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La Biélorussie s’ouvre à l’Ouest

Dispense de visa pour les séjours de 4 nuits maximum



Ce pays à l’image cadenassée dispense depuis 2017 les voyageurs de visas, pour les courts séjours. L’occasion de découvrir une destination méconnue et un peu mystérieuse, dont le relief plat est émaillé de cours d’eau, de forêts immenses et de quelques curiosités patrimoniales.


Rédigé par Jean-François RUST le Jeudi 3 Mai 2018

Son Histoire est unique : successivement lituanien, lituano-polonais et russe, marqué par les guerres et le stalinisme, le pays reste empreint d’une forme de ruralité disparue chez nous depuis plusieurs décennies - DR : J.-F.R.
Son Histoire est unique : successivement lituanien, lituano-polonais et russe, marqué par les guerres et le stalinisme, le pays reste empreint d’une forme de ruralité disparue chez nous depuis plusieurs décennies - DR : J.-F.R.
Nous titrons « Biélorussie » mais il faut, en réalité, parler de Belarus, nom officiel de cette ex-république soviétique indépendante depuis 1990.

Ce pays méconnu en Europe occidentale, peuplé de près de 10 millions d’habitants, a décidé de s’ouvrir un peu plus à l’Ouest.

Depuis début 2017, il dispense de visa les visiteurs qui séjournent un maximum de quatre nuits.

Cette disposition va profiter aux voyageurs d’affaires, mais c’est aussi l’opportunité pour les touristes curieux de mettre les pieds dans une contrée encore nimbée de mystères.

Située à trois heures de vol de la France, cette nation cadenassée est considérée en Europe comme une autocratie dure, menée d’une main de fer par son Président, Alexandre Loukachenko.

Mais son Histoire est unique : successivement lituanien, lituano-polonais et russe, marqué par les guerres et le stalinisme, le pays reste empreint d’une forme de ruralité disparue chez nous depuis plusieurs décennies.

Statues de Lénine

Une visite au Belarus débute nécessairement par sa capitale, Minsk.

Au centre géographique du pays, elle étonne par son monumentalisme, un aspect propret et une relative tranquillité.

Le centre-ville dispose d’un patrimoine ambitieux. Après les destructions de la guerre, tout ou presque a été reconstruit dans un style qui mêle Baroque et architecture stalinienne.

Conséquence : des églises à dômes et des immeubles fastueux, des bâtiments culturels grandiloquents et des édifices administratifs géants…

Se balader le long de l’avenue Nezavisimosti, considérée comme les Champs-Elysées locaux, est le meilleur moyen de prendre le pouls de ce décor.

Au-delà, la ville est traversée par le fleuve Svisloč, qui donne à ses berges et au quartier de Trojka une atmosphère agréable.

S’il n’y a pas de véritable vie nocturne à Minsk, le visiteur pourra se consoler avec les signes tangibles d’un soviétisme assumé.

Loin de couper les ponts avec la Russie, le régime biélorusse entretient les symboles ardents du collectivisme.

Les anciennes fresques à la gloire de l’URSS et les oriflammes rouges sur les places et devant les bâtiments officiels, comme les statues de Lénine, ramènent le spectateur près de quarante ans en arrière.

Marais de Polésie

De Minsk, rejoignons Mir, à l’ouest, et sa célèbre forteresse.

Ce grand château à tourelles, parmi les plus visités du pays, témoigne du faste déployé par les familles de notables lors de la domination lituanienne.

Ici, la famille Radziwill a enjolivé une demeure carrée à cinq tours devenue un exemple type de l’architecture biélorusse. Le site est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Cap encore plus loin au sud-ouest, vers la ville de Pinsk. Une demi-journée d’autobus emporte le voyageur vers une région nommée Polésie.

En chemin, forêts, prairies vertes, cours d’eau glissant au ralenti et villages étirés à datchas colorées, constituent le fond de paysage.

Pinsk s’alanguit au bord de la Pina, une rivière placide. Immeubles cossus du 18e, église baroque et berges aménagées pour la promenade… ainsi vit cette ancienne place forte du Grand-Duché de Lituanie, autrefois peuplée de Juifs pour la plupart déportés ou tués lors de la seconde guerre mondiale.

Le vrai plaisir de la région consiste à s’échapper dans les marais voisins. Au confluent de trois rivières, des villages à moitié lacustres semblent figés dans le passé.

Ainsi de Kudriči, où des tas de foins séchés, des datchas couronnées de nids de cigognes, des barques amarrées, des carrioles à chevaux ou des équipements d’hiver adossés à des granges, racontent une campagne d’un autre temps, dont les images ne tarderont pas à s’évanouir.

C’est le moment d’aller faire un tour au Belarus.

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