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Saison 2 Omicron - Année de la marmotte… le retour ? 🔑

L'Editorial de Jean da Luz



Allons-nous retomber dans les mêmes travers qu'en 2020 ? Face au nouveau variant Omicron, la radicalité des décisions fait peur. L'Afrique du Sud qui a joué le jeu en alertant les autorités sanitaires se retrouve aujourd'hui isolée, esseulée et se demande si elle a fait le bon choix. Par ailleurs, l'Europe une fois encore, n'est pas en mesure de gérer la problématique sanitaire. Voilà de quoi inquiéter pour les mois à venir en fonction du profil de ce nouveau variant.


Rédigé par le Dimanche 28 Novembre 2021

Face au nouveau variant Omicron, la radicalité des décisions fait peur. /crédit DepositPhoto
Face au nouveau variant Omicron, la radicalité des décisions fait peur. /crédit DepositPhoto
Vous l’aviez redouté, la coronavirus l’a fait : le variant sud-africain Omicron connu aussi par son petit nom de B1.1.529 (nettement moins sexy) affole la planète depuis quelques jours.

Plusieurs Etats, France comprise, ont aussitôt interrompu toutes leurs communications avec l’Afrique australe.

Inutilement ? Pas impossible car, une fois de plus, force est de constater que le coronavirus et ses variants voyagent sans visa et sans passeport.



Par ailleurs, s’il semble davantage contagieux, rien ne démontre qu’il soit plus virulent, selon les premières constatations des spécialistes.

Cela demande bien entendu à être vérifié.

Bref. On ne sait pas quand ni où, mais il a d’ores et déjà débarqué en Europe. On le signale un peu partout, de Bruxelles à Londres en passant par l’Outre-rhin. Probablement qu'il ne devrait pas tarder chez nous, sauf s'il nous fait le coup du nuage radioactif de Tchernobyl...

Il paraît que “l’histoire ne se répète jamais mais que ses rendez-vous se ressemblent”, disait quelqu’un.

Bien qu’il soit prématuré de se prononcer sur la justesse de cette citation, depuis quelques jours nous avons la sensation d’avoir déjà vécu ce moment là.

L'Omicron un variant redoutable ?

Et ce n’est peut-être que le début… Souvenez-vous il y a quelques mois à peine : l’arrivée d’un virus dénommé covid-19, la pagaille internationale semée par des initiatives malheureuses, la cacophonie d’une Union dont chaque membre avançait masqué pour mieux tirer son épingle du jeu sans se préoccuper de ses voisins ni de la rationalité de ses décisions...

Bref, une Désunion européenne qui démontrait, s’il en était besoin, la fragilité du sentiment d’appartenance.

Avons-nous appris de cette situation ? Que nenni. Les mêmes causes provoquant les mêmes effets, l’Europe censée rassembler sur différentes thématiques, ne dispose pas des outils juridiques nécessaires pour contraindre en matière de santé publique.

Elle est en mesure de décider du calibre des olives de table en provenance des Etats-membres, de la taille minimale des poissons que l’on peut capturer dans ses filets, mais sur la pandémie, sa gestion et sa réglementation c’est macache oualou. C’est ballot, non ?

Et si nous devions une nouvelle fois enrichir les laboratoires parce que Omicron disqualifie l'efficacité de leurs vaccins, il y a fort à parier que ce ne sera pas mieux. Chacun fera une fois encore cavalier seul et surenchérira pour obtenir les meilleures conditions et délais de livraison.

Omicron : donner aux pays tiers les moyens de se faire vacciner

Emmanuel Macron qui prendra début janvier la présidence de l’Union se saisira-t-il de ce dossier et aura-t-il les moyens de le faire avancer ?

Nous verrons mais le “chacun pour soi” n’est pas la meilleure stratégie pour faire face à la pandémie actuelle et à celles à venir. Car, hélas, trois fois hélas, les scientifiques nous promettent encore du sang et des larmes dans les mois et les années à venir.

L’autre priorité c’est de donner aux pays tiers les moyens de se faire vacciner. Nous ne nous sauverons pas tous seuls face aux virus agressifs. A quoi sert une prophylaxie qui ne soigne que les effets sans s’attaquer aux causes avec des campagnes de vaccination massive ?

Si rien n’est fait en ce sens, le tourisme international sera de nouveau le grand perdant de ces failles législatives et institutionnelles.

Cette industrie dont la crise actuelle a mis en avant le poids économique et les conséquences dramatiques sur l’emploi, a besoin de circuler, de s’affranchir des tracasseries administratives et sanitaires pour pouvoir croître et prospérer.


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Jean Da Luz L'éditorial de Jean Da Luz Directeur de la rédaction - TourMaG.com
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