« Le marché du travail reste volatil, et les financements se raréfient. Maintenir une dynamique d’apprentissage et d’innovation est indispensable pour sécuriser l’avenir de la branche », affirme Isabelle Maimbourg, directrice générale de l’OPCO Mobilités. @opco mobilités
TourMaG - En 2023, vous lanciez avec les Entreprises du Voyages (EDV) un plan national d’accompagnement pour les opérateurs de voyage. Où en êtes-vous aujourd’hui ?
Isabelle Maimbourg : Le premier plan, mené en 2023-2024, était axé sur la RSE, la transition écologique et énergétique.
Le nouveau plan, pour 2025-2026, se concentre sur l’intelligence artificielle (IA).
En 2025, nous avons publié un livre blanc sur l’IA et avons complété, cette année, en dévoilant un panorama social des entreprises.
Lire aussi : Jeune, féminin et en CDI : le portrait-robot du salarié du tourisme (Infographie)
Dès février 2026, nous déploierons des actions de formation sur l’IA, notamment à destination des agences et des guides, via notre outil M-Campus. Un accompagnement plus global avec des consultants sera mené par territoire. Il débutera dans le Grand Est.
TourMaG - Quelles sont les attentes des entreprises du tourisme vis-à-vis de l’IA ?
Isabelle Maimbourg : Les entreprises ont des profils variés, certaines sont très investies mais parfois déçues par les promesses de l’IA, d’autres hésitent mais finissent par s’y engager, notamment pour améliorer la relation client.
Nous expérimentons des plateformes IA comme un Compagnon de voyage, qui offre aux clients un carnet de voyage interactif, permettant le partage de photos et de commentaires, tout en facilitant la gestion des voyages pour les agences.
Nous avons soutenu le financement de la phase d’expérimentation pédagogique.
A l’avenir, nous pourrions accompagner les actions de formation.
Ensuite, les Entreprises du Voyage ont choisi de s’appuyer sur le Cediv comme laboratoire, pour lancer des actions autour de l'intelligence artificielle et faciliter l'accès à une solution complète pour les agences de voyages.
Lire aussi : EDV, CEDIV : le chatbot IA dédié aux agences sera lancé en novembre !
Isabelle Maimbourg : Le premier plan, mené en 2023-2024, était axé sur la RSE, la transition écologique et énergétique.
Le nouveau plan, pour 2025-2026, se concentre sur l’intelligence artificielle (IA).
En 2025, nous avons publié un livre blanc sur l’IA et avons complété, cette année, en dévoilant un panorama social des entreprises.
Lire aussi : Jeune, féminin et en CDI : le portrait-robot du salarié du tourisme (Infographie)
Dès février 2026, nous déploierons des actions de formation sur l’IA, notamment à destination des agences et des guides, via notre outil M-Campus. Un accompagnement plus global avec des consultants sera mené par territoire. Il débutera dans le Grand Est.
TourMaG - Quelles sont les attentes des entreprises du tourisme vis-à-vis de l’IA ?
Isabelle Maimbourg : Les entreprises ont des profils variés, certaines sont très investies mais parfois déçues par les promesses de l’IA, d’autres hésitent mais finissent par s’y engager, notamment pour améliorer la relation client.
Nous expérimentons des plateformes IA comme un Compagnon de voyage, qui offre aux clients un carnet de voyage interactif, permettant le partage de photos et de commentaires, tout en facilitant la gestion des voyages pour les agences.
Nous avons soutenu le financement de la phase d’expérimentation pédagogique.
A l’avenir, nous pourrions accompagner les actions de formation.
Ensuite, les Entreprises du Voyage ont choisi de s’appuyer sur le Cediv comme laboratoire, pour lancer des actions autour de l'intelligence artificielle et faciliter l'accès à une solution complète pour les agences de voyages.
Lire aussi : EDV, CEDIV : le chatbot IA dédié aux agences sera lancé en novembre !
La refonte du BTS Tourisme à l'étude
Autres articles
-
Emploi, salaires, attractivité : où en est le tourisme depuis le Covid ?
-
Coup d'envoi de la Semaine des métiers du tourisme, pour casser les "aprioris" et recruter
-
Emploi : Relais & Chateaux lance un site pour aider ses membres à recruter !
-
Quels seront les nouveaux métiers du tourisme ? [ABO]
-
Témoignages d'étudiants : Pourquoi ont-ils choisi le tourisme ? [ABO]
TourMaG - L’IA a-t-elle un impact sur le recrutement et l’attractivité dans le tourisme ?
Isabelle Maimbourg : Absolument. L’innovation attire un public jeune et constitue un levier supplémentaire pour le recrutement.
Depuis 2022, nous avons sorti l'artillerie lourde en termes de promotion des métiers avec, notamment, une campagne média en 2025 en 3 vagues.
Nous avons multiplié les actions de promotion des métiers du tourisme sur les événements auxquels nous participons : animations, quiz, concours de géographie…
Nos chargés de mission alternance et formation interviennent dans les collèges et les lycées pour promouvoir tous les métiers de la mobilité.
Autre point important du bilan : la création du réseau des CFA de la mobilité, soit 130 CFA en France et Outre-Mer.
TourMaG.com - Que proposez-vous pendant la Semaine des Métiers du Tourisme ?
Isabelle Maimbourg : Pour la Semaine des Métiers du Tourisme, nous avons, cette année encore, investi véritablement et de manière coordonnée avec toutes les entreprises, les CFA et les organismes de formation.
Nous aurons des actions tous les jours sur tous les territoires, pilotées avec les Entreprises du Voyage et le Seto.
TourMaG : Quels sont les résultats en termes de recrutement dans la branche ?
Isabelle Maimbourg : En 2025, il a été plus difficile de trouver des entreprises que des candidats.
Les métiers d’entrée dans la profession, comme agent de voyages, restent en tension car le public est jeune et change souvent d’orientation. Malgré tout, le bilan 2025 des agences a été solide et globalement positif.
Nous travaillons également à l’adéquation entre le BTS Tourisme, les titres professionnels et les besoins réels des entreprises.
Depuis début 2026, nous tentons de monter des formations adaptées, intégrables en alternance, apprentissage ou contrat de professionnalisation.
Isabelle Maimbourg : Absolument. L’innovation attire un public jeune et constitue un levier supplémentaire pour le recrutement.
Depuis 2022, nous avons sorti l'artillerie lourde en termes de promotion des métiers avec, notamment, une campagne média en 2025 en 3 vagues.
Nous avons multiplié les actions de promotion des métiers du tourisme sur les événements auxquels nous participons : animations, quiz, concours de géographie…
Nos chargés de mission alternance et formation interviennent dans les collèges et les lycées pour promouvoir tous les métiers de la mobilité.
Autre point important du bilan : la création du réseau des CFA de la mobilité, soit 130 CFA en France et Outre-Mer.
TourMaG.com - Que proposez-vous pendant la Semaine des Métiers du Tourisme ?
Isabelle Maimbourg : Pour la Semaine des Métiers du Tourisme, nous avons, cette année encore, investi véritablement et de manière coordonnée avec toutes les entreprises, les CFA et les organismes de formation.
Nous aurons des actions tous les jours sur tous les territoires, pilotées avec les Entreprises du Voyage et le Seto.
TourMaG : Quels sont les résultats en termes de recrutement dans la branche ?
Isabelle Maimbourg : En 2025, il a été plus difficile de trouver des entreprises que des candidats.
Les métiers d’entrée dans la profession, comme agent de voyages, restent en tension car le public est jeune et change souvent d’orientation. Malgré tout, le bilan 2025 des agences a été solide et globalement positif.
Nous travaillons également à l’adéquation entre le BTS Tourisme, les titres professionnels et les besoins réels des entreprises.
Depuis début 2026, nous tentons de monter des formations adaptées, intégrables en alternance, apprentissage ou contrat de professionnalisation.
Un marché toujours volatil
TourMaG - Quelles sont vos priorités pour 2026 ?
Isabelle Maimbourg : Deux sujets majeurs : l’accompagnement sur l’IA et l’adéquation de l’offre de formation aux besoins des entreprises.
En parallèle, nous poursuivons nos missions habituelles : trouver des financements, accompagner les parcours professionnels et maintenir les recrutements et la formation pour éviter une pénurie de compétences.
TourMaG - Pouvez-vous rappeler vos dispositifs principaux ?
Isabelle Maimbourg : Nous avons quatre dispositifs majeurs via l’opérateur de compétences : l’alternance à travers les contrats de professionnalisation et apprentissage, ensuite le plan de développement des compétences pour les entreprises de moins de 50 salariés.
Les contributions conventionnelles, elles, sont peu utilisées dans le tourisme.
Enfin, les versements volontaires par les entreprises, permettant de cofinancer des parcours de formation.
Nous avons obtenu un Fonds Social Européen (FSE) de 7,5 millions d’euros pour accompagner 50 % du coût des parcours. Il nous reste à date un peu moins d'1,6 million jusqu'à mars-avril 2026.
Le plan de développement des compétences, lui, correspond à environ 40 millions d’euros pour toutes les entreprises, pas uniquement des agences.
TourMaG - Un dernier mot sur les projets et actions concrètes ?
Isabelle Maimbourg : Il est crucial que les agences continuent à investir dans le recrutement et la formation.
Le marché du travail reste volatil, et les financements se raréfient. Maintenir une dynamique d’apprentissage et d’innovation est indispensable pour sécuriser l’avenir de la branche.
Isabelle Maimbourg : Deux sujets majeurs : l’accompagnement sur l’IA et l’adéquation de l’offre de formation aux besoins des entreprises.
En parallèle, nous poursuivons nos missions habituelles : trouver des financements, accompagner les parcours professionnels et maintenir les recrutements et la formation pour éviter une pénurie de compétences.
TourMaG - Pouvez-vous rappeler vos dispositifs principaux ?
Isabelle Maimbourg : Nous avons quatre dispositifs majeurs via l’opérateur de compétences : l’alternance à travers les contrats de professionnalisation et apprentissage, ensuite le plan de développement des compétences pour les entreprises de moins de 50 salariés.
Les contributions conventionnelles, elles, sont peu utilisées dans le tourisme.
Enfin, les versements volontaires par les entreprises, permettant de cofinancer des parcours de formation.
Nous avons obtenu un Fonds Social Européen (FSE) de 7,5 millions d’euros pour accompagner 50 % du coût des parcours. Il nous reste à date un peu moins d'1,6 million jusqu'à mars-avril 2026.
Le plan de développement des compétences, lui, correspond à environ 40 millions d’euros pour toutes les entreprises, pas uniquement des agences.
TourMaG - Un dernier mot sur les projets et actions concrètes ?
Isabelle Maimbourg : Il est crucial que les agences continuent à investir dans le recrutement et la formation.
Le marché du travail reste volatil, et les financements se raréfient. Maintenir une dynamique d’apprentissage et d’innovation est indispensable pour sécuriser l’avenir de la branche.

















