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Coup d'envoi de la Semaine des métiers du tourisme, pour casser les "aprioris" et recruter

La 4e édition se tient du 2 au 8 février 2026


Serge Papin, ministre du Tourisme, a donné, ce mardi 27 janvier 2026 à Angers, le coup d'envoi de la 4e Semaine des métiers du tourisme, qui a pour parrain le chef Juan Arbelaez. Cet évènement, prévu du 2 au 8 février, vise à promouvoir les formations et les métiers du secteur, auprès des jeunes, des demandeurs d'emplois et des personnes en reconversion professionnelle. Pour l'heure, 1 300 événements labellisés sont programmés, mais la DGE espère franchir le cap des 3 000 événements, et voir se concrétiser entre 15 000 à 20 000 recrutements.


Rédigé par le Mardi 27 Janvier 2026

Serge Papin : "On peut ainsi commencer sa carrière comme réceptionniste de nuit en gagnant plus de 2 000 euros par mois et devenir quelques années plus tard, directeur d’hôtel et avoir un salaire de 4000 euros" - DepositPhotos.com, macniak
Serge Papin : "On peut ainsi commencer sa carrière comme réceptionniste de nuit en gagnant plus de 2 000 euros par mois et devenir quelques années plus tard, directeur d’hôtel et avoir un salaire de 4000 euros" - DepositPhotos.com, macniak
C'est devenu un rendez-vous annuel pérenne. La Semaine des métiers du tourisme est de retour pour une 4e édition, du 2 au février 2026, avec une tolérance pour les événements organisés à partir du 26 janvier et jusqu'au 1er mars 2026, et une extension jusqu'au 26 avril pour la Corse et les Outre-Mer.

Ce mardi 27 janvier 2026, en déplacement à Angers pour un événement organisé par INNTO France, le réseau des instituts universitaires de tourisme, le ministre du Tourisme Serge Papin, en a donné le coup d'envoi. "La France est une grande Nation de tourisme : il faut en être fiers et il faut le rester !

Et pour cela il faut attirer de nouveaux talents vers ces filières qui font battre le cœur de notre économie. Trop de stéréotypes, d’aprioris demeurent sur ces métiers du tourisme. Il faut les battre en brèche et montrer toutes les opportunités qu’offre le secteur touristique.

C’est ce que nous continuerons de faire à travers cette nouvelle édition de la Semaine des métiers du tourisme. Bravo à tous les professionnels qui promouvront leur savoir-faire. Je suis convaincu que le succès sera de nouveau au rendez-vous"
, a déclaré Serge Papin selon un communiqué officiel.

Déjà 1 300 évènements seront organisés dans toute la France - référencés et géolocalisés sur une cartographie - et d'autres seront ajoutés courant février et mars. La Direction générale des Entreprises (DGE), à l'origine de la tenue de l'événement, espère atteindre le cap des 3 000 initiatives et voir se concrétiser entre 15 000 à 20 000 recrutements.

Lire aussi : Témoignages d'étudiants : Pourquoi ont-ils choisi le tourisme ?

La manifestation s'adresse aux jeunes et aux demandeurs d’emploi, ainsi qu'aux personnes en reconversion professionnelle.

Elle vise à leur faire découvrir la grande diversité des professions et formations du tourisme et les nombreuses opportunités de carrière qui en découlent.

Il faut dire que malgré les 100 millions de visiteurs internationaux accueillis en France en 2024 et les près de 2 millions d’emplois directs et indirects que le tourisme génère sur l’ensemble du territoire, le secteur peine toujours à recruter, "les métiers du tourisme étant encore trop souvent perçus comme des emplois pénibles, peu qualifiés, précaires et de court terme, souligne le ministère du tourisme dans son communiqué.

Au 3e trimestre 2025, plus de 60 000 emplois étaient vacants dans les entreprises de l’hébergement-restauration et 50% des projets d’emploi pour l’année étaient considérés comme des recrutements difficiles à effectuer".

Lire aussi : Classement 2025 : quelles sont les meilleures écoles de tourisme et hôtellerie ?

Extrait du discours prononcé par Serge Papin, ministre des Petites et Moyennes entreprises, du Commerce, de l’Artisanat, du Tourisme et du Pouvoir d’achat, lors du lancement de la 4e édition de la Semaine des métiers du tourisme 2026 à Angers.

"Des formations d’excellence aux métiers du tourisme, du CAP au Master, la France en regorge.

Mais que le mot excellence ne vous fasse pas peur. Ces formations sont accessibles à tous, quel que soit votre âge, votre parcours, votre point de départ
. [...] Pour choisir, il faut aussi connaître. Soyez curieux, et profitez de cet événement pour aller voir les entreprises et les écoles du tourisme sur leurs stands.

Au-delà de cette semaine des métiers du tourisme, plus de 1 300 évènements, et encore bien d’autres à venir, sont organisés partout en France jusqu’au 1er mars. Allez consulter la carte des évènements afin de rencontrer des professionnels du secteur et découvrir plus en détails leurs métiers et les formations permettant d’y accéder. Posez-leur vos questions, dites-leur vos doutes, vos hésitations. Ils sont là pour vous.

A votre âge, quand on pense à son avenir, je crois qu’on a souvent trois grands doutes, trois grandes peurs.

1. La peur de devoir choisir un métier dans lequel on resterait pendant 50 ans. La bonne nouvelle, c’est que choisir la filière du tourisme, c’est choisir la possibilité de bouger : de bouger de lieu, mais aussi de changer de métier.

Car il y a une telle diversité de professions que l’on peut très bien passer d’employé dans un restaurant sur la côte Atlantique à manager d’un hôtel dans les Alpes, de guide dans un château en Anjou à responsable d’une agence de voyage à l’autre bout du monde.

Ne serait-ce que dans le domaine de la mer, on peut choisir de travailler dans un hôtel-restaurant sur le littoral, de devenir sauveteur-nageur, ou encore de travailler dans le nautisme ou la plaisance. Une diversité qu’on retrouve rarement dans les autres domaines.

2. La deuxième peur, c’est celle de ne pas bien gagner sa vie. Soyons clairs : s’il y a bien un métier où tu peux être sûr d’avoir un job à la fin de tes études, d’aller loin, et de bien gagner ta vie parce que tu es doué, parce que tu fais tes preuves en bossant, c’est le tourisme.

Le travail paye, et paye bien dans tous ces métiers où l’on est en relation avec les clients, où l’on peut facilement être remarqué quand on fait bien son travail, et connaître une véritable ascension sociale et professionnelle.

On peut ainsi commencer sa carrière comme réceptionniste de nuit en gagnant plus de 2 000 euros par mois et devenir quelques années plus tard, directeur d’hôtel et avoir un salaire de 4000 euros - ou encore être animateur dans un club de vacances et passer quelques années après responsable du club.

C’est aussi ça, le tourisme : des parcours humains, des carrières où l’ascenseur social est encore en marche, et peut aller très vite.

Pourtant, quand on réfléchit à l’après, on ne pense pas forcément à ces métiers, mais plutôt aux formations traditionnelles à l’université. Elles sont évidemment importantes, et j’encourage ceux qui s’y sentent appelés à s’y engager.

Mais n’oubliez pas que d’autres domaines existent. D’autres domaines qui ont de l’avenir, qui recrutent et où vous pourrez avoir de très belles carrières. Combien compte-t-on aujourd’hui de jeunes diplômés du supérieur qui ne trouvent pas de job, après parfois de longues études à l’université ? Alors que dans le secteur de l’hôtellerie café restauration, il y avait encore l’an dernier pas moins de 61 000 postes non pourvus.

Et même avec la révolution de l’intelligence artificielle, les métiers du tourisme ne vont pas disparaître. Au contraire : de nouveaux métiers émergent liés au numérique. Car la mer, la montagne, notre patrimoine ne sont pas délocalisables.

Mais aussi car la France, rappelons-le, est et demeure le pays le plus visité au monde. Des millions de touristes étrangers viennent dans notre pays pour découvrir la beauté de nos paysages, de nos plages, de nos campagnes, de nos montagnes, et la richesse de notre patrimoine : nos musées, nos châteaux, nos églises, nos vignes, nos fermes, nos sites archéologiques… Et ce n’est pas près de s’arrêter.

3. Enfin, la dernière peur, c’est peut-être celle du bullshit job, du métier où l’on s’ennuie, du métier qui n’a pas de sens. Je le sais bien : parfois, le plus dur quand on entre dans la vie professionnelle – mais déjà quand on est au collège ou au lycée -, c’est le matin. C’est de trouver la motivation de sortir de son lit pour aller travailler, de ne pas avoir la flemme.

Je peux vous assurer d’une chose : quand on bosse dans le tourisme, dans un cadre parfois paradisiaque, à la mer ou à la montagne, la motivation, on la trouve facilement le matin. Quand on sait qu’on fait un métier qui a du sens, on n’a pas de mal à sortir de la couette. Car rares sont les métiers qui permettent de gagner sa vie en créant des souvenirs pour les autres. Rares sont les métiers où on a un rôle d’ambassadeur de la France.

Mes chers amis,

Prenez cette semaine comme une occasion rare : celle de découvrir des métiers, au-delà des clichés que l’on peut parfois avoir à leur sujet. Mais peut-être aussi celle de découvrir une envie, un déclic, un avenir possible.

Être un touriste dans la vie, ce n’est pas une vocation. Mais faire du tourisme un métier, ça peut tout à fait en être une".

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