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Chute XL Leisure Group : faillites en cascade dans les agences ?

Les AGV responsables du rapatriement de leurs clients



Le séisme créé au sein de l’industrie touristique britannique par la faillite de XL Leisure Group, numéro trois après TUI et Thomas Cook avec une part de marché estimée à 7%, n’a pas fini de provoquer des répliques au plan local et chez les fournisseurs.


Rédigé par Geneviève BIEGANOWSKI le Samedi 13 Septembre 2008

Les chiffres sont à la mesure du marché d‘outre-Manche, c’est-à-dire à la puissance 10 par rapport au marché français.

Ainsi, au moment de la cessation d’activité dans les petites heures de vendredi, 85 000 clients XL et toutes les déclinaisons des marques « maison » étaient déjà en vacances aux quatre coins du monde et 200 000 ventes pour des départs futurs déjà engrangées.

Sur les 85 000 clients à rapatrier, 10 000 environ ont acheté des vols secs et, comme chez nous, ne sont pas couverts par les assurances. Ils devront donc payer le vol retour, même si les autres opérateurs font preuve d’une certaine solidarité face à la catastrophe en proposant des tarifs réduits.

Alors que la Civil Aviation Authority se démène pour rapatrier quelques 50 000 clients ayant acheté un forfait chez les tour-opérateurs du groupe XL, la presse britannique commence à faire les comptes.

Il apparaît que la CAA, organisme qui collecte les cautions (ATOL, Air Travel organizers Licence) des agences qui font de l’affrètement aérien, va aggraver considérablement un déficit qui, avant l’opération XL s’élevait déjà à 21 millions de Livres (26 millions d’euros).

La trésorerie de certaines agences ne tiendra pas le choc…

XL Leisure Group avait une caution de 42 millions de livres (53 millions d‘euros), ce qui ne devrait pas suffire à assurer les rapatriements. Le coût total du sauvetage est en effet estimé à 60 millions de livres (75 millions d‘euros). Le déficit de la CAA devrait donc doubler.

Mauvaise nouvelle, donc, pour le gouvernement britannique… Deuxième catastrophe attendue, la faillite en cascade d’agences de voyages détentrices d'une caution ATOL, qui auraient utilisé les vols secs de XL pour faire du package dynamique pour leurs clients.

Ces agences, d’après la législation britannique, sont responsables du rapatriement de leurs clients. Et, ils représentent les 25 000 derniers clients dans la nature. Autant dire que la trésorerie de certaines agences ne tiendra pas le choc…

Quant au sinistre proprement dit, il manquait 70 millions de livres (88 millions d’euros) de trésorerie à XLGB, aux dires du patron du groupe Phil Wyatt, pour terminer l’année. Une avance que les trois banques du groupe, Barclays, Straumur et Landsbanki n’ont pas voulu assurer.

Dans l’affaire, Barclays perdrait 10 millions de livres (12 millions d‘euros), Straumur 36 millions ( 45 millions d’euros) et Landsbanki 165 millions (207 millions d‘euros).

Le montant total des dettes s’élèverait à 350 millions de livres (440 millions d’euros) alors que l'entreprise XL avait été rachetée au groupe islandais Eimskip par un MBO (management buy out) pour 480 millions de livres (603 millions d’euros) en 2006.

Les compagnies charter long courrier ne courent pas les pistes...

Il faut savoir que Eimskip, Straumur et Landsbanki sont trois entités dont est actionnaire une riche famille islandaise, notamment Björgolfur Gudmundsson, un magnat du transport maritime et son fils, Björgolfur Thor Björgolsson.

Straumur a récupéré in extremis les deux filiales françaises et allemandes qui elles, sont bénéficiaires. En France, Laurent Magnin affirme que ce n’est pas un simple jeu d’écriture, que le rachat a été effectif sans toutefois vouloir dévoiler le montant de la transaction. En Grande-Bretagne, il se murmure qu’il aurait été ridiculement bas…

Alors, XL France et XL Deutschland sont-elles à l’abri des liquidateurs britanniques? Dans l’immédiat, Laurent Magnin, le patron de XL France, est clair : Si une quelconque saisie intervient, ses avocats attaqueront...

La prudence est toutefois de mise. L’appareil d’XL France qui ramenait vendredi des passagers britanniques d’Orlando pour le compte de XLGB, s’est posé à Paris et un avion affrété à New Axis Airways les a rapatriés ensuite vers la Grande-Bretagne. On n’est jamais trop prudent…"

Mais c’est justement ce savoir-faire de Laurent Magnin que les tour-opérateurs français apprécient. Tous lui ont renouvelé leur confiance. De toute façon, ils n’ont pas vraiment le choix : les compagnies charter long courrier ne courent pas les pistes…

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