TourMaG.com – Comment se porte aujourd’hui le marché de l’emploi dans le tourisme ?
Julien Beaufreton : La situation s’est clairement améliorée depuis la sortie du Covid. Recruter n’est pas devenu facile pour autant, mais il y a davantage de candidats disponibles. Le marché est plus fluide qu’il ne l’était durant les deux années qui ont suivi la crise sanitaire.
TourMaG.com – Comment expliquez-vous cette évolution ?
Julien Beaufreton : Il faut rappeler qu’il y a eu une inflation importante des salaires entre 2019 et la sortie du Covid, en grande partie liée à la hausse du SMIC.
En 2018-2019, le SMIC brut mensuel était d’environ 1 500 euros. Il est aujourd’hui autour de 1 820 euros. Les employeurs ont intégré cette inflation dans une vision à moyen et long terme, ce qui s’est notamment traduit par une revalorisation des salaires minimums hiérarchiques au niveau de la branche.
Par ailleurs, les difficultés de recrutement post-Covid s’expliquaient aussi par le fait que de nombreuses personnes étaient encore en situation de chômage longue durée, sans pression immédiate pour reprendre un emploi.
Julien Beaufreton : La situation s’est clairement améliorée depuis la sortie du Covid. Recruter n’est pas devenu facile pour autant, mais il y a davantage de candidats disponibles. Le marché est plus fluide qu’il ne l’était durant les deux années qui ont suivi la crise sanitaire.
TourMaG.com – Comment expliquez-vous cette évolution ?
Julien Beaufreton : Il faut rappeler qu’il y a eu une inflation importante des salaires entre 2019 et la sortie du Covid, en grande partie liée à la hausse du SMIC.
En 2018-2019, le SMIC brut mensuel était d’environ 1 500 euros. Il est aujourd’hui autour de 1 820 euros. Les employeurs ont intégré cette inflation dans une vision à moyen et long terme, ce qui s’est notamment traduit par une revalorisation des salaires minimums hiérarchiques au niveau de la branche.
Par ailleurs, les difficultés de recrutement post-Covid s’expliquaient aussi par le fait que de nombreuses personnes étaient encore en situation de chômage longue durée, sans pression immédiate pour reprendre un emploi.
Encore des avancées à faire sur l’égalité femmes-hommes
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TourMaG.com – À votre arrivée à la tête de la CPPNI, vous aviez identifié trois priorités : l’ajustement des salaires minimums, l’égalité femmes-hommes et l’attractivité des métiers du tourisme. Où en êtes-vous aujourd’hui ?
Julien Beaufreton : Sur l’égalité femmes-hommes, nous sommes encore dans une phase de réflexion à l’échelle de la branche. La principale difficulté réside dans l’accès à des données consolidées. Les entreprises disposent de leurs propres indicateurs, mais il est compliqué de les agréger au niveau de la branche.
Nous savons néanmoins que le tourisme est un secteur très féminisé, avec environ 75 % de femmes. L’enjeu est donc de favoriser leur accès aux fonctions de direction, car des déséquilibres persistent, même s’ils sont difficiles à chiffrer précisément.
La question de l’égalité salariale reste également un chantier prioritaire.
TourMaG.com – Et concernant l’attractivité des métiers du tourisme ?
Julien Beaufreton : Nous participons à la Semaine des métiers du tourisme, mais ce dispositif concerne surtout le tourisme réceptif : hôtellerie, parcs d’attractions, hôtellerie de plein air.
Dans le tour-operating et les agences de voyages, donc le tourisme outbound, les difficultés de recrutement sont globalement moins marquées.
Julien Beaufreton : Sur l’égalité femmes-hommes, nous sommes encore dans une phase de réflexion à l’échelle de la branche. La principale difficulté réside dans l’accès à des données consolidées. Les entreprises disposent de leurs propres indicateurs, mais il est compliqué de les agréger au niveau de la branche.
Nous savons néanmoins que le tourisme est un secteur très féminisé, avec environ 75 % de femmes. L’enjeu est donc de favoriser leur accès aux fonctions de direction, car des déséquilibres persistent, même s’ils sont difficiles à chiffrer précisément.
La question de l’égalité salariale reste également un chantier prioritaire.
TourMaG.com – Et concernant l’attractivité des métiers du tourisme ?
Julien Beaufreton : Nous participons à la Semaine des métiers du tourisme, mais ce dispositif concerne surtout le tourisme réceptif : hôtellerie, parcs d’attractions, hôtellerie de plein air.
Dans le tour-operating et les agences de voyages, donc le tourisme outbound, les difficultés de recrutement sont globalement moins marquées.
Réouverture des Négociation Annuelle Obligatoire (NAO)
TourMaG.com – Quels seront vos principaux dossiers pour 2026 ?
Julien Beaufreton : Nous ouvrons les NAO 2026, qui portent principalement sur la rémunération au niveau de la branche : les salaires minimums hiérarchiques, mais aussi des éléments annexes comme la prime d’ancienneté, le télétravail ou d’autres avantages périphériques.
Les NAO ont lieu tous les deux ans dans notre branche. Nous sommes actuellement dans la première phase, celle de l’écoute des organisations syndicales représentatives des salariés. L’objectif est d’avancer rapidement et de maintenir un dialogue social constructif.
TourMaG.com – Quel bilan tirez-vous de votre première année à la tête de la commission ?
Julien Beaufreton : Les échanges ont été globalement sereins et constructifs. En 2025, nous avons tenu six réunions de la CPPNI, avec une méthode de travail basée sur la co-construction : diagnostic partagé, écoute des parties prenantes et recherche de solutions communes.
Nous avons notamment travaillé sur la mise en conformité réglementaire de la convention collective nationale, sur la mise en œuvre et le suivi de la nouvelle mutuelle santé et prévoyance, ainsi que sur un accord de branche relatif aux proches aidants.
Cet accord vise à accompagner les salariés qui soutiennent un proche malade ou en fin de vie. Il est particulièrement pertinent dans une branche où l’on compte de nombreux seniors et une majorité de femmes, statistiquement plus souvent concernées par ces situations. Nous espérons une signature au premier semestre 2026.
TourMaG.com – Le rajeunissement des salariés et des entrepreneurs est-il également un enjeu pour la branche ?
Julien Beaufreton : Oui, clairement. De nombreux collaborateurs partiront à la retraite dans les cinq à dix prochaines années, ce qui pose la question de la transmission des compétences.
Ces enjeux sont toutefois très spécifiques à chaque entreprise. Les grandes structures peuvent mettre en place des dispositifs de tutorat ou de tuilage, ce qui est beaucoup plus complexe pour les petites agences.
À l’échelle de la branche, il est donc difficile de définir des cadres applicables à toutes les tailles d’entreprise.
Lire aussi : Jeune, féminin et en CDI : le portrait-robot du salarié du tourisme (Infographie)
Julien Beaufreton : Nous ouvrons les NAO 2026, qui portent principalement sur la rémunération au niveau de la branche : les salaires minimums hiérarchiques, mais aussi des éléments annexes comme la prime d’ancienneté, le télétravail ou d’autres avantages périphériques.
Les NAO ont lieu tous les deux ans dans notre branche. Nous sommes actuellement dans la première phase, celle de l’écoute des organisations syndicales représentatives des salariés. L’objectif est d’avancer rapidement et de maintenir un dialogue social constructif.
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Julien Beaufreton : Les échanges ont été globalement sereins et constructifs. En 2025, nous avons tenu six réunions de la CPPNI, avec une méthode de travail basée sur la co-construction : diagnostic partagé, écoute des parties prenantes et recherche de solutions communes.
Nous avons notamment travaillé sur la mise en conformité réglementaire de la convention collective nationale, sur la mise en œuvre et le suivi de la nouvelle mutuelle santé et prévoyance, ainsi que sur un accord de branche relatif aux proches aidants.
Cet accord vise à accompagner les salariés qui soutiennent un proche malade ou en fin de vie. Il est particulièrement pertinent dans une branche où l’on compte de nombreux seniors et une majorité de femmes, statistiquement plus souvent concernées par ces situations. Nous espérons une signature au premier semestre 2026.
TourMaG.com – Le rajeunissement des salariés et des entrepreneurs est-il également un enjeu pour la branche ?
Julien Beaufreton : Oui, clairement. De nombreux collaborateurs partiront à la retraite dans les cinq à dix prochaines années, ce qui pose la question de la transmission des compétences.
Ces enjeux sont toutefois très spécifiques à chaque entreprise. Les grandes structures peuvent mettre en place des dispositifs de tutorat ou de tuilage, ce qui est beaucoup plus complexe pour les petites agences.
À l’échelle de la branche, il est donc difficile de définir des cadres applicables à toutes les tailles d’entreprise.
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Publié par Caroline Lelievre 













