"Le développement à l’international est une priorité pour le groupe" Marietton selon Christophe Jacquet - DR
TourMaG - Vous êtes le premier directeur général du groupe Marietton Développement, puisque le poste a été créé. Qu’est-ce que cela signifie ?
Christophe Jacquet : Le groupe change d’échelle et, en grandissant, il a besoin de faire évoluer son organisation pour pouvoir accompagner sa croissance.
Marietton est un groupe très entrepreneurial : chaque leader est très investi et autonome, dans la gouvernance et la direction qu’il souhaite donner à son entreprise. Et ça, ça ne change pas.
Le poste a plusieurs enjeux.
Le premier est d’apporter de la cohérence au groupe, dans cette croissance, pour qu’il soit le plus lisible possible. De plus, je vais devoir participer à fluidifier les prises de décisions et renforcer le pilotage.
Je ne suis pas là pour centraliser, car la force de Marietton repose sur ses entrepreneurs, mais plutôt pour accompagner ces personnes, et pour créer des synergies qui permettront de servir la performance collective.
Sur ce dernier point, chaque entreprise du groupe a de bonnes pratiques qu’elle pourrait partager aux autres. Et elles sont toutes étroitement liées sur les achats, la technologie, la veille du marché, etc.
Christophe Jacquet : Le groupe change d’échelle et, en grandissant, il a besoin de faire évoluer son organisation pour pouvoir accompagner sa croissance.
Marietton est un groupe très entrepreneurial : chaque leader est très investi et autonome, dans la gouvernance et la direction qu’il souhaite donner à son entreprise. Et ça, ça ne change pas.
Le poste a plusieurs enjeux.
Le premier est d’apporter de la cohérence au groupe, dans cette croissance, pour qu’il soit le plus lisible possible. De plus, je vais devoir participer à fluidifier les prises de décisions et renforcer le pilotage.
Je ne suis pas là pour centraliser, car la force de Marietton repose sur ses entrepreneurs, mais plutôt pour accompagner ces personnes, et pour créer des synergies qui permettront de servir la performance collective.
Sur ce dernier point, chaque entreprise du groupe a de bonnes pratiques qu’elle pourrait partager aux autres. Et elles sont toutes étroitement liées sur les achats, la technologie, la veille du marché, etc.
"Le développement à l’international est une priorité pour le groupe"
TourMaG - Quels sont vos défis à ce poste, et pour le groupe ?
Christophe Jacquet : L’un des enjeux majeurs sera d’accélérer la prise de décision à l’échelle du groupe, puisqu’il est très grand maintenant. Nous devons conserver l’agilité, cette rapidité d’action qui a fait notre force.
Nous sommes très concentrés sur le quotidien. À trop se projeter loin, c’est là qu'on peut tomber. On ne perçoit plus les obstacles immédiats, ceux qui se trouvent juste devant nous.
Nous voulons continuer de grandir, tout en gardant l’âme et la singularité du groupe, sans nous centraliser. Le danger des groupes qui grandissent vite, c’est qu’ils sont pris par la tentation de la centralisation.
L’ADN de Marietton Développement est d’être très opérationnel, très humain. Nous voulons garder cette dimension entrepreneuriale : c’est fondamental. Puis il y a le défi du développement à l’international.
C’est une priorité pour le groupe, mais pas coûte que coûte. Il faut que ce soit en intelligence avec la cohérence de la vision de Laurent Abitbol (Président du Groupe ndlr). De plus, nous pensons que les technologies doivent être au service du savoir-faire et de l’expertise.
On est profondément humain et nous allons le rester, aussi bien dans le loisir, le business travel que chez les réceptifs.
TourMaG - Je perçois comme la crainte de devenir trop gros, tel un dinosaure qui ne voit pas venir le danger, ou qui met trop de temps à s’adapter aux évolutions du monde. Est-ce réel ?
Christophe Jacquet : Non. D’ailleurs, c’est pour cela que l’entreprise s’organise.
La force de Laurent Abitbol, mais aussi du groupe, c’est qu’il est entouré aujourd’hui de dirigeants performants, de leaders qui incarnent extrêmement bien chacune de leurs entreprises. Il y a une grosse quinzaine de leaders dans l’organisation, qui sont les fondations de Marietton.
Et si demain il doit y en avoir 17, 18, 19, 20 - et plus - nous devons les accompagner. Ce n’est pas parce que nous sommes plus nombreux que c’est plus lent.
Il y a beaucoup de galaxies entrepreneuriales aujourd’hui en France, de grandes réussites françaises dans d’autres industries, qui montrent qu’il est possible de bâtir de grandes choses en s’appuyant sur la force entrepreneuriale et sur chacun des leaders des entreprises.
Vous savez, Laurent Abitbol rachète l’entrepreneur avant l’entreprise. Il peut avoir devant lui la plus belle entreprise du monde : si le courant n’est pas bon avec le dirigeant, cela ne se fera pas.
Christophe Jacquet : L’un des enjeux majeurs sera d’accélérer la prise de décision à l’échelle du groupe, puisqu’il est très grand maintenant. Nous devons conserver l’agilité, cette rapidité d’action qui a fait notre force.
Nous sommes très concentrés sur le quotidien. À trop se projeter loin, c’est là qu'on peut tomber. On ne perçoit plus les obstacles immédiats, ceux qui se trouvent juste devant nous.
Nous voulons continuer de grandir, tout en gardant l’âme et la singularité du groupe, sans nous centraliser. Le danger des groupes qui grandissent vite, c’est qu’ils sont pris par la tentation de la centralisation.
L’ADN de Marietton Développement est d’être très opérationnel, très humain. Nous voulons garder cette dimension entrepreneuriale : c’est fondamental. Puis il y a le défi du développement à l’international.
C’est une priorité pour le groupe, mais pas coûte que coûte. Il faut que ce soit en intelligence avec la cohérence de la vision de Laurent Abitbol (Président du Groupe ndlr). De plus, nous pensons que les technologies doivent être au service du savoir-faire et de l’expertise.
On est profondément humain et nous allons le rester, aussi bien dans le loisir, le business travel que chez les réceptifs.
TourMaG - Je perçois comme la crainte de devenir trop gros, tel un dinosaure qui ne voit pas venir le danger, ou qui met trop de temps à s’adapter aux évolutions du monde. Est-ce réel ?
Christophe Jacquet : Non. D’ailleurs, c’est pour cela que l’entreprise s’organise.
La force de Laurent Abitbol, mais aussi du groupe, c’est qu’il est entouré aujourd’hui de dirigeants performants, de leaders qui incarnent extrêmement bien chacune de leurs entreprises. Il y a une grosse quinzaine de leaders dans l’organisation, qui sont les fondations de Marietton.
Et si demain il doit y en avoir 17, 18, 19, 20 - et plus - nous devons les accompagner. Ce n’est pas parce que nous sommes plus nombreux que c’est plus lent.
Il y a beaucoup de galaxies entrepreneuriales aujourd’hui en France, de grandes réussites françaises dans d’autres industries, qui montrent qu’il est possible de bâtir de grandes choses en s’appuyant sur la force entrepreneuriale et sur chacun des leaders des entreprises.
Vous savez, Laurent Abitbol rachète l’entrepreneur avant l’entreprise. Il peut avoir devant lui la plus belle entreprise du monde : si le courant n’est pas bon avec le dirigeant, cela ne se fera pas.
Marietton Développement : "le groupe, aujourd’hui, regarde les entreprises sur le marché européen"
TourMaG - Le développement à l’international revient très régulièrement dans les dernières prises de parole de Laurent Abitbol. Quelle dimension souhaite avoir le groupe au niveau européen ?
Christophe Jacquet : Ce n’est pas à moi qu’il faut poser la question, mais Laurent Abitbol répondra que sa stratégie a toujours été de saisir les opportunités.
Il existe désormais une véritable vision de développement international : là où le groupe se concentrait auparavant sur des entreprises positionnées sur le marché français, il élargit aujourd’hui son regard à l’ensemble du marché européen.
Ce n’est peut-être pas très lisible aujourd’hui, mais quand on a racheté Akilanga, nous avons fait l’acquisition de dizaines de bureaux partout dans le monde, que ce soit au Brésil, en Argentine, en Afrique du Sud.
Japan Experience a évidemment son camp de base à Tokyo, avec une très grosse équipe d’une cinquantaine de personnes, mais il a aussi des bureaux à Berlin, à Madrid, à Londres. Le groupe a opéré sa mue, depuis maintenant deux ans.
TourMaG - Plus tôt, vous avez dit que la prise de décision est rapide. Sur le possible rachat en Espagne, Laurent Abitbol en parle beaucoup, mais il ne se passe rien...
Christophe Jacquet : Nous avons déjà ouvert une boîte en Espagne qui marche très bien, et Laurent s’est rendu compte que, finalement, il n’y avait pas de barrière géographique, ni de marché.
Nous y avons déployé le programme de fidélité du groupe Marietton, nous avons ouvert un bureau. Nos petits satellites ont commencé à opérer et à comprendre comment ce pays fonctionne.
Il était jusque-là concentré sur la France, mais ce que nous avons fait là-bas a fait tomber une barrière : cela rend le monde entier possible. Il faut savoir que, de l’autre côté des Pyrénées, la distribution est très fragmentée, c’est un marché qui nous ressemble.
Le développement du groupe peut passer par des stratégies qui, en fonction des métiers, seront différentes dans les pays d’Europe. Certes, en Allemagne, la distribution est très concentrée dans le tourisme ; c’est moins le cas en business travel, par exemple.
Donc, il est possible d’ouvrir des bureaux ou de faire des rachats dans le business travel en Allemagne, pour commencer à construire sa toile européenne, pour devenir ensuite global et répondre à des clients qui recherchent un service plus européen que français. C'est un exemple parmi d'autres.
Christophe Jacquet : Ce n’est pas à moi qu’il faut poser la question, mais Laurent Abitbol répondra que sa stratégie a toujours été de saisir les opportunités.
Il existe désormais une véritable vision de développement international : là où le groupe se concentrait auparavant sur des entreprises positionnées sur le marché français, il élargit aujourd’hui son regard à l’ensemble du marché européen.
Ce n’est peut-être pas très lisible aujourd’hui, mais quand on a racheté Akilanga, nous avons fait l’acquisition de dizaines de bureaux partout dans le monde, que ce soit au Brésil, en Argentine, en Afrique du Sud.
Japan Experience a évidemment son camp de base à Tokyo, avec une très grosse équipe d’une cinquantaine de personnes, mais il a aussi des bureaux à Berlin, à Madrid, à Londres. Le groupe a opéré sa mue, depuis maintenant deux ans.
TourMaG - Plus tôt, vous avez dit que la prise de décision est rapide. Sur le possible rachat en Espagne, Laurent Abitbol en parle beaucoup, mais il ne se passe rien...
Christophe Jacquet : Nous avons déjà ouvert une boîte en Espagne qui marche très bien, et Laurent s’est rendu compte que, finalement, il n’y avait pas de barrière géographique, ni de marché.
Nous y avons déployé le programme de fidélité du groupe Marietton, nous avons ouvert un bureau. Nos petits satellites ont commencé à opérer et à comprendre comment ce pays fonctionne.
Il était jusque-là concentré sur la France, mais ce que nous avons fait là-bas a fait tomber une barrière : cela rend le monde entier possible. Il faut savoir que, de l’autre côté des Pyrénées, la distribution est très fragmentée, c’est un marché qui nous ressemble.
Le développement du groupe peut passer par des stratégies qui, en fonction des métiers, seront différentes dans les pays d’Europe. Certes, en Allemagne, la distribution est très concentrée dans le tourisme ; c’est moins le cas en business travel, par exemple.
Donc, il est possible d’ouvrir des bureaux ou de faire des rachats dans le business travel en Allemagne, pour commencer à construire sa toile européenne, pour devenir ensuite global et répondre à des clients qui recherchent un service plus européen que français. C'est un exemple parmi d'autres.
"Les banques ont sous-estimé l’expertise humaine, c’est le contraire pour nous"
TourMaG - Quid de la technologie dans votre vision de créer un acteur européen du tourisme ?
Christophe Jacquet : Quand je suis arrivé dans le tourisme, peu de dirigeants croyaient encore à la valeur du service en agence et de l’humain, contrairement à Laurent Abitbol.
Une entreprise traverse le temps et conserve sa singularité par son expertise, pas par sa technologie. Celle-ci peut être disruptive, mais elle est sans cesse remise en question, renouvelée ou rendue obsolète. Le véritable socle demeure l’humain : la capacité à délivrer un service et une expérience de qualité à ses clients.
TourMaG - Dans un climat en faveur de l’IA, à longueur de congrès, séminaires et autres manifestations de la profession, vous avez une voix un peu à part. Vous appelez à une prise de recul et à ne pas aller trop vite…
Christophe Jacquet : Nous testons et explorons beaucoup de choses sur l’IA, car notre expertise doit être soutenue par de nouveaux outils.
On en arrive globalement tous à la conclusion que, sur les sujets de pure productivité interne, l’analyse de données, les métiers de la finance, il y a plein d’endroits où l’IA va accélérer. Mais dans notre secteur, ce sont plutôt des métiers de back-office qui seront impactés.
La valeur de nos entreprises repose sur les hommes et les femmes qui les composent, donc au niveau du front office. Et à cet endroit, l’IA est très loin du fantasme qui consiste à dire qu’elle va tout remplacer. Bien sûr, les méthodes de recherche des voyageurs vont évoluer avec l’IA ; certains prédisent même la disparition des OTA.
N’oublions pas qu’un voyage, pour chacun de nos clients, quel que soit le budget, est un investissement colossal.
La décision finale, celle qui consiste à payer le projet de voyage, nécessite d’avoir des garanties, être sécurisé, entouré, protégé... avoir la certitude d’avoir fait le bon choix. Et cette partie là reposera plus sur l’humain que sur la machine.
L’IA va nous aider à mieux qualifier les besoins des clients et mieux convertir. Plus globalement, l’IA n’est pas touchée par la grâce de Dieu.
Ceux qui crient haut et fort, en permanence, qu’il faut aller dans l’IA, je pense qu’ils vont se planter. Soit ils n’ont rien à raconter, soit ils n’ont pas de singularité sur leur héritage et sur l’humain. L’IA va devenir un standard, il n'y a pas de débat, mais ta singularité ne peut pas venir de l’IA.
C’est l’erreur qu’ont commise les banques, par exemple.
TourMaG - Un secteur bancaire qui ressemble énormément à celui de la distribution, jusqu’à il y a 5 ans. Depuis, de très nombreuses agences ont fermé. Quel parallèle faites-vous avec le voyage ?
Christophe Jacquet : Elles ont commis une erreur stratégique majeure. Le jour où les néobanques sont arrivées, les acteurs historiques ont paniqué.
Ils ont investi des sommes colossales dans la technologie, ils ont fermé des agences et réduit l’attractivité, la valeur ajoutée, de leur personnel. Aujourd’hui, toutes les banques ont les mêmes standards technologiques : elles ont les mêmes sites ou applications, seules les couleurs et le logo diffèrent.
Ce qui compte maintenant, c’est que lorsque nous appelons notre banquier, qu’il soit empathique, qu’il soit de bons conseils quand on a un peu d’argent, mais aussi quand ce n’est pas le cas.
Sauf que cette compétence là, elle n’existe plus, ou seulement à la marge. C’est une erreur majeure. Nous avons de la chance d’avoir des leaders qui ne sont pas tombés dans le panneau.
Les banques ont sous-estimé la valeur et l’expertise humaine, et nous, nous allons continuer de l’estimer à sa juste valeur, et la faire rayonner.
Christophe Jacquet : Quand je suis arrivé dans le tourisme, peu de dirigeants croyaient encore à la valeur du service en agence et de l’humain, contrairement à Laurent Abitbol.
Une entreprise traverse le temps et conserve sa singularité par son expertise, pas par sa technologie. Celle-ci peut être disruptive, mais elle est sans cesse remise en question, renouvelée ou rendue obsolète. Le véritable socle demeure l’humain : la capacité à délivrer un service et une expérience de qualité à ses clients.
TourMaG - Dans un climat en faveur de l’IA, à longueur de congrès, séminaires et autres manifestations de la profession, vous avez une voix un peu à part. Vous appelez à une prise de recul et à ne pas aller trop vite…
Christophe Jacquet : Nous testons et explorons beaucoup de choses sur l’IA, car notre expertise doit être soutenue par de nouveaux outils.
On en arrive globalement tous à la conclusion que, sur les sujets de pure productivité interne, l’analyse de données, les métiers de la finance, il y a plein d’endroits où l’IA va accélérer. Mais dans notre secteur, ce sont plutôt des métiers de back-office qui seront impactés.
La valeur de nos entreprises repose sur les hommes et les femmes qui les composent, donc au niveau du front office. Et à cet endroit, l’IA est très loin du fantasme qui consiste à dire qu’elle va tout remplacer. Bien sûr, les méthodes de recherche des voyageurs vont évoluer avec l’IA ; certains prédisent même la disparition des OTA.
N’oublions pas qu’un voyage, pour chacun de nos clients, quel que soit le budget, est un investissement colossal.
La décision finale, celle qui consiste à payer le projet de voyage, nécessite d’avoir des garanties, être sécurisé, entouré, protégé... avoir la certitude d’avoir fait le bon choix. Et cette partie là reposera plus sur l’humain que sur la machine.
L’IA va nous aider à mieux qualifier les besoins des clients et mieux convertir. Plus globalement, l’IA n’est pas touchée par la grâce de Dieu.
Ceux qui crient haut et fort, en permanence, qu’il faut aller dans l’IA, je pense qu’ils vont se planter. Soit ils n’ont rien à raconter, soit ils n’ont pas de singularité sur leur héritage et sur l’humain. L’IA va devenir un standard, il n'y a pas de débat, mais ta singularité ne peut pas venir de l’IA.
C’est l’erreur qu’ont commise les banques, par exemple.
TourMaG - Un secteur bancaire qui ressemble énormément à celui de la distribution, jusqu’à il y a 5 ans. Depuis, de très nombreuses agences ont fermé. Quel parallèle faites-vous avec le voyage ?
Christophe Jacquet : Elles ont commis une erreur stratégique majeure. Le jour où les néobanques sont arrivées, les acteurs historiques ont paniqué.
Ils ont investi des sommes colossales dans la technologie, ils ont fermé des agences et réduit l’attractivité, la valeur ajoutée, de leur personnel. Aujourd’hui, toutes les banques ont les mêmes standards technologiques : elles ont les mêmes sites ou applications, seules les couleurs et le logo diffèrent.
Ce qui compte maintenant, c’est que lorsque nous appelons notre banquier, qu’il soit empathique, qu’il soit de bons conseils quand on a un peu d’argent, mais aussi quand ce n’est pas le cas.
Sauf que cette compétence là, elle n’existe plus, ou seulement à la marge. C’est une erreur majeure. Nous avons de la chance d’avoir des leaders qui ne sont pas tombés dans le panneau.
Les banques ont sous-estimé la valeur et l’expertise humaine, et nous, nous allons continuer de l’estimer à sa juste valeur, et la faire rayonner.
Marietton Développement : "Le début d’exercice est un peu difficile"
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TourMaG - Nous avons beaucoup parlé d’Europe et d’international : est-ce qu’il existe une marge de manœuvre à Marietton pour se développer en France ?
Christophe Jacquet : Il en existe plein, car les métiers sont nombreux dans notre industrie : que ce soit les réceptifs, le tourisme sportif, les groupistes, le MICE, etc.
Nous sommes passés du 4e acteur des groupes en France au premier, en l’espace de quelques années. Tant que nous pouvons continuer à acquérir des entreprises qui répondent à des demandes différentes, sans nous marcher sur les pieds, alors nous continuerons.
TourMaG - Quels sont les chiffres du groupe arrêtés à la fin de l’année 2025 et les prévisions pour 2026 ?
Christophe Jacquet : Le groupe a réalisé 2,3 milliards d’euros de volume d’affaires, un EBITDA autour de 70 millions d’euros : c’est une très belle performance, pour 1710 salariés.
Sur ce chiffre, le business travel représente plus d’un milliard d’euros. C’est une activité très structurante.
Le début d’exercice est un peu difficile. Les 15 premiers jours, avec une tendance à -5 % sur le loisir, plus ou moins stable sur la partie business travel. Depuis la mi-janvier, la croissance est de retour.
On entend que le temps de décision s’est allongé, alors que la demande est très élevée. Les dossiers se débloquent sans doute, et la situation politique et géopolitique a été un frein.
TourMaG - Vous avez travaillé pour la plus grande marque de cosmétique du monde, dans le prêt-à-porter et aussi dans les liquoreux… En sept ans dans le secteur du voyage, est-ce que l’image que vous aviez en arrivant a changé ?
Christophe Jacquet : Ce qui m’a marqué, c’est de me rendre compte que j’étais encore dans le luxe.
Le marché doit continuer de progresser dans la manière dont il sert ses clients et l’expérience qu’il leur fait vivre. Les paniers moyens, dans l’ensemble de nos réseaux de distribution, oscillent entre 3 000 et 5 000 euros par famille.
Nous sommes sur des produits à très forte valeur ajoutée qui nécessitent des engagements budgétaires très importants. Donc notre niveau doit être en cohérence avec ce qu’ils achètent chez nous.
D’où l’importance d’être des artisans, d’où l’importance d’avoir un savoir-faire extrêmement élevé. Et l’un des grands défis de notre métier dans le loisir, c’est probablement de connaître tous les produits du monde. Il faut être des génies de sa spécialité.
Christophe Jacquet : Il en existe plein, car les métiers sont nombreux dans notre industrie : que ce soit les réceptifs, le tourisme sportif, les groupistes, le MICE, etc.
Nous sommes passés du 4e acteur des groupes en France au premier, en l’espace de quelques années. Tant que nous pouvons continuer à acquérir des entreprises qui répondent à des demandes différentes, sans nous marcher sur les pieds, alors nous continuerons.
TourMaG - Quels sont les chiffres du groupe arrêtés à la fin de l’année 2025 et les prévisions pour 2026 ?
Christophe Jacquet : Le groupe a réalisé 2,3 milliards d’euros de volume d’affaires, un EBITDA autour de 70 millions d’euros : c’est une très belle performance, pour 1710 salariés.
Sur ce chiffre, le business travel représente plus d’un milliard d’euros. C’est une activité très structurante.
Le début d’exercice est un peu difficile. Les 15 premiers jours, avec une tendance à -5 % sur le loisir, plus ou moins stable sur la partie business travel. Depuis la mi-janvier, la croissance est de retour.
On entend que le temps de décision s’est allongé, alors que la demande est très élevée. Les dossiers se débloquent sans doute, et la situation politique et géopolitique a été un frein.
TourMaG - Vous avez travaillé pour la plus grande marque de cosmétique du monde, dans le prêt-à-porter et aussi dans les liquoreux… En sept ans dans le secteur du voyage, est-ce que l’image que vous aviez en arrivant a changé ?
Christophe Jacquet : Ce qui m’a marqué, c’est de me rendre compte que j’étais encore dans le luxe.
Le marché doit continuer de progresser dans la manière dont il sert ses clients et l’expérience qu’il leur fait vivre. Les paniers moyens, dans l’ensemble de nos réseaux de distribution, oscillent entre 3 000 et 5 000 euros par famille.
Nous sommes sur des produits à très forte valeur ajoutée qui nécessitent des engagements budgétaires très importants. Donc notre niveau doit être en cohérence avec ce qu’ils achètent chez nous.
D’où l’importance d’être des artisans, d’où l’importance d’avoir un savoir-faire extrêmement élevé. Et l’un des grands défis de notre métier dans le loisir, c’est probablement de connaître tous les produits du monde. Il faut être des génies de sa spécialité.






Publié par Romain Pommier 












