Après l’aéroport, c’est au cœur de l’hôtel Caumont - Centre d’Art à Aix-en-Provence, que Marseille Provence Croisière a rassemblé près d’une centaine de participants pour son traditionnel workshop, jeudi 29 janvier 2026.
Les conférences du matin ont laissé place, l'après-midi, à la visite du lieu, suivie d'une série de rencontres plus confidentielles entre sept tour-opérateurs spécialistes de l’organisation d’excursions pour les passagers maritimes et fluviaux en Provence, et de potentiels nouveaux partenaires (hôteliers, restaurateurs, domaines viticoles, etc.).
Des rencontres directes et personnalisées, qui ont permis aux entreprises locales de mieux comprendre les besoins des compagnies et de présenter des offres adaptées aux différentes typologies de voyageurs.
« C’est un véritable travail d’analyse, de recherche de prestataires et de compréhension des attentes des compagnies. Tout est pensé pour que chaque escale soit qualitative, enrichissante pour le passager et bénéfique pour nos partenaires locaux », a indiqué Jacques Hardelay, le président de Marseille Provence Croisière.
Les conférences du matin ont laissé place, l'après-midi, à la visite du lieu, suivie d'une série de rencontres plus confidentielles entre sept tour-opérateurs spécialistes de l’organisation d’excursions pour les passagers maritimes et fluviaux en Provence, et de potentiels nouveaux partenaires (hôteliers, restaurateurs, domaines viticoles, etc.).
Des rencontres directes et personnalisées, qui ont permis aux entreprises locales de mieux comprendre les besoins des compagnies et de présenter des offres adaptées aux différentes typologies de voyageurs.
« C’est un véritable travail d’analyse, de recherche de prestataires et de compréhension des attentes des compagnies. Tout est pensé pour que chaque escale soit qualitative, enrichissante pour le passager et bénéfique pour nos partenaires locaux », a indiqué Jacques Hardelay, le président de Marseille Provence Croisière.
Autres articles
-
Oran, Séville, Orly : Transavia booste son offre au départ de Marseille
-
Marseille : les travaux de la Ligne Nouvelle Provence Côte d’Azur (LNPCA) officiellement lancés
-
Air France va-t-elle s'attaquer de nouveau aux bases de province ?
-
Décarbonation, immobilier : l'aéroport Marseille - Provence joue la carte de la diversification
-
La Selectour Academy embarque avec sa nouvelle promo d’alternants (Vidéo)
Marseille Provence Croisière a renoué le dialogue avec la mairie
Avec son plan Horizon 2030, le nouveau président souhaite plus que jamais instaurer un dialogue avec les autorités locales, et notamment la mairie de Marseille. Ce qu’il est parvenu à faire, dans une certaine mesure, même si, aujourd’hui, la situation se retrouve quelque peu en stand-by, compte tenu des prochaines élections municipales.
« Nos relations sont normales, sans aucune animosité. La connexion des navires à quai - qui interviendra d’ici quelques semaines - représente, pour eux, un élément extrêmement important, tout comme l'impact économique sur lequel nous travaillons.
Je ne remets pas en cause leur opinion sur la croisière, je ne leur demande pas d'adorer la croisière, mais je reste assez confiant sur le fait que l’on arrive à dialoguer sur des sujets de base et à trouver des points d'accord, intelligemment ».
Autocars, signalétique... de nombreux sujets à résoudre
Une partie des forces vives de Marseille Provence Croisière lors du workshop 2026 à Aix-en-Provence - Photo : A.B.
Et les sujets sont nombreux ! « Nous devons mettre au point un programme coordonné, cohérent, avec tous les acteurs, poursuit Jacques Hardelay.
Nous devons trouver des solutions pour améliorer l'expérience client, car celle-ci ne démarre pas au moment où le croisiériste atteint la passerelle du navire. Il arrive en voiture, en train. Quand il se trouve à la gare, il n’y a aucune signalétique, aucun parcours pour le guider ».
Autre sujet brûlant : la question des autocars, interdits de circulation dans certains endroits du centre-ville de Marseille.
Le président de Marseille Provence Croisière évoque des solutions, comme organiser des zones de parking en suivant l'exemple de Paris, ou bien autoriser le stationnement uniquement certains mois de l’année, ou encore faire payer les touristes qui se rendent dans des sites très (trop) fréquentés. Une navette entre le Mucem et le Vieux Port est aussi en réflexion.
« Le souci, c’est que nous sommes face à une jungle administrative entre la mairie, la métropole, la RTM, etc. Ils n’arrivent pas toujours à s’accorder sur les limites de responsabilité des uns et des autres.
C’est la même chose sur les questions de sécurité et de propreté, pour lesquelles les croisiéristes se plaignent.
Néanmoins, il va falloir affronter tous ces sujets-là, pour avancer et non pas pour condamner. A chaque fois qu’un obstacle pourra être résolu, il faudra que tous les participants coopèrent. Quand vous coopérez, vous n'avez aucun problème », ajoute-t-il.
Nous devons trouver des solutions pour améliorer l'expérience client, car celle-ci ne démarre pas au moment où le croisiériste atteint la passerelle du navire. Il arrive en voiture, en train. Quand il se trouve à la gare, il n’y a aucune signalétique, aucun parcours pour le guider ».
Autre sujet brûlant : la question des autocars, interdits de circulation dans certains endroits du centre-ville de Marseille.
Le président de Marseille Provence Croisière évoque des solutions, comme organiser des zones de parking en suivant l'exemple de Paris, ou bien autoriser le stationnement uniquement certains mois de l’année, ou encore faire payer les touristes qui se rendent dans des sites très (trop) fréquentés. Une navette entre le Mucem et le Vieux Port est aussi en réflexion.
« Le souci, c’est que nous sommes face à une jungle administrative entre la mairie, la métropole, la RTM, etc. Ils n’arrivent pas toujours à s’accorder sur les limites de responsabilité des uns et des autres.
C’est la même chose sur les questions de sécurité et de propreté, pour lesquelles les croisiéristes se plaignent.
Néanmoins, il va falloir affronter tous ces sujets-là, pour avancer et non pas pour condamner. A chaque fois qu’un obstacle pourra être résolu, il faudra que tous les participants coopèrent. Quand vous coopérez, vous n'avez aucun problème », ajoute-t-il.
Les terminaux de croisière, à revoir ?
Cette stratégie est aussi valable sur le port de Marseille.
Même si des avancées ont eu lieu, comme la mise en place d’un système de transport des croisiéristes dans l'enceinte portuaire, de nombreux points d’amélioration sont à revoir urgemment, de l’avis des professionnels présents au workshop.
« Faire entrer des cars sur le port peut s’avérer très compliqué, témoigne l’un d’entre eux. On a beau envoyer toutes les informations, le nom des chauffeurs, les plaques d'immatriculation et tout valider la veille… le lendemain, les autocars se retrouvent bloqués devant la barrière et personne n'est au courant. ».
Une autre professionnelle évoque la difficulté pour ces mêmes autocars de stationner dans l’enceinte du port. Plusieurs, enfin, soulignent l’état du MPCT. Etouffant l’été - il n’est pas équipé de la climatisation -, glacial l’hiver, sans même une machine à café, une boutique... Des conditions qui contrastent, notamment, face au terminal de MSC Croisières à Barcelone.
« Effectivement, certains aménagements basiques pourraient être faits, comme une meilleure signalétique, et ne le sont pas. Mais des choses sont à l’étude, bien que je n'en connaisse pas le détail », indique, pour sa part, Jacques Hardelay.
Il souligne néanmoins : « la voie pour faire passer les autocars a permis de transporter 700 000 passagers en 2025 en dehors du trafic habituel. C'est extraordinaire pour tout le monde. »
Quant au J4, près du Mucem, le terminal « en dur » est attendu pour 2028 ou 2029. Toutefois, des travaux de rafraichissement sont annoncés ces prochaines semaines pour améliorer le terminal provisoire, qui se résume à un quai et un préfabriqué.
Une course contre la montre, alors que les premiers passagers d’Orient Express Sailing Yachts sont attendus dès le mois de juin.
Même si des avancées ont eu lieu, comme la mise en place d’un système de transport des croisiéristes dans l'enceinte portuaire, de nombreux points d’amélioration sont à revoir urgemment, de l’avis des professionnels présents au workshop.
« Faire entrer des cars sur le port peut s’avérer très compliqué, témoigne l’un d’entre eux. On a beau envoyer toutes les informations, le nom des chauffeurs, les plaques d'immatriculation et tout valider la veille… le lendemain, les autocars se retrouvent bloqués devant la barrière et personne n'est au courant. ».
Une autre professionnelle évoque la difficulté pour ces mêmes autocars de stationner dans l’enceinte du port. Plusieurs, enfin, soulignent l’état du MPCT. Etouffant l’été - il n’est pas équipé de la climatisation -, glacial l’hiver, sans même une machine à café, une boutique... Des conditions qui contrastent, notamment, face au terminal de MSC Croisières à Barcelone.
« Effectivement, certains aménagements basiques pourraient être faits, comme une meilleure signalétique, et ne le sont pas. Mais des choses sont à l’étude, bien que je n'en connaisse pas le détail », indique, pour sa part, Jacques Hardelay.
Il souligne néanmoins : « la voie pour faire passer les autocars a permis de transporter 700 000 passagers en 2025 en dehors du trafic habituel. C'est extraordinaire pour tout le monde. »
Quant au J4, près du Mucem, le terminal « en dur » est attendu pour 2028 ou 2029. Toutefois, des travaux de rafraichissement sont annoncés ces prochaines semaines pour améliorer le terminal provisoire, qui se résume à un quai et un préfabriqué.
Une course contre la montre, alors que les premiers passagers d’Orient Express Sailing Yachts sont attendus dès le mois de juin.
L'image de la croisière à Marseille s'améliore
Malgré les points de blocage et les chantiers à lancer, Jacques Hardelay reste positif. « Globalement, nous sommes dans une phase favorable, en ce sens que les bateaux vont être connectés - et par conséquent l'image de la croisière va beaucoup évoluer - et que les chiffres sont en croissance*, résume-t-il.
Je crois beaucoup au dialogue. J'ai toujours fait ça dans ma carrière et ça marche à tous les coups. Et puis, Marseille et la Provence ont un tel potentiel ! Vous n'avez pas deux escales en Europe comme ça ».
Soulagé d’un poids avec le branchement à quai, Marseille Provence Croisière peut désormais se tourner vers d’autres sujets : le développement de la croisière fluviale, mais aussi les questions d’approvisionnement des bateaux en produits locaux, ou encore la problématique des déchets et du recyclage.
L’association sera aussi présente ce jeudi 5 février sur le salon Euromaritime, à Marseille, pour dresser le bilan de la Charte croisière durable en Méditerranée, avec la CLIA et le Ministre des Transports, Philippe Tabarot.
L’an prochain, à la même époque, elle prévoit également d’organiser à nouveau le Blue Maritime Summit, en y incluant de nouveaux ports français du pourtour méditerranéen. Un sacré boulot à l'horizon !
Je crois beaucoup au dialogue. J'ai toujours fait ça dans ma carrière et ça marche à tous les coups. Et puis, Marseille et la Provence ont un tel potentiel ! Vous n'avez pas deux escales en Europe comme ça ».
Soulagé d’un poids avec le branchement à quai, Marseille Provence Croisière peut désormais se tourner vers d’autres sujets : le développement de la croisière fluviale, mais aussi les questions d’approvisionnement des bateaux en produits locaux, ou encore la problématique des déchets et du recyclage.
L’association sera aussi présente ce jeudi 5 février sur le salon Euromaritime, à Marseille, pour dresser le bilan de la Charte croisière durable en Méditerranée, avec la CLIA et le Ministre des Transports, Philippe Tabarot.
L’an prochain, à la même époque, elle prévoit également d’organiser à nouveau le Blue Maritime Summit, en y incluant de nouveaux ports français du pourtour méditerranéen. Un sacré boulot à l'horizon !
* Le port de Marseille a enregistré 660 escales en 2025 et 2,6 millions de passagers croisière accueillis, soit une progression de 8% par rapport à 2024. Le trafic se répartit entre 1,9 million de passagers en escale transit et 680 000 passagers tête de ligne (embarquant/débarquant).








Publié par Anaïs Borios 















