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Voyage d’affaires : le MICE retrouve son niveau d’avant crise 🔑

Retour des gros événements et succès des séminaires



Se rencontrer, renforcer durablement l'appartenance à l'entreprise ou encore tisser des liens… autant de motivations à se réunir autour d’événements, de thématiques, entre collègues ou entre pairs. Dans le contexte de sortie de crise, le segment du MICE profite de ce besoin de se retrouver et permet aux acteurs du MICE de renouer avec les chiffres d’avant crise.


Rédigé par le Vendredi 16 Septembre 2022

L’agence MICE du Grand Ouest, Funbreizh, terminera « vraisemblablement 2022 au-dessus de 2019 » et vise en 2023 une croissance de 30%. -  ©Valiseo x Funbreizh
L’agence MICE du Grand Ouest, Funbreizh, terminera « vraisemblablement 2022 au-dessus de 2019 » et vise en 2023 une croissance de 30%. - ©Valiseo x Funbreizh
La rentrée est toujours l’occasion d’une introspection. Dans le voyage d’affaires, le bilan fait état de la bonne forme du MICE.

« Le segment affaires redémarre. Les entreprises ont besoin de réunir leurs collaborateurs qui sont en télétravail, c’est une nouvelle donne à prendre en compte », constatait Bertrand Poey à la tête d’Amadeus France, lors d’une conférence de presse au début du mois.

Un constat partagé par les acteurs du MICE : « La rentrée se passe particulièrement bien. Et globalement, à part le premier trimestre où les séminaires étaient fortement déconseillés, la reprise a été très forte », note Jean-Vincent Petit, directeur de l’agence réceptive bretonne Funbreizh, dont le champ d'actions s'étend de Brest à Chambord et de Deauville à la Rochelle.

« A la fin septembre, nous aurons réalisé 20% de séminaires d'entreprises en plus qu’en 2019 (245 évènements) sachant que nous attendons encore une dizaine de confirmations. Le nombre de participants moyens à nos séminaires qui était de 50 personnes en 2019 est descendu à 28 personnes en moyenne en 2021, pour remonter à 65 en septembre », précise-t-il.

Même satisfaction au sein du bureau des congrès et des Evènements de Marseille. « L’été, habituellement plutôt calme en MICE a été très bon avec une soixantaine de manifestations, hors mois d’août dont nous n’avons pas encore les chiffres.

La rentrée est bonne comme c’est souvent le cas en septembre - octobre. En 2022, nous devrions égaler voire dépasser les chiffres de 2019 qui étaient déjà sur le secteur du MICE une année historique ! »
se félicitent Maxime Tissot Directeur Général et Pascale Bigot, Responsable du Bureau des Congrès.

A Bordeaux, « les perspectives pour le mois de septembre sont très bonnes, notamment avec le retour de congrès internationaux comme la European Society of Biomaterials qui a réuni 1 500 personnes au début du mois, se réjouit Amélie Déchénais, Directrice du Bordeaux Convention Bureau. Pour la partie Corporate, l'activité a totalement repris, voire augmentée par rapport à 2019.

En revanche, sur le congrès l'activité reste encore légèrement en deçà de 2019, malgré la venue de deux autres congrès d'ampleur sur le mois de septembre : Le 34e Congrès Fédéral COBATY du 15 au 17 septembre (1 050 participants), et les 18es Journées Echo Cardio Bordeaux du 28 au 30 septembre (1 200 participants). »


Télétravail, Covid…. Un fort besoin de renouer des liens entre les équipes

Pourquoi un tel engouement pour le MICE ? Comment expliquer la dynamique de ce segment du voyage d'affaires ?

« Le séminaire d'affaires a glissé d'un besoin de remercier les collaborateurs vers celui de renforcer durablement l'appartenance à l'entreprise, les liens entre les collaborateurs et le "vivre ensemble".

Le télétravail, les conséquences de la COVID sur la vie en entreprise, la manière de concevoir son rapport à la hiérarchie, à l'entreprise elle-même engendre cette nécessité d'organiser des séminaires pour "partager ensemble" »,
analyse Jean-Vincent Petit de Funbreizh.

Preuve de cette envie de se réunir à nouveau, chez Funbreizh les délais moyens de signature sont passés de 45 jours en 2019 à 28 jours en 2022.

Autre axe fort : la RSE. « La valeur des relations et les conditions de travail sont deux de ses engagements. Les séminaires apportent de vraies bonnes réponses », complète-t-il.

Une bonne dynamique qui a encouragé le groupe Salaün Holidays à créer un département spécifique à cette activité avec une marque et une équipe dédiée.

« Nous avons remarqué que nous étions de plus en plus sollicités, par le biais de la Boutique des groupes Salaün Holidays, pour l’organisation de séminaires, congrès ou voyages incentive, explique Michel Salaün, Président du groupe éponyme.

C’est un secteur qui se porte mieux que jamais car pour qu’une entreprise performe, on sait aujourd’hui qu’il est important d’engager et de fédérer ses parties prenantes - clients, partenaires, collaborateurs - lors de moments partagés et conviviaux.

Coût de l’énergie : pas de ralentissement de l’activité

Une ombre au tableau plane sur toute l’économie. Quid de la hausse du prix de l'énergie et de l'inflation sur l’activité ?

A ce jour, Funbreizh ne mesure aucun impact. « Nous avons décidé de ne pas augmenter nos tarifs depuis 2019 et de travailler sur l'optimisation de nos coûts internes et des coûts logistiques avec notamment l’ouverture prochaine des agences de Caen et de la Roche-Sur-Yon qui nous permettent d'être plus proches des lieux de séminaires », explique le dirigeant du réceptif, qui y voit même une opportunité.

« Nombre d'entreprises organisaient leurs séminaires à l'étrangers. Leur démarche RSE et les coûts, notamment de l'énergie les conduisent à se réorienter vers la France, avec des séminaires plus proches de leurs bases, plus respectueux de l'environnement.

Les spécialistes réceptifs MICE, comme nous, ont une vraie carte à jouer avec leurs services, leurs connaissances de leur territoire et leur licence pour proposer des offres clé en main »


Pour le Bureau des Congrès de Marseille, une augmentation des dépenses énergétiques serait synonyme de réduction du budget alloué au MICE.

« Cette rentrée est complexe, entre la guerre en Ukraine, les coûts de l’énergie et l’inflation, et nous allons certainement affronter dans les mois à venir des baisses de budget dans notre activité pour compenser les flambées du cout de l’énergie. Nous commençons à avoir des commentaires sur les tarifs élevés des hôtels », soulignent Maxime Tissot et Pascale Bigot.

Si le Bureau des Congrès de Bordeaux n'a, aujourd'hui, pas constaté de diminution des projets ou du format des événements mettant en cause la hausse du prix de l'énergie et l'inflation, en revanche il ressent une source de tension chez les prestataires, hébergeurs, lieux événementiels.

« Ils doivent jouer sur des marges de plus en plus serrées et dans tous les cas impacter une partie de ces hausses sur les clients. Les relations, au sortir de la crise, sont parfois déjà tendues et ces hausses ne participent pas à les fluidifier », précise Amélie Déchénais, Directrice du Bordeaux Convention Bureau.

Quelles perspectives pour les mois à venir ?

Le besoin de fédérer, de créer du lien, conduisent les entreprises à ne pas restreindre la partie MICE. Les voyants sont assurément au vert pour cette activité, malgré les difficultés économiques.

« Nous finirons vraisemblablement 2022 au-dessus de 2019, malgré les incertitudes économiques et sanitaires. Les perspectives sont très bonnes. Nous visons en 2023 une croissance de 30%. Nous aurons recruté cette année 8 nouveaux collaborateurs, nous serons 25 pour attaquer 2023 », souligne Jean-Vincent Petit, de Funbreizh.

A Marseille, le carnet de réservation est bien rempli. Les perspectives sont « excellentes, avec de nombreux évènements d’entreprises et des gros congrès comme celui de la Mutualité Française (2500 personnes) qui s’est tenu au Parc Chanot du 7 au 9 septembre, en octobre le 118ème congrès des Notaires de France qui va rassembler plus de 4000 personnes et en fin d’année, le congrès de l’AFVAC (association Française des Vétérinaires d’animaux de Compagnie) avec 3000 congressistes sur 4 jours », énumèrent Maxime Tissot, DG et Pascale Bigot, responsable du Bureau des Congrès.

« Pour 2023, nous avons plus de 50 dossiers congrès en cours, et en 2024 déjà 7 confirmés dont 4 de plus de 1000 personnes. De plus, la fermeture définitive de Nice Acropolis annoncée pour la fin d’année nous a déjà fait bénéficier de transferts de congrès sur les années à venir », précisent-ils.

Autre ambition : miser sur les Etats-Unis. « Le dollar a repris de la valeur par rapport à l’Euro et les organisateurs d’événements américains sont friands du Sud de la France. Les USA en loisirs sont par ailleurs revenus cet été, et reviendront donc de plus belle en MICE », remarquent le directeur général et la responsable du Bureau des Congrès marseillais.

Du côte des lieux d’accueil : on vise le développement durable, avec l’accompagnement des acteurs touristiques ou événementiels dans la transition responsable et l’obtention de labels éco-responsable.

Bordeaux veut également développer les rencontres professionnelles et les grands événements à impact positif pour le territoire. Les affaires reprennent…


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Tags : MICE
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