencontre en 2024 vient rallumer une petite lumière dans les yeux de Valérie Level. « Je rencontre une personne issue du tourisme, qui s’est retirée et fait de l'hypnose. Elle a envie de revenir au tourisme, mais pour voyager autrement.
On commence à travailler sur ce type de voyage. Elle reste indépendante et travaille sous ma marque LVL Events - c’est le nom commercial sous lequel je propose des voyages loisirs aux CSE, entreprises, des incentives à l'étranger et des événements d'entreprise.
C'est alors que ma nouvelle partenaire me conseille de créer une marque à part entière pour ces nouveaux voyages ».
De là nait Voyages et Sens, un nouveau tour-opérateur qui permet aux thérapeutes, coachs en développement personnel, professeurs de yoga, médium, etc. de s'appuyer sur le voyagiste pour proposer des voyages à caractère solidaire et spirituel, à des mini-groupes d’individuels.
« L'idée, c’est de développer des voyages porteurs de sens, au contact de l'autre. On va vivre au sein une communauté, travailler avec les locaux pendant quelques jours. Cela peut exiger d’être logé de manière plus sommaire que dans un hôtel et de devoir s'acclimater au pays pour être en immersion totale ».
Avec cette nouvelle gamme, Valérie Level s’expose à un nouveau challenge : « le plus dur, pour développer cette offre, reste d’éveiller les consciences, d’arriver à toucher les gens pour remplir mes voyages.
Quand je m'associe à une tête d'affiche, les gens s’inscrivent avant tout pour la personne qui porte le voyage. Dans le cas contraire, ils peuvent avoir du mal à s’imaginer dormir sous une yourte avec le Kirghize juste à côté ».
Voyages et Sens : un TO et une agence physique
Les futurs voyageurs sont d’abord accueillis dans un salon où les conseillères vont écouter leur projet - Photo : Voyages et Sens
Ces dernières années, en parallèle, Valérie Level a reçu des demandes individuelles de la part de voyageurs partis avec leur CSE. « Deux personnes m'ont demandé si je ne voulais pas ouvrir une agence. Et je crois que la vie, parfois, nous envoie des signes.
J'ai commencé à étudier l’idée : chiffres, coûts, etc., alors qu'en 2027, je fêterai mes 10 ans en solo ».
En août 2025, elle ouvre donc son agence Voyages et Sens à Auterive, en Haute-Garonne, avec deux collaboratrices en charge des voyages à la carte pour les individuels. Après un bref passage chez TourCom en 2022, la gérante décide de rester indépendante.
L’agence est située juste à l’extérieur du centre-ville, tout près d’un Aldi, permettant à ses clients de se garer facilement. « C'est un pied de porte, une petite maison en briquettes, au bord de la voie ferrée. Quand le train passe, on dit aux clients : "Vous voyez, vous pourriez presque monter. On vous amène à Toulouse". »
Les futurs voyageurs sont d’abord accueillis dans un salon où les conseillères vont écouter leur projet. Le face à face autour d'un bureau n'intervient que dans un second temps, pour signer les documents.
« Je pars du principe que quand on vient nous confier ses envies de voyage, on s'assoit autour du canapé avec un café, un thé et on discute, on prend le temps. Je ne voulais pas du tout quelque chose de conventionnel derrière un bureau ».
Pour animer le point de vente, elle propose des ateliers et des cafés destination un samedi par mois sur une destination.
« L'idée, c'est de développer des GIR avec une touche de solidaire, de participatif pour que notre clientèle commence aussi à toucher un peu du doigt à ces voyages-là. Un voyage en Inde va bientôt partir avec neuf participants. Un autre est prévu au Sri Lanka en fin d'année où on essaie d'avoir douze à quatorze personnes, toujours en mini groupe ».
En parallèle, l’agence revend aussi la production d'autres tour-opérateurs.
J'ai commencé à étudier l’idée : chiffres, coûts, etc., alors qu'en 2027, je fêterai mes 10 ans en solo ».
En août 2025, elle ouvre donc son agence Voyages et Sens à Auterive, en Haute-Garonne, avec deux collaboratrices en charge des voyages à la carte pour les individuels. Après un bref passage chez TourCom en 2022, la gérante décide de rester indépendante.
L’agence est située juste à l’extérieur du centre-ville, tout près d’un Aldi, permettant à ses clients de se garer facilement. « C'est un pied de porte, une petite maison en briquettes, au bord de la voie ferrée. Quand le train passe, on dit aux clients : "Vous voyez, vous pourriez presque monter. On vous amène à Toulouse". »
Les futurs voyageurs sont d’abord accueillis dans un salon où les conseillères vont écouter leur projet. Le face à face autour d'un bureau n'intervient que dans un second temps, pour signer les documents.
« Je pars du principe que quand on vient nous confier ses envies de voyage, on s'assoit autour du canapé avec un café, un thé et on discute, on prend le temps. Je ne voulais pas du tout quelque chose de conventionnel derrière un bureau ».
Pour animer le point de vente, elle propose des ateliers et des cafés destination un samedi par mois sur une destination.
« L'idée, c'est de développer des GIR avec une touche de solidaire, de participatif pour que notre clientèle commence aussi à toucher un peu du doigt à ces voyages-là. Un voyage en Inde va bientôt partir avec neuf participants. Un autre est prévu au Sri Lanka en fin d'année où on essaie d'avoir douze à quatorze personnes, toujours en mini groupe ».
En parallèle, l’agence revend aussi la production d'autres tour-opérateurs.
L'envie « d'éveiller les consciences à voyager autrement »
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Pour remplir ses voyages, Valérie Level entend bien renforcer sa visibilité.
Elle peut aussi compter sur une autre agence, à Caussade, positionnée sur le même créneau. « J’ai rencontré Christine Fumeau, gérante des Voyages d’Ysis, à l’IFTM.
Au retour, nous étions assises à côté dans l’avion Paris-Toulouse. On s'est aperçus qu'on faisait un peu la même chose, elle aussi est en contact avec des thérapeutes. Elle organise aussi des voyages dans ce sens-là, sur le développement personnel. »
Face à la difficulté de remplir certains voyages, les deux dirigeantes ont décidé de se serrer les coudes. « Elle est dans le nord de Toulouse et moi, dans le sud. Nous avons décidé de collaborer sur certains de nos projets, de travailler en bonne intelligence pour faire partir plus de personnes, via une convention de partenariat. Nous avons toutes les deux cette même envie d'éveiller les consciences à voyager autrement ».
Une nouvelle collaboration est également à l’étude avec l’agence Vision Éthique, fondée par Caroline Debonnaire. « Ils ont une philosophie vraiment axée sur le participatif et le solidaire ; l'impact carbone est calculé et une somme est dégagée sur le prix du voyage pour soutenir une association locale.
Nous avons les mêmes valeurs et nous sommes en train de réfléchir à monter un voyage ensemble, pour optimiser nos chances de le faire partir. D’autant plus que Voyage Éthique va s'ouvrir au marché des agences de voyages pour vendre ses produits GIR. »
Si ses parents l'imaginaient scientifique, c'est finalement en tant qu'alchimiste du voyage que Valérie Level s'épanouit aujourd'hui, transformant chaque départ en une expérience de vie.
Lire aussi : 8 conseils pour vendre le bien-être en agence !
Elle peut aussi compter sur une autre agence, à Caussade, positionnée sur le même créneau. « J’ai rencontré Christine Fumeau, gérante des Voyages d’Ysis, à l’IFTM.
Au retour, nous étions assises à côté dans l’avion Paris-Toulouse. On s'est aperçus qu'on faisait un peu la même chose, elle aussi est en contact avec des thérapeutes. Elle organise aussi des voyages dans ce sens-là, sur le développement personnel. »
Face à la difficulté de remplir certains voyages, les deux dirigeantes ont décidé de se serrer les coudes. « Elle est dans le nord de Toulouse et moi, dans le sud. Nous avons décidé de collaborer sur certains de nos projets, de travailler en bonne intelligence pour faire partir plus de personnes, via une convention de partenariat. Nous avons toutes les deux cette même envie d'éveiller les consciences à voyager autrement ».
Une nouvelle collaboration est également à l’étude avec l’agence Vision Éthique, fondée par Caroline Debonnaire. « Ils ont une philosophie vraiment axée sur le participatif et le solidaire ; l'impact carbone est calculé et une somme est dégagée sur le prix du voyage pour soutenir une association locale.
Nous avons les mêmes valeurs et nous sommes en train de réfléchir à monter un voyage ensemble, pour optimiser nos chances de le faire partir. D’autant plus que Voyage Éthique va s'ouvrir au marché des agences de voyages pour vendre ses produits GIR. »
Si ses parents l'imaginaient scientifique, c'est finalement en tant qu'alchimiste du voyage que Valérie Level s'épanouit aujourd'hui, transformant chaque départ en une expérience de vie.
Lire aussi : 8 conseils pour vendre le bien-être en agence !








Publié par Anaïs Borios 












