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Guyane : les acteurs touristiques impactés par la grève générale

Des professionnels du secteur sont partie prenante dans le mouvement



Alors qu'un appel à la grève générale paralyse l'activité de la Guyane, ce lundi 27 mars 2017, certains professionnels du tourisme profitent de cette mobilisation pour exprimer leur exaspération et leurs revendications pour le secteur.


Rédigé par le Lundi 27 Mars 2017

En Guyane, la mobilisation est générale. Vue de Cayenne - DR : Spotting973, Wikimedia Commons
En Guyane, la mobilisation est générale. Vue de Cayenne - DR : Spotting973, Wikimedia Commons
"La Guyane est totalement à l’arrêt", nous informe Jean-Louis Antoine, le patron de l'agence réceptive JAL Voyages.

Depuis une semaine, "une vingtaine de barrages bloquent les principaux axes routiers et le port de commerce. Les établissements scolaires et la plupart des administrations sont fermés depuis jeudi, les stations-service à sec ou au bord de la pénurie", rapporte le journal Le Monde.

En cause ? La hausse de l’insécurité et des revendications des Guyanais sur la santé, l’éducation, l’énergie et le développement local.

Ce lundi 27 mars 2017, l’Union des travailleurs guyanais a lancé un appel à la grève générale.

"Il s'agit de faire prendre en compte, par l'Etat, les revendications de la Guyane pour sa sécurité et son développement, ajoute Jean-Louis Antoine. Les professionnels du tourisme sont très impactés par l'arrêt de leur activité mais partie prenante du mouvement".

Si Air France et Air Caraïbes ont annulé leurs vols prévus en ce début de semaine, les agences Havas Voyages basées en Guyane ne notent aucun impact sur leur activité, selon une porte-parole du groupe.

Quelles revendications pour le tourisme guyanais ?

Jean-Louis Antoine est également le président de la commission Aménagement du territoire du Conseil économique et social et environnemental régional (CESER) de la Guyane.

Dans ce cadre-là, il se bat pour améliorer les conditions d'entrée des touristes en Guyane, et notamment vis-à-vis du vaccin contre la fièvre jaune, obligatoire pour entrer sur le territoire.

"Cette obligation n'est exigée qu'en Guyane, dans toute l’Amérique du Sud, précise-t-il. Son coût de 80€ est prohibitif, en particulier pour les familles et elle renvoie un message négatif sur l'état sanitaire de la Guyane dans les centres de santé".

De plus, "le vaccin antiamaril confère une protection immunitaire efficace à 80-100% des sujets vaccinés dans les 10 jours et une immunité à 99% dans les 30 jours. C’est-à-dire que les personnes faisant un séjour court ne sont pas protégées. Ce qui est le cas de 90% des touristes ou des voyageurs d’affaires", souligne pour sa part le CESER dans un communiqué.

L'organisme souligne également que les voyageurs en provenance du Brésil ou du Surinam ne sont soumis à aucune exigence. De même que les clandestins qui vivent en Guyane ne sont pas contrôlés sur ce vaccin.

Le vaccin antiamaril plombe l'arrivée des touristes

Aussi, le CESER souhaite que l'obligation de ce vaccin soit remplacée par "une forte recommandation pour les visiteurs longue durée, en particulier pour ceux amenés à voyager à l’intérieur de la Guyane, et qu'elle soit remboursée par la Sécurité sociale".

En effet, il estime que "cette obligation fait perdre à la Guyane au moins 30% de ses visiteurs potentiels. Les bateaux de croisière ne relâchent plus en Guyane comme tête de pont, c’est-à-dire pour une escale avec changement de passagers".

Le CESER cite, par exemple, le Club Med 2, qui "a perdu des clients qui ne pouvaient fournir ce certificat", mais aussi Ponant.

Il cite aussi le Directeur du Centre Spatial à Kourou, qui "perd une partie des invités VIP pour les lancements à cause de cette obligation. Il faut compter la perte d’une demi-journée pour se faire vacciner dans un centre".

Développer l'écotourisme

Le CESER s'attèle aussi à lever les freins au développement durable par l'écotourisme, notamment pour la région de Kaw et ses marais, qui sur 94 000 hectares, est la troisième réserve naturelle de France.

"Le village se meurt et les professionnels de l'écotourisme ne peuvent se développer avec le harcèlement administratif. Le plus grave, c'est l'absence de gestion de cette réserve : la chasse aux espèces protégées s'y déroule en toute impunité détruisant notre patrimoine et l'image de la Guyane", témoigne Jean-Louis Antoine.

La Guyane a besoin de personnes compétentes. Toute la hiérarchie de Guyane, toutes les missions d'inspection sont informées sans qu'il n'y ait la capacité à faire appliquer localement les consignes gouvernementales à ces petits chefs. L’exaspération en Guyane est totale".

De son côté, le Premier ministre, Bernard Cazeneuve a annoncé l'envoi d'une délégation de ministres "avant la fin de semaine" en Guyane.

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Tags : Guyane
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