V. Souchaud : "Avec Basalte, j’espère montrer une façon de marcher, qui soit humble et juste pour tout le monde : pour les lieux, pour les habitants, pour les cultures" - Photo : V. Souchaud, Basalte
Si elle a longtemps habité dans des grandes villes, Victoire Souchaud a toujours ressenti, au fond d’elle, l’appel de la montagne.
C’est d’ailleurs dans la Sainte-Victoire qu’elle a développé une passion pour la marche, souvent hors des sentiers battus, alors qu’elle œuvrait au déploiement de Voyage Privé sur le marché autrichien - sa dernière expérience en entreprise « classique ».
Après ça, « j'ai fait un long voyage en van entre les États-Unis et le Panama, qui m’a ouvert d'autres portes, nous explique-t-elle. J'avais envie de réalisation pour moi-même alors je me suis formée ».
Elle a d’abord appris l’art du massage en Thaïlande, passionnée à l’idée de soigner. Puis, elle a passé dix mois à 2 000 mètres d’altitude dans les Alpes vaudoises, en Suisse, à gérer un chalet de montagne de 120 lits, entourée d’une équipe de 5 personnes, avant de publier un livre pour enfants qui parle de… voyages !
C’est d’ailleurs dans la Sainte-Victoire qu’elle a développé une passion pour la marche, souvent hors des sentiers battus, alors qu’elle œuvrait au déploiement de Voyage Privé sur le marché autrichien - sa dernière expérience en entreprise « classique ».
Après ça, « j'ai fait un long voyage en van entre les États-Unis et le Panama, qui m’a ouvert d'autres portes, nous explique-t-elle. J'avais envie de réalisation pour moi-même alors je me suis formée ».
Elle a d’abord appris l’art du massage en Thaïlande, passionnée à l’idée de soigner. Puis, elle a passé dix mois à 2 000 mètres d’altitude dans les Alpes vaudoises, en Suisse, à gérer un chalet de montagne de 120 lits, entourée d’une équipe de 5 personnes, avant de publier un livre pour enfants qui parle de… voyages !
Basalte est né d'un déclic au Népal
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Mais c’est au cours de son dernier voyage au Népal qu’elle a eu « le déclic » de fonder Basalte. « J’y suis partie pour faire du trek, car je me suis rendu compte, au fil de mes expériences, que ce que j'aimais dans la nature, c'était marcher seule, potentiellement hors sentiers, avec mon hamac ou ma tente.
Au Népal, j’ai réalisé que j’aimais aussi aller au sommet des montagnes. J’ai découvert toute cette discipline de l'alpinisme avec des cordes fixes, des crampons, etc. Petit à petit, j'ai commencé à tester des expériences de plus en plus dures et, à chaque fois, j’ai réalisé que j'étais bien. L'Himalaya est devenu mon terrain de jeu ».
L’autre élément déclencheur, c’est la rencontre avec son futur partenaire local. « J'ai rencontré Sudip Lingthep, avec qui j'ai marché et beaucoup échangé sur nos expériences professionnelles respectives. Lui gère une agence de trek sur place. J’ai rapidement pensé qu’il pourrait être mon partenaire et, en rentrant en France, j’ai commencé à créer mon projet, forte de toute cette pulsion créative ».
Basalte est lancé en seulement quelques mois. « Ça a été très simple de monter ce projet, parce que je le porte en moi, dans mon cœur. C'était vraiment fluide ».
Au Népal, j’ai réalisé que j’aimais aussi aller au sommet des montagnes. J’ai découvert toute cette discipline de l'alpinisme avec des cordes fixes, des crampons, etc. Petit à petit, j'ai commencé à tester des expériences de plus en plus dures et, à chaque fois, j’ai réalisé que j'étais bien. L'Himalaya est devenu mon terrain de jeu ».
L’autre élément déclencheur, c’est la rencontre avec son futur partenaire local. « J'ai rencontré Sudip Lingthep, avec qui j'ai marché et beaucoup échangé sur nos expériences professionnelles respectives. Lui gère une agence de trek sur place. J’ai rapidement pensé qu’il pourrait être mon partenaire et, en rentrant en France, j’ai commencé à créer mon projet, forte de toute cette pulsion créative ».
Basalte est lancé en seulement quelques mois. « Ça a été très simple de monter ce projet, parce que je le porte en moi, dans mon cœur. C'était vraiment fluide ».
Une offre co-construite et caritative
Pour obtenir sa garantie financière, Victoire Souchaud se tourne alors vers Arcus Solutions (Accelerant) et reçoit un accueil très favorable.
Depuis l’automne, elle multiplie les prises de contact, en espérant bientôt voir partir les premiers clients. « Je propose cinq treks « socle » sur le Népal, consultables sur mon site. Les autres projets seront des treks « capsule », c’est-à-dire qu'ils seront réalisés une seule fois pour un co-créateur bien précis », explique-t-elle.
Pour concevoir ses voyages, Victoire Souchaud ne se limite pas à proposer une offre construite avec son partenaire DMC. « Je suis dans la co-création avec des personnes qui veulent partager leur passion ou leur discipline en les mêlant à la montagne, et qui souhaitent faire voyager leur communauté dans les règles, poursuit l’entrepreneuse.
Par exemple, un photographe qui amène sa communauté dans les Annapurna, un professeur de yoga, un coach, des alpinistes, des ultra-traileurs…]i » mais qui ne disposent pas d’immatriculation auprès d’Atout France.
Toutefois, son travail ne se résume pas à assurer la partie légale. « Le co-créateur va donner le thème du projet et le porter, autrement dit il va le partager à sa communauté et communiquer dessus. Mais nous allons l’écrire ensemble, tandis que le DMC va gérer l'opération sur place », précise la fondatrice de Basalte.
Autre point essentiel : la construction du voyage implique, en outre, de travailler avec une association locale. « Imaginons qu’on me demande un trek 100% féminin. Dans ce cas-là, je vais trouver une association locale qui œuvre, par exemple, pour la réinsertion professionnelle des femmes au Népal.
Soit le programme du voyage nous permettra de consacrer entre 1 et 3 jours à l’association, soit nous apporterons une aide financière », indique Victoire Souchaud. D’ailleurs, l’un de ses circuits pré-construits prévoit de passer cinq jours dans le sud du Népal pour aider une association à reconstruire une habitation.
Parmi les autres treks mis en ligne, un permet de cheminer avec un moine bouddhiste et de pratiquer la méditation matin et soir ; un autre de découvrir plusieurs activités de haute montagne (vélo, escalade, rafting, etc.) dans le même séjour.
Depuis l’automne, elle multiplie les prises de contact, en espérant bientôt voir partir les premiers clients. « Je propose cinq treks « socle » sur le Népal, consultables sur mon site. Les autres projets seront des treks « capsule », c’est-à-dire qu'ils seront réalisés une seule fois pour un co-créateur bien précis », explique-t-elle.
Pour concevoir ses voyages, Victoire Souchaud ne se limite pas à proposer une offre construite avec son partenaire DMC. « Je suis dans la co-création avec des personnes qui veulent partager leur passion ou leur discipline en les mêlant à la montagne, et qui souhaitent faire voyager leur communauté dans les règles, poursuit l’entrepreneuse.
Par exemple, un photographe qui amène sa communauté dans les Annapurna, un professeur de yoga, un coach, des alpinistes, des ultra-traileurs…]i » mais qui ne disposent pas d’immatriculation auprès d’Atout France.
Toutefois, son travail ne se résume pas à assurer la partie légale. « Le co-créateur va donner le thème du projet et le porter, autrement dit il va le partager à sa communauté et communiquer dessus. Mais nous allons l’écrire ensemble, tandis que le DMC va gérer l'opération sur place », précise la fondatrice de Basalte.
Autre point essentiel : la construction du voyage implique, en outre, de travailler avec une association locale. « Imaginons qu’on me demande un trek 100% féminin. Dans ce cas-là, je vais trouver une association locale qui œuvre, par exemple, pour la réinsertion professionnelle des femmes au Népal.
Soit le programme du voyage nous permettra de consacrer entre 1 et 3 jours à l’association, soit nous apporterons une aide financière », indique Victoire Souchaud. D’ailleurs, l’un de ses circuits pré-construits prévoit de passer cinq jours dans le sud du Népal pour aider une association à reconstruire une habitation.
Parmi les autres treks mis en ligne, un permet de cheminer avec un moine bouddhiste et de pratiquer la méditation matin et soir ; un autre de découvrir plusieurs activités de haute montagne (vélo, escalade, rafting, etc.) dans le même séjour.
« Mon rapport à la montagne est différent »
On est loin du trek pour gravir l’Everest. « Je suis, certes, positionnée sur un secteur de niche, sans pour autant proposer ce que l'on peut voir dans d'autres grosses agences de trek. Mon rapport à la montagne est différent », souligne Victoire Souchaud.
Face aux images d’embouteillages sur le toit du monde ou aux déchets laissés dans les camps de base, l'agente de voyages ne cache pas sa déception. « Cette façon de consommer la montagne, de mettre la performance avant l'humain, n'est pas du tout ma manière de faire. Si un jour, je devais proposer l'Everest, je ne le ferais pas pour ces raisons. Je le ferai pour aller le nettoyer », poursuit-elle.
« Les Népalais, les sherpas, ont un profond respect pour ces lieux. En bas, avant de partir, à chaque fois, ils prient beaucoup ; pas pour leur vie, mais pour les dégâts qu'ils causent à chaque passage. Je me joins à cette vision, parce que c'est vrai qu'on voit beaucoup de touristes qui n'en ont rien à faire, qui arrivent avec tous leurs déchets, qui veulent accomplir leur performance avant tout.
Avec Basalte, j’espère montrer une façon de marcher, qui soit humble et juste pour tout le monde : pour les lieux, pour les habitants, pour les cultures, et remettre le lien du vivant au centre de tout ça. Parce que finalement, la montagne, c'est ce qu'elle nous fait vivre. C'est grâce à la montagne qu'on vit des expériences exceptionnelles. Et pas l'inverse. »
Si le Népal permet à Victoire Souchaud de faire ses armes, l’entrepreneuse étudie déjà des pistes du côté du Pérou, toujours dans cet esprit de co-création. « Je considère vraiment qu'à plusieurs, on est plus impactant, on est plus juste, on réfléchit parfois mieux.
Basalte ne sera jamais un catalogue de trek dénué de sens, où on emmène des gens à la pelle sur les circuits les plus touristiques. Ce n'est pas ma vision ».
Face aux images d’embouteillages sur le toit du monde ou aux déchets laissés dans les camps de base, l'agente de voyages ne cache pas sa déception. « Cette façon de consommer la montagne, de mettre la performance avant l'humain, n'est pas du tout ma manière de faire. Si un jour, je devais proposer l'Everest, je ne le ferais pas pour ces raisons. Je le ferai pour aller le nettoyer », poursuit-elle.
« Les Népalais, les sherpas, ont un profond respect pour ces lieux. En bas, avant de partir, à chaque fois, ils prient beaucoup ; pas pour leur vie, mais pour les dégâts qu'ils causent à chaque passage. Je me joins à cette vision, parce que c'est vrai qu'on voit beaucoup de touristes qui n'en ont rien à faire, qui arrivent avec tous leurs déchets, qui veulent accomplir leur performance avant tout.
Avec Basalte, j’espère montrer une façon de marcher, qui soit humble et juste pour tout le monde : pour les lieux, pour les habitants, pour les cultures, et remettre le lien du vivant au centre de tout ça. Parce que finalement, la montagne, c'est ce qu'elle nous fait vivre. C'est grâce à la montagne qu'on vit des expériences exceptionnelles. Et pas l'inverse. »
Si le Népal permet à Victoire Souchaud de faire ses armes, l’entrepreneuse étudie déjà des pistes du côté du Pérou, toujours dans cet esprit de co-création. « Je considère vraiment qu'à plusieurs, on est plus impactant, on est plus juste, on réfléchit parfois mieux.
Basalte ne sera jamais un catalogue de trek dénué de sens, où on emmène des gens à la pelle sur les circuits les plus touristiques. Ce n'est pas ma vision ».







Publié par Anaïs Borios 












