Les Entreprises du Voyage ont sondé leurs adhérents, les résultats sont inquiétants - Depositphotos @eamesBot
Fin février, les États-Unis et Israël attaquaient l’Iran, sans objectif vraiment clair du côté américain, si ce n’est celui de faire chuter le régime.
Deux mois plus tard, les mollahs sont toujours en place, le détroit d’Ormuz est fermé et le cessez-le-feu prend fin dans quelques heures.... Que va-t-il se passer à son issue ?
Nul ne le sait, alors que Donald Trump semble totalement imprévisible et que la marine américaine a attaqué un porte-conteneur iranien qui tentait de forcer le passage dans ce corridor maritime hautement stratégique. L’Iran menace désormais de prendre "des mesures de représailles contre cet acte de piraterie armée et contre les militaires américains".
Et bien que l’Europe et la France ne soient pas directement concernées par cette guerre, ses conséquences se font ressentir, de l’explosion des prix de l’énergie à la baisse d’activité dans le secteur du tourisme.
"La bonne nouvelle, c’est que nous avons des réservations tous les jours, mais le niveau est très irrégulier. Or, à cette période, nous devrions enregistrer une très forte activité. Il y a de l’incertitude et de l’attentisme", nous résumait Selatt Erdogan, dans un précédent article.
Souhaitant connaître l’étendue réelle des dégâts, Les Entreprises du Voyage ont sondé leurs adhérents. Nous vous proposons d’en découvrir les résultats, loin des discours de façade.
Deux mois plus tard, les mollahs sont toujours en place, le détroit d’Ormuz est fermé et le cessez-le-feu prend fin dans quelques heures.... Que va-t-il se passer à son issue ?
Nul ne le sait, alors que Donald Trump semble totalement imprévisible et que la marine américaine a attaqué un porte-conteneur iranien qui tentait de forcer le passage dans ce corridor maritime hautement stratégique. L’Iran menace désormais de prendre "des mesures de représailles contre cet acte de piraterie armée et contre les militaires américains".
Et bien que l’Europe et la France ne soient pas directement concernées par cette guerre, ses conséquences se font ressentir, de l’explosion des prix de l’énergie à la baisse d’activité dans le secteur du tourisme.
"La bonne nouvelle, c’est que nous avons des réservations tous les jours, mais le niveau est très irrégulier. Or, à cette période, nous devrions enregistrer une très forte activité. Il y a de l’incertitude et de l’attentisme", nous résumait Selatt Erdogan, dans un précédent article.
Souhaitant connaître l’étendue réelle des dégâts, Les Entreprises du Voyage ont sondé leurs adhérents. Nous vous proposons d’en découvrir les résultats, loin des discours de façade.
Tourisme : une forte baisse de l'activité depuis le début du conflit
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Dans un article du Monde, le SETO affichait une baisse des réservations de 15% pour 2026, avec une chute plus marquée vers l’Asie et les États-Unis.
Patrice Caradec, son président, nous partage un recul de 1% des réservations sur l'été 2026 et une baisse de 20% des réservations, depuis le 28 février dernier.
Un taux qui semble presque contenu au regard de l’attentisme général qui paralyse l’industrie.
Si l’on regarde le sondage réalisé par les EDV, la situation paraît bien plus précaire pour les 163 chefs d’entreprise ayant répondu au syndicat. Une large majorité des répondants (79%) sont des entreprises de moins de 10 salariés.
Alors que 94,5% des répondants déclarent enregistrer une baisse d’activité, on notera que 5,5% afficheraient, eux, une hausse.
Concrètement, 11% des entreprises font état d’une baisse de volume inférieure à 10%, quand 17,8% enregistrent un recul compris entre 10% et 19%. La proportion reste presque identique (17,2%) pour la tranche suivante, comprise entre 20% et 29%.
Ainsi, 48,5% enregistrent une baisse d’activité d’au moins 30%.
Patrice Caradec, son président, nous partage un recul de 1% des réservations sur l'été 2026 et une baisse de 20% des réservations, depuis le 28 février dernier.
Un taux qui semble presque contenu au regard de l’attentisme général qui paralyse l’industrie.
Si l’on regarde le sondage réalisé par les EDV, la situation paraît bien plus précaire pour les 163 chefs d’entreprise ayant répondu au syndicat. Une large majorité des répondants (79%) sont des entreprises de moins de 10 salariés.
Alors que 94,5% des répondants déclarent enregistrer une baisse d’activité, on notera que 5,5% afficheraient, eux, une hausse.
Concrètement, 11% des entreprises font état d’une baisse de volume inférieure à 10%, quand 17,8% enregistrent un recul compris entre 10% et 19%. La proportion reste presque identique (17,2%) pour la tranche suivante, comprise entre 20% et 29%.
Ainsi, 48,5% enregistrent une baisse d’activité d’au moins 30%.
Sondage — Les Entreprises du Voyage
Guerre en Iran : quel est son impact sur les entreprises du tourisme ?
163 entreprises interrogées sur l'impact de la situation géopolitique sur leur activité
163
entreprises ont répondu au sondage
79%
ont moins de 10 salariés, reflétant la composition de la branche
Évolution sur l'activité vs 2025
Des situations très contrastées selon les entreprises
Baisse modérée
Baisse significative
Baisse sévère
Baisse critique
Croissance
Guerre en Iran : les raisons de cette baisse
Le syndicat s’est ensuite penché sur les causes de cette dégradation.
Aucune révélation majeure n’est à attendre.
La guerre en Iran a créé un véritable cocktail négatif qui freine l’activité des répondants.
La première des trois raisons avancées pour expliquer la forte baisse des réservations réside dans l’arrêt des ventes sur les destinations directement touchées par le conflit. Une explication revenue chez 62% des sondés.
A lire : Défaillance d'entreprises : le voyage sous pression malgré une activité encore résistante
En deuxième position, 58% des entreprises affirment que les perturbations aériennes pour rejoindre l’Asie pénalisent leur activité.
Enfin, 40% des répondants estiment que la baisse touche aussi fortement les destinations non concernées par le conflit. Selon eux, le climat géopolitique actuel freine les décisions de réservation sur l’ensemble des zones.
Reste à savoir si cet attentisme ne va pas pénaliser l’été qui arrive, les Français privilégiant un report vers des destinations proches, en France comme ailleurs en Europe.
Le revenge travel aura-t-il lieu une fois une paix durable signée ? C’est du moins, ce qu’espèrent les professionnels du tourisme.
Aucune révélation majeure n’est à attendre.
La guerre en Iran a créé un véritable cocktail négatif qui freine l’activité des répondants.
La première des trois raisons avancées pour expliquer la forte baisse des réservations réside dans l’arrêt des ventes sur les destinations directement touchées par le conflit. Une explication revenue chez 62% des sondés.
A lire : Défaillance d'entreprises : le voyage sous pression malgré une activité encore résistante
En deuxième position, 58% des entreprises affirment que les perturbations aériennes pour rejoindre l’Asie pénalisent leur activité.
Enfin, 40% des répondants estiment que la baisse touche aussi fortement les destinations non concernées par le conflit. Selon eux, le climat géopolitique actuel freine les décisions de réservation sur l’ensemble des zones.
Reste à savoir si cet attentisme ne va pas pénaliser l’été qui arrive, les Français privilégiant un report vers des destinations proches, en France comme ailleurs en Europe.
Le revenge travel aura-t-il lieu une fois une paix durable signée ? C’est du moins, ce qu’espèrent les professionnels du tourisme.
Tourisme : 14% des entreprises envisagent des licenciements économiques
Pour remédier à cette baisse durable de l’activité, les professionnels n’ont pas tardé à réagir.
Comme nous vous le rapportions, alors que certains acteurs s’interrogeaient sur la mise en place du chômage partiel, d’autres sont déjà passés à l’action, même si le dispositif est bien moins avantageux que durant la crise sanitaire.
Les résultats du sondage révèlent une situation bien plus inquiétante, ou du moins plus fragile, que les discours entendus depuis le début de la guerre. Bon nombre d’acteurs ont tenté de rassurer, estimant que tout était sous contrôle, à condition que la crise ne dure pas trop longtemps.
Or, 32% des répondants envisagent ou ont déjà mis en place l’activité partielle. Plus inquiétant encore, 14% des entreprises prévoient des licenciements économiques.
Enfin, 18% font état d’un besoin immédiat de trésorerie.
Pour y faire face, une large majorité d’entre elles (72%) va demander un étalement du paiement des charges URSSAF, tandis qu’une part non négligeable (42%) compte aller frapper à la porte de son banquier pour renégocier ses engagements.
Fin mars, un porte-parole du ministre de l’Économie nous avait expliqué qu'il n’y avait pas eu de réflexion sur la mise en place d’un bouclier d’aides, car le secteur "ne nous paraît pas prioritaire, au regard d’autres qui sont impactés de façon directe et bien plus durement".
Cette position de Bercy a-t-elle changé ? Réponse avec Valérie Boned.
Comme nous vous le rapportions, alors que certains acteurs s’interrogeaient sur la mise en place du chômage partiel, d’autres sont déjà passés à l’action, même si le dispositif est bien moins avantageux que durant la crise sanitaire.
Les résultats du sondage révèlent une situation bien plus inquiétante, ou du moins plus fragile, que les discours entendus depuis le début de la guerre. Bon nombre d’acteurs ont tenté de rassurer, estimant que tout était sous contrôle, à condition que la crise ne dure pas trop longtemps.
Or, 32% des répondants envisagent ou ont déjà mis en place l’activité partielle. Plus inquiétant encore, 14% des entreprises prévoient des licenciements économiques.
Enfin, 18% font état d’un besoin immédiat de trésorerie.
Pour y faire face, une large majorité d’entre elles (72%) va demander un étalement du paiement des charges URSSAF, tandis qu’une part non négligeable (42%) compte aller frapper à la porte de son banquier pour renégocier ses engagements.
Fin mars, un porte-parole du ministre de l’Économie nous avait expliqué qu'il n’y avait pas eu de réflexion sur la mise en place d’un bouclier d’aides, car le secteur "ne nous paraît pas prioritaire, au regard d’autres qui sont impactés de façon directe et bien plus durement".
Cette position de Bercy a-t-elle changé ? Réponse avec Valérie Boned.
Sondage — Les Entreprises du Voyage
Guerre en Iran : comment les entreprises du tourisme font face ?
Les mesures envisagées ou déjà mises en place par les 163 entreprises interrogées
Impact social
Des entreprises envisagent ou ont mis en place l'activité partielle
32%
Des entreprises envisagent des licenciements économiques
14%
Des entreprises indiquent avoir un besoin de trésorerie immédiat
18%
Mesures financières
Des entreprises vont demander un étalement de paiement des charges URSSAF
72%
Des entreprises souhaitent renégocier leurs engagements auprès des banques
41%






Publié par Romain Pommier 













