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L'accueil des low cost, opportunité ou miroir aux alouettes ?

''Les aéroports français face aux mutations du transport aérien''



Dans un rapport baptisé ''Les aéroports français face aux mutations du transport aérien'', la Cour des Comptes revient sur les relations entre les plate-formes et les compagnies low cost. Les aéroports de Province ont vu dans le trafic à bas coûts une opportunité de développer leur trafic régulier, parfois inexistant après le départ d' Air France ou de l'une de ses filiales. Pourtant selon la cour des comptes, l'accueil d'une low cost sur son tarmac, "n'est pas une pratique sans risque".


Rédigé par C.E. le Jeudi 10 Juillet 2008

l'accueil d'une low cost sur son tarmac n'est pas (loin s'en faut) synonyme de jackpot
l'accueil d'une low cost sur son tarmac n'est pas (loin s'en faut) synonyme de jackpot
Pour certains aéroports de Province l’arrivée des low cost sur le sol français a été le seul moyen de maintenir un trafic régulier sur leur plate-forme.

Ce phénomène est-il une véritable opportunité ou un miroir aux alouettes ?

Selon le rapport publié par la Cour des Comptes en milieu de semaine, l’accueil des compagnies à bas coûts n’est pas "sans risque".

« En effet, si le développement de lignes à bas coût constitue une source de revenus pour l’aéroport, les contreparties demandées par les compagnies sont loin d’être négligeables. Elles nécessitent qu’un niveau relativement important de trafic soit atteint sur une ligne pour que l’opération soit financièrement rentable ».

Les transporteurs low cost ne s'encombrent pas de considérations : si le niveau de fréquentation suffisant n’est pas atteint ou que les conditions imposées par ces compagnies ne sont pas respectées, ces dernières n’hésitent pas à interrompre ou à cesser leur exploitation sur la plate-forme. Pour les couvrir, elles ont mis en place « des dispositions contractuelles de désistement fort peu contraignantes. » souligne le rapport.

La fidélisation de la compagnie aérienne n’est pas garantie

« Dans certaines conventions sont insérées des clauses de dénonciation au profit de la compagnie, l’exonérant de toute responsabilité en cas d’échec et d’abandon de la ligne. » poursuit la cour des comptes. (…) « Certains contrats permettent à la compagnie de renoncer à tout moment à la mise en place de la ligne, sans motif ni délai, si l’exploitation n’a pas commencé (Deauville-Saint-Gatien). »

Comme l’explique le rapport : « La fidélisation de la compagnie aérienne n’est donc pas assurée malgré les aides et les importants avantages consentis par le gestionnaire et les collectivités, souvent au prix d’une certaine insécurité juridique vis-à-vis du respect du droit communautaire, comme l’ont prouvé plusieurs contentieux relatifs aux aides versées à une compagnie à bas coûts. »

Si certains aéroports ont su tirer leur épingle du jeu grâce au trafic apporté par les low-cost, les situations sont hétérogènes et « l’ensemble de ces observations relativise les bénéfices de moyen ou long terme retirés de la desserte par ces compagnies, au regard des investissements consentis en contrepartie, en raison des risques supportés par le gestionnaire ou la collectivité locale, notamment quand l’objectif de trafic n’est pas atteint. »

Les compagnies à bas coûts sont présentes sur le marché français depuis 1996 mais leur présence s’est réellement affirmée depuis 2002. Le trafic de ces compagnies est passé de 5,2 millions de passagers en 2002 à 21 millions en 2007, selon les données DGAC.

Cette croissance a touché de nombreux aéroports, d’abord en province. En 2007, plus de trente-cinq plates-formes étaient desservies par des transporteurs à bas coûts, avec Nice-Côte d’Azur en tête.

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1.Posté par Edo FRIART le 11/07/2008 14:12 | Alerter
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Tres utile cet article et brillant par sa neutralite et son caractere complet.......

Si le rapport de la cours des comptes souligne cela, il souligne aussi bien d'autres aspects pas tant negatifs...

Pourquoi en France a t on la plume si negative ?

2.Posté par hak le 12/07/2008 10:03 | Alerter
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Si l'on avait concervé air inter et air lib, cela aurait permis d'avoir une certaine concurrence sur les vols intérieurs. Air France est une bonne compagnie pour une clientèle à haut revenu. Sachant que le pouvoir d'achat baisse en france le developpement des compagnies low cost me parait inevitable. Avec Openskies qui va se mettre en place les aeroports francais auront une opportunité pour se developper. De plus les aeroports de CDG et Orly on recu une mauvaise note sur la gestion au sol des passagers. Alors que sur Lille lesquin pas de stress, 10 mn de lille en bus etc ...

3.Posté par Atlantique sud le 12/07/2008 16:34 | Alerter
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Le travail de la cour des comptes, est de vérifier que l’argent utilisé et bien gérer et que l’état entre autre fait preuve de bonne gestion. Le moins que l’on puisse dire ces que la plupart des aéroports régionaux (Lyon, Bordeaux, Toulouse, etc.) sont à hauteur de 60 % de leur capitale tenu par l’état. Il est vrai que l’état voudrait se désengager pour des investisseurs privés ou des opérateurs types ADP. Expliqué que c’est un risque pour les aéroports de provinces de travailler avec des Low Cost est manifeste tire n’importe quoi.
Air France quitte Strasbourg et demain Bordeaux pour cause de TGV. Il est important pour les régions de développer un marché Low Cost parmi les partenaires qu’il seront présent pour continuer à vivre. Concernant le rapport sur ADP je trouve injuste leur critique et une méconnaissant du métier. L’accès du centre ville a l’aéroport, ne dépend pas du gestionnaire aéroport.

4.Posté par Pascal Trémon le 15/07/2008 16:37 | Alerter
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Certains aéroports n'ont pas de raison d'être.
Leur déficit est chronique et leur Businees Plan irréaliste.
Avec ou sans LCC.
La géographie de la France est très condensée et le maillage SNCF est très bon, complémentaire et concurrentiel sur 500km de distance par rapport à l'avion.
Les CCI sont simplement orgueuilleuses de leur fanion aéronautique.
C'est dommage car au final quelqu'un doit payer. Soyons réalistes, arretons la gestion à la Francaise et fermons ce qui doit être fermé. Sans émotions, sans polémiques. Les LCC n'ont rien à voir la dedans sauf à creer du CA, avec un risque d'EBITDAR négatif.




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