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Loi de 1992 : une réforme licencieuse…



On va encore nous taxer de corporatisme, de poujadisme, de démagogie, j’en passe et des meilleures. Et bien tant pis ! Car comment rester de marbre face au lent mais inexorable travail de sape des textes qui fondent le métier même d’agent de voyages ?


Rédigé par Jean da Luz - redaction@tourmag.com le Lundi 17 Avril 2006

Comment peut-on à la fois faire des agences des SARI ("sociétés à responsabilité illimitée") vis-à-vis du consommateur et parallèlement leur tailler des brèches dans lesquelles s’infiltreront tôt ou tard des entités n’offrant pas toutes les garanties qu’est en droit d’attendre le consommateur ?

Comment encourager le secteur du tourisme à créer de l’emploi et en même temps lui « savonner la planche » avec une réforme qui aura pour conséquence d’affaiblir des entreprises déjà frappées par les crises successives qui ont secoué le tourisme ces dernières années ?

J’entends d’ici les ricanements des sceptiques : « ils veulent à tout prix préserver leur pré carré… » Et ils ne se trompent pas. Si les intérêts bien compris des consommateurs et ceux des agents de voyages se conjuguent (et c’est le cas) pour préserver aux premiers les garanties contractuelles de la Loi du 13 juillet 1992, quoi de plus légitime ?

Une concurrence déloyale et croissante

La profession vit de plus en plus mal la concurrence déloyale et croissante d’un certain nombre d’associations, agences de communication et autres sites en ligne qui, sous des formes diverses, enfreignent ouvertement les obligations imposées à tous ceux qui vendent du voyage.

Or, si les textes concernant la nouvelle Habilitation étaient promulgués tels quels, les Pouvoir publics légitimeraient ouvertement ce para commercialisme qui mine la profession depuis des années.

A quoi bon alors faire des études pour décrocher une aptitude à la vente de voyages ? A quoi bon fournir une caution financière conséquente et payer des impôts là où la création d’une simple association suffirait ?

Même réflexion à propos de la Directive Bolkenstein stigmatisée, à juste titre, par Richard Vainopoulos, président de TourCom qui dénonce le risque « bien réel pour les consommateurs français de se retrouver demain confrontés à un marché complètement anarchique où coexisteraient deux types d’agences : celles offrant des garanties et les autres. »

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Tags : 1992, amadeus
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