TourMaG - Suite aux perturbations aériennes récentes, comment vos équipes ont-elles géré la situation pour vos clients ?
Laura Martinez : Nos équipes ont été mobilisées dès le samedi 28 février et ont travaillé tout le week-end afin de trouver des solutions pour nos clients.
La priorité a été de rapatrier ceux qui se trouvaient déjà à destination, notamment à Dubaï ou aux Maldives, et d’accompagner ceux qui devaient partir prochainement.
Aujourd’hui, tous nos clients ont reçu des solutions : soit des itinéraires alternatifs pour maintenir leur voyage, soit des reports lorsque cela n’était pas possible.
Ce type de crise met clairement en lumière la valeur ajoutée d’une agence de voyages. Dans ces moments-là, l’accompagnement personnalisé, l’expertise des conseillers et la maîtrise des questions aériennes prennent tout leur sens.
C’est dommage que cette valeur soit parfois visible seulement dans des situations difficiles, mais cela rappelle l’importance de notre métier.
Laura Martinez : Nos équipes ont été mobilisées dès le samedi 28 février et ont travaillé tout le week-end afin de trouver des solutions pour nos clients.
La priorité a été de rapatrier ceux qui se trouvaient déjà à destination, notamment à Dubaï ou aux Maldives, et d’accompagner ceux qui devaient partir prochainement.
Aujourd’hui, tous nos clients ont reçu des solutions : soit des itinéraires alternatifs pour maintenir leur voyage, soit des reports lorsque cela n’était pas possible.
Ce type de crise met clairement en lumière la valeur ajoutée d’une agence de voyages. Dans ces moments-là, l’accompagnement personnalisé, l’expertise des conseillers et la maîtrise des questions aériennes prennent tout leur sens.
C’est dommage que cette valeur soit parfois visible seulement dans des situations difficiles, mais cela rappelle l’importance de notre métier.
Retrouvez lundi la deuxième partie de l'interview avec José Martinez, fondateur et président d'Amplitudes, dans laquelle il abordera les projets sur la partie Business travel.
TourMaG - Vous avez récemment ouvert une nouvelle agence à Bordeaux. Quels sont vos objectifs de développement ?
Laura Martinez : Aujourd’hui, nous disposons de quatre agences : deux à Toulouse, une à Paris et une nouvelle agence ouverte fin janvier à Bordeaux.
Notre stratégie d’ouverture repose à la fois sur notre portefeuille de clients et sur la dynamique des grandes villes.
L’idée est d’être présents là où se trouvent nos clients et de leur proposer des lieux d’accueil pour les rencontrer. Notre clientèle est exigeante et se concentre souvent dans les grands bassins d’emploi.
Si nous poursuivons notre développement dans les prochaines années, nous continuerons donc à cibler les grandes villes françaises ou limitrophes francophones.
TourMaG - Quels sont les premiers retours concernant l’agence de Bordeaux ?
Laura Martinez : Les premiers retours sont très positifs. Nous nous sommes installés dans le quartier des Chartrons, un quartier très dynamique, marqué par l’artisanat, les antiquaires et les métiers d’art. Cet environnement correspond parfaitement à notre ADN.
Nous avons reçu un excellent accueil de la part des commerçants voisins, mais aussi de nos clients. Lors de la soirée d’inauguration, clients et prospects ont répondu présents et l’accueil a été très enthousiaste. Nous avons déjà réalisé nos premières ventes avec de nouveaux clients bordelais, ce qui est très encourageant.
Laura Martinez : Aujourd’hui, nous disposons de quatre agences : deux à Toulouse, une à Paris et une nouvelle agence ouverte fin janvier à Bordeaux.
Notre stratégie d’ouverture repose à la fois sur notre portefeuille de clients et sur la dynamique des grandes villes.
L’idée est d’être présents là où se trouvent nos clients et de leur proposer des lieux d’accueil pour les rencontrer. Notre clientèle est exigeante et se concentre souvent dans les grands bassins d’emploi.
Si nous poursuivons notre développement dans les prochaines années, nous continuerons donc à cibler les grandes villes françaises ou limitrophes francophones.
TourMaG - Quels sont les premiers retours concernant l’agence de Bordeaux ?
Laura Martinez : Les premiers retours sont très positifs. Nous nous sommes installés dans le quartier des Chartrons, un quartier très dynamique, marqué par l’artisanat, les antiquaires et les métiers d’art. Cet environnement correspond parfaitement à notre ADN.
Nous avons reçu un excellent accueil de la part des commerçants voisins, mais aussi de nos clients. Lors de la soirée d’inauguration, clients et prospects ont répondu présents et l’accueil a été très enthousiaste. Nous avons déjà réalisé nos premières ventes avec de nouveaux clients bordelais, ce qui est très encourageant.
TourMaG - Votre agence a la particularité de ne vendre que sa propre production de voyages. Comment fonctionne ce modèle ?
Laura Martinez : En effet, nous ne vendons que notre propre production. Nous avons une équipe dédiée qui conçoit les voyages : elle imagine les itinéraires, sélectionne les prestataires et négocie les contrats. Cela nous donne une grande liberté.
Nous pouvons ainsi proposer du véritable sur-mesure, en partant d’une page blanche pour chaque projet confié par nos clients. Chaque voyage est construit en fonction de leur personnalité, de leurs envies et de leur façon de voyager. Cette liberté nous permet de créer des expériences vraiment uniques.
TourMaG - Vous publiez également un magazine annuel consacré au voyage sur mesure. Quel est son objectif ?
Laura Martinez : Nous avons relancé cette publication après le Covid. Ce que nous appelions auparavant une brochure est devenu un magazine. Il s’agit d’un véritable plaidoyer pour le voyage sur mesure.
Nous y racontons le voyage autrement, à travers des articles de fond, des interviews d’artisans ou de chefs à destination - par exemple au Pérou. L’idée est d’offrir une source d’inspiration à nos clients et de leur montrer comment voyager différemment. Une agence permet aussi de vivre des expériences qu’on ne pourrait pas organiser seul.
Chaque année, nous sélectionnons environ quinze destinations afin de mettre en avant des lieux parfois moins connus et encourager les voyageurs à sortir des sentiers battus.
Laura Martinez : En effet, nous ne vendons que notre propre production. Nous avons une équipe dédiée qui conçoit les voyages : elle imagine les itinéraires, sélectionne les prestataires et négocie les contrats. Cela nous donne une grande liberté.
Nous pouvons ainsi proposer du véritable sur-mesure, en partant d’une page blanche pour chaque projet confié par nos clients. Chaque voyage est construit en fonction de leur personnalité, de leurs envies et de leur façon de voyager. Cette liberté nous permet de créer des expériences vraiment uniques.
TourMaG - Vous publiez également un magazine annuel consacré au voyage sur mesure. Quel est son objectif ?
Laura Martinez : Nous avons relancé cette publication après le Covid. Ce que nous appelions auparavant une brochure est devenu un magazine. Il s’agit d’un véritable plaidoyer pour le voyage sur mesure.
Nous y racontons le voyage autrement, à travers des articles de fond, des interviews d’artisans ou de chefs à destination - par exemple au Pérou. L’idée est d’offrir une source d’inspiration à nos clients et de leur montrer comment voyager différemment. Une agence permet aussi de vivre des expériences qu’on ne pourrait pas organiser seul.
Chaque année, nous sélectionnons environ quinze destinations afin de mettre en avant des lieux parfois moins connus et encourager les voyageurs à sortir des sentiers battus.
TourMaG - Quelles sont aujourd’hui les destinations les plus demandées ?
Laura Martinez : Les États-Unis ont longtemps été notre première destination, mais ils pâtissent actuellement du contexte géopolitique mondial et de l’inflation post-Covid, qui rend le voyage plus coûteux pour les Français.
D’autres destinations ont donc pris le relais, notamment le Canada. Mais certaines destinations restent très fortes.
Depuis deux ans, le Japon est notre destination numéro un. Viennent ensuite la Tanzanie, la Polynésie française, les États-Unis - qui restent malgré tout dans le top 5 - et les Seychelles.
TourMaG - Comment expliquez-vous l’engouement pour le Japon ?
Laura Martinez : Je pense que c’est en grande partie culturel. Le soft power japonais est très fort aujourd’hui, notamment avec la culture manga qui influence beaucoup les nouvelles générations.
Il existe un imaginaire très puissant autour du Japon. C’est aussi un pays stable, sûr, et extrêmement riche à découvrir : grandes villes, campagnes, paysages variés, et notamment la région de la mer intérieure qui est magnifique.
Cet attrait est renforcé par la diffusion progressive de cette culture en France. On le voit par exemple dans le quartier japonais de la rue Sainte-Anne à Paris, où notre agence est implanté, l’engouement est très visible.
Laura Martinez : Les États-Unis ont longtemps été notre première destination, mais ils pâtissent actuellement du contexte géopolitique mondial et de l’inflation post-Covid, qui rend le voyage plus coûteux pour les Français.
D’autres destinations ont donc pris le relais, notamment le Canada. Mais certaines destinations restent très fortes.
Depuis deux ans, le Japon est notre destination numéro un. Viennent ensuite la Tanzanie, la Polynésie française, les États-Unis - qui restent malgré tout dans le top 5 - et les Seychelles.
TourMaG - Comment expliquez-vous l’engouement pour le Japon ?
Laura Martinez : Je pense que c’est en grande partie culturel. Le soft power japonais est très fort aujourd’hui, notamment avec la culture manga qui influence beaucoup les nouvelles générations.
Il existe un imaginaire très puissant autour du Japon. C’est aussi un pays stable, sûr, et extrêmement riche à découvrir : grandes villes, campagnes, paysages variés, et notamment la région de la mer intérieure qui est magnifique.
Cet attrait est renforcé par la diffusion progressive de cette culture en France. On le voit par exemple dans le quartier japonais de la rue Sainte-Anne à Paris, où notre agence est implanté, l’engouement est très visible.
TourMaG - Vous avez rejoint l’entreprise familiale il y a sept ans. Était-ce un projet de départ ?
Laura Martinez : Pas du tout. Mon parcours était plutôt classique : je souhaitais travailler dans l’univers du luxe, notamment dans le marketing et la communication.
Puis, au fil des discussions familiales, certaines problématiques de l’agence parisienne sont apparues, notamment le besoin d’un directeur de site. Après quelques années dans le luxe, à l’étranger puis à Paris, l’idée m'a envahi petit à petit.
Je me suis finalement dit que je pouvais essayer : je n’avais rien à perdre et tout à gagner. Et si cela ne fonctionnait pas, je pourrais toujours faire autre chose. Quand on se lance l'esprit libre, qu'on se dit que tout peut arriver, finalement, c'est là où les choses se passent le mieux.
TourMaG - Est-ce difficile d’intégrer une entreprise familiale en étant la fille du fondateur ?
Laura Martinez : Oui, c’est compliqué. J’avais 29 ans à mon arrivée, et je devais prendre la tête d’une équipe que je n’avais pas choisie et qui avait déjà ses habitudes.
Pour moi, la seule réponse possible a été le travail. C’était la manière de prouver ma légitimité et d’embarquer les équipes. Un an après mon arrivée, une collaboratrice m’a confié qu’ils m’attendaient tous au tournant. Mais en voyant mon implication - arriver tôt, partir tard, travailler le samedi - ils ont compris que nous avancions dans la même direction.
Avec le recul, certaines choses auraient peut-être pu être faites autrement, mais le travail reste une base solide pour construire une relation saine avec les équipes.
Laura Martinez : Pas du tout. Mon parcours était plutôt classique : je souhaitais travailler dans l’univers du luxe, notamment dans le marketing et la communication.
Puis, au fil des discussions familiales, certaines problématiques de l’agence parisienne sont apparues, notamment le besoin d’un directeur de site. Après quelques années dans le luxe, à l’étranger puis à Paris, l’idée m'a envahi petit à petit.
Je me suis finalement dit que je pouvais essayer : je n’avais rien à perdre et tout à gagner. Et si cela ne fonctionnait pas, je pourrais toujours faire autre chose. Quand on se lance l'esprit libre, qu'on se dit que tout peut arriver, finalement, c'est là où les choses se passent le mieux.
TourMaG - Est-ce difficile d’intégrer une entreprise familiale en étant la fille du fondateur ?
Laura Martinez : Oui, c’est compliqué. J’avais 29 ans à mon arrivée, et je devais prendre la tête d’une équipe que je n’avais pas choisie et qui avait déjà ses habitudes.
Pour moi, la seule réponse possible a été le travail. C’était la manière de prouver ma légitimité et d’embarquer les équipes. Un an après mon arrivée, une collaboratrice m’a confié qu’ils m’attendaient tous au tournant. Mais en voyant mon implication - arriver tôt, partir tard, travailler le samedi - ils ont compris que nous avancions dans la même direction.
Avec le recul, certaines choses auraient peut-être pu être faites autrement, mais le travail reste une base solide pour construire une relation saine avec les équipes.
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TourMaG - Le travail semble être une valeur importante dans votre famille.
Laura Martinez : Oui, tout à fait. J’ai toujours vu mes parents énormément travailler. Quand on est enfant d’entrepreneur, on est plongé dans cette réalité : une entreprise demande beaucoup d’investissement, y compris les week-ends et pendant les vacances.
On absorbe ces valeurs presque naturellement. Cela m’a beaucoup aidée dans mes expériences précédentes et c’est une culture que je continue aujourd’hui à transmettre aux équipes.
TourMaG - Vous avez formulé le souhait de reprendre les rênes de l'entreprise il y près de deux...
Laura Martinez : Oui c’est un changement d’échelle. Pendant sept ans, je me suis concentrée sur l’activité loisirs sur mesure, qui représente une quarantaine de personnes. Mais le groupe compte environ 170 collaborateurs.
La responsabilité est donc plus large et couvre plusieurs métiers, notamment le business travel et les activités de TMC. C’est un domaine que j’avais seulement abordé de loin auparavant, notamment à Paris où certaines équipes étaient mixtes.
C'est un nouvel apprentissage, un autre métier, sur lequel je reprends la main au fur et à mesure.
TourMaG - Il y a peu c'était la Journée internationale des droits des femmes, diriez-vous que le fait d’être une femme dirigeante est un défi dans votre secteur ?
Laura Martinez : Je ne ressens pas particulièrement cela comme un défi. Le secteur du voyage est très féminisé, notamment dans les métiers opérationnels, même si les postes de direction restent moins nombreux.
Il existe des initiatives comme l’association Femmes du Tourisme, dont j’ai fait partie, qui porte le bon message et qui encouragent l’accès des femmes aux postes de dirigeantes. Mais ce sujet dépasse largement le tourisme : c’est un enjeu global.
Je pense que la présence de femmes dirigeantes apporte une autre façon d’aborder les relations avec les collaborateurs ou la négociation. J’espère simplement qu’un jour ce ne sera plus un sujet dont on aura besoin de parler.
Laura Martinez : Oui, tout à fait. J’ai toujours vu mes parents énormément travailler. Quand on est enfant d’entrepreneur, on est plongé dans cette réalité : une entreprise demande beaucoup d’investissement, y compris les week-ends et pendant les vacances.
On absorbe ces valeurs presque naturellement. Cela m’a beaucoup aidée dans mes expériences précédentes et c’est une culture que je continue aujourd’hui à transmettre aux équipes.
TourMaG - Vous avez formulé le souhait de reprendre les rênes de l'entreprise il y près de deux...
Laura Martinez : Oui c’est un changement d’échelle. Pendant sept ans, je me suis concentrée sur l’activité loisirs sur mesure, qui représente une quarantaine de personnes. Mais le groupe compte environ 170 collaborateurs.
La responsabilité est donc plus large et couvre plusieurs métiers, notamment le business travel et les activités de TMC. C’est un domaine que j’avais seulement abordé de loin auparavant, notamment à Paris où certaines équipes étaient mixtes.
C'est un nouvel apprentissage, un autre métier, sur lequel je reprends la main au fur et à mesure.
TourMaG - Il y a peu c'était la Journée internationale des droits des femmes, diriez-vous que le fait d’être une femme dirigeante est un défi dans votre secteur ?
Laura Martinez : Je ne ressens pas particulièrement cela comme un défi. Le secteur du voyage est très féminisé, notamment dans les métiers opérationnels, même si les postes de direction restent moins nombreux.
Il existe des initiatives comme l’association Femmes du Tourisme, dont j’ai fait partie, qui porte le bon message et qui encouragent l’accès des femmes aux postes de dirigeantes. Mais ce sujet dépasse largement le tourisme : c’est un enjeu global.
Je pense que la présence de femmes dirigeantes apporte une autre façon d’aborder les relations avec les collaborateurs ou la négociation. J’espère simplement qu’un jour ce ne sera plus un sujet dont on aura besoin de parler.
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Publié par Céline Eymery 













