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Coronavirus France : le taux de vaccination impactera-t-il directement les professionnels ?

L'Editorial de Jean da Luz



Entre un taux de vaccination qui peine, un variant (Delta) qui pulse et des Français principalement préoccupés par leurs vacances (méritées), la tâche d'Olivier Véran, ministre de la Santé, s'avère de jour en jour plus délicate. Il met en garde : une 4e vague de coronavirus avant même la fin de l'été, est probable. Voilà qui ne fera pas les affaires des professionnels du tourisme qui attendent comme le Messie la rentrée pour se refaire...


Rédigé par le Dimanche 4 Juillet 2021

Une 4e vague de coronavirus cet été pourrait plomber les voyages de la rentrée pour les professionnels - DR : DepositPhotos.com
Une 4e vague de coronavirus cet été pourrait plomber les voyages de la rentrée pour les professionnels - DR : DepositPhotos.com
Le coronavirus ressemble de plus en plus au rocher de Sisyphe.

Selon la mythologie grecque, ce personnage qui a voulu défier les Dieux a été condamné à faire rouler sempiternellement jusqu'en haut d'une colline un rocher qui redescend toujours avant d’atteindre le sommet.

Ainsi en va-t-il de la pandémie : chaque fois que nous croyons toucher au but, le virus mute et nous voilà repartis dans de nouvelles péripéties. Et jusqu’à présent c’est toujours nous qui sommes pris de vitesse.

A ce phénomène il n'y a que 3 déclinaisons possibles : vaccin, vacciner, vaccination.

Tous les infectiologues sont d'accord là-dessus : le taux de population vaccinée, le plus haut possible, est la seule réponse adéquate pour vaincre la pandémie.

C’est une véritable course contre la montre qui est engagée pour y parvenir mais le virus, menacé d’éradication (?), redouble d’efforts, alors que l’autre compétiteur, nous, donne des signes d'essoufflement.

Oui, la vaccination commence à battre de l’aile en France. Et nous sommes très, très loin du pourcentage qui nous permettrait, théoriquement de prétendre à l'immunisation collective.

Faut-il rendre le vaccin obligatoire ?

A tel point que certains se demandent s’il ne va pas falloir prendre la Covid par les cornes et rendre le vaccin obligatoire.

De plus en plus de voix s’élèvent en faveur de cette thèse, même si cela n’est pas politiquement correct. Surtout en période pré-électorale.

Les professions médicales sont, elles, particulièrement dans le collimateur. Et pour cause : c’est à l'hôpital et dans les établissements de santé que le taux de contagion du coronavirus explose.

En effet, la covid-19 y prolifère parce que le personnel médical, censé donner l’exemple, n’est pas suffisamment vacciné. Fâcheux d’attraper le coronavirus alors qu’on vient se faire soigner pour une toute autre raison, non ?

Bref, tout cela et bien d’autres choses inquiètent Olivier Véran, ministre de la Santé, qui redoute la rechute alors même que nous sommes à peine en convalescence. Prévisible au retour des vacances, la 4e vague enfle et pourrait déferler avant même que la 3e ne se retire.

Souvenez-vous de la 2e "lame" qui coupe le poil avant qu’il ne se rétracte. Ben oui, au risque de vous raser, voilà le scénario catastrophe qui se profile…

Pour les professionnels du tourisme, très touchés par des mois de disette, c’est le pompon. En effet, beaucoup tablent sur la rentrée de septembre et les destinations long-courrier pour tirer leur épingle du jeu.

Si l’Asie, le Pacifique, l’Océan indien et les Caraïbes demeurent obstinément fermés, ça va être de plus en plus compliqué. Surtout que, peu à peu (et c’est légitime), le Gouvernement enlève la béquille qui permettait au secteur de tenir.

D’ailleurs, la question fait débat. Si certains voyagistes disent monts et merveilles de la reprise et s’extasient sur les taux de progression, d’autres s’interrogent sur la réalité vraie du phénomène. Alors la bouteille est-elle à moitié pleine ou à moitié vide ?

Bien malin qui pourrait trancher la question. Mais force est de constater que le retrait progressif des aides est considéré comme prématuré par beaucoup de professionnels qui ont pris goût, pour certains, à cette manne inespérée et bienvenue, dans le contexte que l’on connaît.

La profession n’a pas besoin d’une nouvelle casserole...

Et ce contexte reste touchy car, qu’on le veuille ou non, le "mur" des remboursements se rapproche chaque jour un peu plus.

Au total, on sait que grosso modo, il y a plus d’un milliard dans la nature. Certes, beaucoup d’agences ont remboursé leurs clients. D’autres ont même, après plusieurs tentatives, réussi à les faire partir.

L’été 2021 est, de ce point de vue, beaucoup plus propice que le précédent.

Ce problème touche et concerne directement la question de la garantie financière. On sait très bien qu’en cas de défaillance de certaines agences, l’APST qui lutte actuellement pour sa survie, ne sera pas en mesure de jouer son rôle : protéger les consommateurs.

Bien entendu, l’Etat providence y pourvoira. Tout le monde s'accorde là-dessus. Mais quand, comment et selon quelles modalités ?

Il y a fort à parier, en outre, que cela prendra un certain temps sinon un temps certain…

La presse grand public s’est emparée ces dernières semaines du problème qui, à mon avis, fait gamberger pas mal d’associations de consommateurs. A tel point que Jean-Pierre Mas, que l’on a connu plus circonspect sur la question, a voulu dédramatiser.

Pour le président des EdV, les supputations alarmistes n’ont pas lieu d’être. Dans une conférence de presse récente, il a rejeté le "tsunami" des avoirs. Dans le pire des cas, l’industrie ferait la "fête" avec 70 millions d’euros tout au plus

Bigre ! On comprend que l’homme, fin politique et en pleine négo avec Alain Griset, ministre chargé des Petites et Moyennes Entreprises, pour évoquer l'avenir et le remboursement des prêts garantis par l'Etat, donne des gages pour rassurer le ban et l’arrière ban.

Surtout quand on sait que l’Etat met la main à la poche tous les mois et en sort 500 M€ pour le Fonds de solidarité...

Mais peu importe. Méthode Coué ou pas, l’essentiel c’est le résultat. Et jusqu’ici force est de reconnaître que le patron du Syndicat a fait un quasi sans faute.

Espérons qu’il ne se trompera pas davantage cette fois, et que la symbiotique entre les créances et les nouveaux départs se fera sans heurts et avec un minimum d’argent.

La profession déjà entachée au niveau de son image avec l’Ordonnance et les avoirs, n’a pas besoin d’une nouvelle casserole...

Pour vous le taux de vaccination impactera-t-il directement la profession ?

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Jean Da Luz L'éditorial de Jean Da Luz Directeur de la rédaction - TourMaG.com
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