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UFC-Que Choisir : "Le consommateur doit toujours avoir la possibilité d’exiger le remboursement de son voyage"

Les associations de consommateurs vent debout contre l'à-valoir...



Dans un article intitulé "Remboursement des voyages Flexibilité oui, mais pas à n’importe quel prix !", UFC que choisir rappelle fermement sa position et son opposition au principe du non-remboursement : "Le consommateur doit toujours avoir la possibilité d’exiger le remboursement de son voyage."


Rédigé par La Rédaction le Samedi 21 Mars 2020

C'est pas gagné...

Tandis que les professionnels essayent vaille que vaille de sauver ce qui peut l'être encore, les associations de défense du consommateur n'en démordent pas. Pour elles, "Le consommateur doit toujours avoir la possibilité d’exiger le remboursement de son voyage."

Dans un article daté du 17 mars, UFC-Que Choisir rappelle fermement sa position.

(...) Dans un esprit de responsabilité, qui concerne aussi les compagnies d’assurances, l’UFC-Que Choisir et la CLCV sont ouvertes à des alternatives au remboursement mais à deux conditions impératives :

- Le consommateur doit toujours avoir la possibilité d’exiger le remboursement de son voyage.

- Les contre-propositions offertes aux consommateurs doivent être crédibles et sérieuses et ne sauraient se limiter au seul report, parfois impraticable (limitation des congés, destination non propice selon la saison)


Dans un esprit constructif et soucieuse de défendre les intérêts des consommateurs sans nuire à l’économie, l’UFC-Que Choisir et la CLCV proposent que soit systématiquement proposé une alternative crédible en cas de voyage annulé, à savoir un avoir, sur 18 mois minimum, permettant d’organiser, dans une temporalité raisonnable, un nouveau voyage vers la destination de son choix, ou un report avec un remboursement d’au moins 10 % du prix du voyage, le consommateur restant libre d’exiger le remboursement.

Un à valoir de 18 mois minimum

Sous la seule réserve de ces avancées par rapport au cadre actuel permettant aux consommateurs d’envisager sérieusement une autre solution que le remboursement, nos associations ne manqueront pas de les inviter à privilégier ces options économiquement moins impactantes.

Rappelons que les professionnels du tourisme attendent toujours comme le Messie, l'ordonnance de Bercy (arrivée prévue cette semaine) leur permettant de proposer aux clients un à-valoir sur 12 mois.

Cette solution a été appliquée en Italie avec un certain succès.

Le bras de fer professionnels-consommateurs est à son comble à la veille de la publication de ce texte.

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Commentaires

1.Posté par voyageur le 21/03/2020 19:22
ufc que choisir défend les clients dans le cadre de la loi,

la pression des professionnels du voyage pour changer ce cadre à leur avantage est compréhensible mais il se fait au dépend des clients qui ont souvent économisé toute une année pour pouvoir s'offrir quelques jours de vacances, et pour certains un a-valoir pour 12 mois ne les intéresse pas.

il ne suffit pas de préserver SEULEMENT l'intêret des pros du voyage aux dépens du clients, d'autant plus qu'en Italie, cette mesure n'a pas été bien accueillie par les clients, et le nombre de procès à l'encontre des pros du voyage risque d'augmenter si vous ne faites pas preuve de flexibilité, ca se paiera à un moment ou un autre... ATTENTION. A NE PAS VOULOIR LE BEURRE ET L'ARGENT DU BEURRE

2.Posté par Comi le 22/03/2020 09:51
Article qui a du sens mais qui aimerait la chute inévitable de l’ensemble du secteur.

Je suis TO spécialisé dans les groupes étudiants et A ce jour, on se devrait de rembourser plus de 250k€ sur les séjours de mars et avril. Sans parler de perte de marge, je suis dans l incapacité totale de remboursement.

Pourquoi ne pas essayer de partir sur des compromis où l agence propose un report tout en remboursant 50%,40%,30%?

Je sais pas si cela est applicable pour tous mais cela pourrait peut être plus facilement acte par le gouvernement.

Concernant mon activité, cela me
Permettrait de survivre.

3.Posté par christian MOLHERAC le 23/03/2020 00:58
Bonjour,
Il faut laisser le choix au client entre l’avoir et le remboursement, en effet, personnellement je ne pourrai pas prévoir un nouveau voyage dans l'année qui suit l'annulation, du coup je vais perdre mon avoir.
Pourtant quand j'ai signé pour mon séjour au forfait, j'avais bien conscience de la garantie que cela comportait.
Cette ordonnance, si elle voit le jour entraînerait ce que l'on appelle communément un vol qualifié.
Je ne manquerais pas de saisir le médiateur du tourisme et de contacter si nécessaire un avocat.
Cordialement

4.Posté par belleetrebelle le 23/03/2020 10:07
Encore une fois, je constate l'égoïsme de nos concitoyens. Face à cette crise, nous devons faire preuve d'union nationale ! soutenir nos entreprises... Proposer un avoir valable 1 an est totalement acceptable.
UFC QUE CHOISIR devrait enlever ses oeillères juridiques et adapter son discours à cette situation inédite. Consommateurs, Vous qui contestez, menacez, vous appréciez sans doute toutes les mesures gouvernementales prises en votre faveur, vous trouvez NORMAL votre chômage partiel payé à ou presque 100 %, vos congés maladie sans jours de carence etc...alors pour une fois, compatissez et participez à la sauvegarde de nos entreprises et particulièrement les entreprises du voyage, car, à ma connaissance il n'y as pas d'autre secteur qui protège autant le consommateur.. et de manière bien excessive ! Puisque vous avez le temps en ce moment , lisez les...

5.Posté par marc le 23/03/2020 11:48
en Belgique la ministre est passé outre aux récriminations des associations de consommateurs
et un arrêté royal permet un a valoir sans possibilité pour le client d'ester en justice

6.Posté par COCOM le 23/03/2020 16:07
Un avoir de 12 mois n'est pas une bonne solution car pas assez long. Si nous avons acheté notre voyage bien en avance (comme c'est mon cas), cela m'oblige à voyager à une période qui ne m’intéresse pas par rapport à la destination choisie (il faut tenir compte des congés scolaires, du climat, des prix pratiqués sur place suivant les périodes... ). 12 mois n'est pas assez long et il faudra nous faire un avoir et un geste commercial car suivant les périodes le prix du billet d'avion peut être multiplié par 2.

7.Posté par Expedite Mamedy le 23/03/2020 17:47
Personnellement je pencherai pour un choix possible entre avoir et remboursement.

8.Posté par Bernard ROIG le 17/04/2020 21:19
Avoir ou remboursement? Dans le cas d'un depot de bilan du voyagiste quel sera le recours pour les clients. Certainement pas un recours devant le mandataire car il aura vite fait de renvoyer le client en disant qu'il doit régler en priorité l'URSSAF les impôts etc.... Alors qui sera le dindon de la farce?

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