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I – Tourisme spatial : quand la fiction devient réalité tangible...

« Les pieds sur terre… la tête dans les étoiles ! »



Garder les pieds sur terre et la tête dans les étoiles, n’est plus une vue de l’esprit. Le tourisme spatial est à nos portes et pourrait constituer un formidable segment de croissance pour une profession sans cesse en quête de nouveaux « espaces ». Toute cette semaine, Michèle Sani, vous décroche la lune et vous prête sa plume pour écrire un mot sur l’état des lieux et les opportunités du secteur. Voici le 1er volet de l'Odyssée de l'Espace tourisme.
lire le Dossier de Michèle SANI


Rédigé par Michèle SANI le Lundi 19 Mai 2008

I – Tourisme spatial : quand la fiction devient réalité tangible...
Un voyage dans l'espace reste, à ce jour, un caprice fort coûteux de milliardaire mais la rapidité des progrès technologiques et le besoin de dépassement de soi révèlent d'énormes potentialités.

Tous les acteurs engagés dans ce secteur travaillent à abaisser le coût d'un vols spatial afin de le rendre accessible au plus grand nombre.

Une étude réalisée par Consult'Tours (*) démontre que le tourisme spatial n'est plus une utopie et détaille ses perspectives, ses potentialités et ses impacts en matière d'écologie, de droit et d'assurances.

A ce jour ils ne sont que cinq touristes terriens, âgés de 35 à 67 ans, à avoir eu le privilège de « caresser les étoiles ».

Ingénieur en aéronautique, informaticien ou physicien, quatre hommes et une femme très fortunés ont réalisé ce rêve, un voyage dans le cosmos, pour un « panier moyen » de quelque 20 millions de dollars chacun. Cependant, doucement mais sûrement, le tourisme spatial s'ouvre au monde marchand.

Certains opérateurs de tourisme le considèrent déjà comme un marché émergent promis à une forte croissance. Voici un an, Jean François Rial créait l'évènement en annonçant que Voyageurs du Monde serait le premier voyagiste européen à se lancer dans l''extraordinaire aventure du tourisme spatial. Preuve à l'appui : son accord exclusif avec Virgin Galactic, la société créée par Richard Branson en 2005.

Un « panier moyen » de... 20 millions de dollars !

Les acteurs du tourisme spatial s'organisent donc pour accueillir dans les meilleures conditions possibles des passagers privés et payants.

Ils s'appellent Space Adventure, Bigelow Aerospace, Blue Origin, EADS Astrium, PlanetSpace, Rocket plane Kistler, Space X, Virgin Galactic et possèdent des chercheurs et des équipes de techniciens sur expérimentés qui travaillent d'arrache pied pour lancer leurs programmes et prendre place le marché du tourisme spatial.

Les futurs touristes de l'espace auront le choix entre deux options : le vol suborbital programmera de courtes excursions de quelques minutes à la frontière du cosmos (100 kilomètres) à bord d'engins plus proches d'un avion que d'un vaisseau spatial.

Le voyageur profitera d'une vue imprenable sur la planète Terre tout en découvrant les sensations de l'apesanteur.

Le vol orbital permettra d'atteindre la station spatiale internationale (ISS) à une altitude d'environ 400 kilomètres en utilisant comme moyen de transport (pour le moment) des vaisseaux spatiaux russes de type Soyouz.

Les difficultés financières dans lesquelles se trouve le secteur de l'astronautique russe après le démantèlement de l'Union Soviétique amènent les autorités spatiales russes à embarques des touristes fortunés à bord de leurs sondes spatiales Soyouz.

Option suborbitale ou orbitale ?

Aux Etats-Unis et en Europe les acteurs sont à pied d'oeuvre. Le tourisme spatial n'est plus une utopie. Ainsi, Bigelow Aerospace se place sur le créneau des hôtels spatiaux. Blue Origin prend le défi d'assurer un vol suborbital par semaine dès 2010.

EADS Astrium veut réveiller l'ambition européenne pour l'espace avec le projet de faire voyager 15 000 passagers par an en vol suborbital dès 2020. L'engin imaginé par la firme PlanetSpace, le Silver Dart, pourra transporter jusqu'à 8 personnes au prix moyen du billet fixé à 205 000 dollars incluant la formation.

La Firme Rocketplane Kistler reprise par d'anciens ingénieurs de Lookheed Martin et de la Nasa travaille sur le K-1, un nouveau spécimen de véhicule aérospatial à deux étages réutilisables. Créée par d'anciens astronautes et des professionnels du voyage d'aventure et du spectacle, Space Adventure ouvre des bureaux sur les cinq continents.

Pour avoir assuré les lancements des cinq premiers touristes de l'espace Space Adventure est l'opérateur le plus expérimenté. Space X veut un business rentable tout en réduisant les coûts. Le milliardaire Richard Branson, propriétaire de Virgin créait en 2004 Virgin Galactic.

Il est certainement l'un des tous premiers à avoir eu l'idée de développer un projet sérieux de tourisme spatial. Il aurait sur son carnet de commandes 30 000 réservations et près de 80 000 « pré » réservations ».


II - A suivre demain : les grands opérateurs du tourisme spatial

(*) Etude réalisée par Michel Messager, Consult'Tours - 137 boulevard Haussmann 75008 Paris

L'Odyssée des premiers touristes de l'espace

28 avril 2001, 40 ans après le vol de Gagarine, l'Américain Dennis Tito embarque à bord de Soyouz TM-32 pour un voyage de 7 jours, 22 heures et 4 minutes. Prix du voyage : 20 millions de dollars. Il est le premier véritable touriste de l'espace.

25 avril 2002 Mark Shuttleworth embarque à bord de Soyouz TM-34 pour un voyage de 8 jours. Montant de la facture : 20 millions de dollars.

1er octobre 2005 Grégory Olsen embarque à bord de Soyouz TMA7 pour un voyage de 10 jours. (20 millions de dollars).

18 septembre 2006
Anousheh Ansari embarque à bord de Soyouz TMA9 pour un voyage de 10 jours. (23,3 millions de dollars). Elle deviendra la première femme touriste de l'espace.

Le 7 avril 2007, Charles Symonyi embarque à bord de Sopyouz TMA10 pour un voyage de 14 jours. (25 millions de dollars). Il est le cinquième – et le dernier à ce jour -véritable touriste de l'expace et détient le record de durée.

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1.Posté par Fabrice W. le 20/05/2008 11:29 | Alerter
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Voici une louable préoccupation à l’heure de l’éco citoyenneté ! Alors allons voir au dessus du trou béant de la couche d’ozone si la banquise disparaît bien.
Décidément nous n’avons pas tous les mêmes notions de responsabilités.

2.Posté par NATHALIE l le 22/05/2008 16:50 | Alerter
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Bravo a Fabrice pour sa réflexion perninente!!!!
Je constate que depuis la nuit des temps l'homme à toujours voulu aller dans l'espace mais
encore faut-il avoir les moyens de payer ses rêves.

3.Posté par Didier.P le 23/05/2008 09:42 | Alerter
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Pas de quoi s'enthousiasmer devant de telles perspectives commerciales et de gaspillage, lorsque chaque jour des millions de gens conscients des enjeux écologiques s'engagent dans un comportement économe et responsable.
Qu'on ne vienne pas chercher à culpabiliser chaque citoyen du monde aprés çà !

4.Posté par Bruce le 30/07/2008 09:47 | Alerter
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Il est très aisé de faire des commentaire pseudo écologiques losqu'on constatera les bienfaits de notre belle industrie du tourisme en quelques années (60 ans tout juste) : bétonnage à outrance des côtes, papiers gras et bouteilles plastique, quelques millions d'heures de vol pour transporter ce beau monde, destruction des massifs coraliens et j'en passe ...
alors arrêtons de crier au scandale ! quelques millionnaires pourront bientôt aller dans l'espace, enrichiront ceux qui aurons su avnt tout le monde miser sur ce nouveau territoire et qui sait participer à la démocratisation d'un rève humain ... et je suis sûr que les détracteurs d'aujourd'hui seront les vendeurs de demain.
Il n'empèche que notre industrie doit muter vers un futur plus propre, une éducation de tous les instants de nos clients et de nous même pour améliorer la situation écologique mondiale. (à savoir que le bétail participe au niveau mondial à 18% de la production de CO2 !!!)



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