A Villefranche, l’arrêté limite à un seul navire de plus de 1 300 passagers par jour, et encadre l’activité estivale avec un maximum de 15 escales mensuelles entre le 1er juillet et le 31 août @Deposit-Photos - elvirkin
Le feuilleton des paquebots en rade de Nice et de Villefranche-sur-Mer connaît un tournant. À peine installé, Éric Ciotti, le nouveau maire de Nice, a choisi d’enterrer le conflit opposant la Métropole Nice Côte d’Azur à la préfecture des Alpes-Maritimes sur l’encadrement des escales de croisière.
Une décision qui tranche nettement avec la ligne défendue jusque-là par Christian Estrosi, l'ancien maire et président de la Métropole battu lors des dernières municipales.
Le dossier avait pris une dimension politique et médiatique ces derniers mois. Farouchement opposé aux méga-navires, Christian Estrosi avait multiplié les prises de position, dénonçant des croisières « polluantes » et peu contributrices à l’économie locale.
Une décision qui tranche nettement avec la ligne défendue jusque-là par Christian Estrosi, l'ancien maire et président de la Métropole battu lors des dernières municipales.
Le dossier avait pris une dimension politique et médiatique ces derniers mois. Farouchement opposé aux méga-navires, Christian Estrosi avait multiplié les prises de position, dénonçant des croisières « polluantes » et peu contributrices à l’économie locale.
Croisières à Nice : une séquence tendue sous l’ère Estrosi
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L’ancien maire avait même tenté d’imposer une interdiction des navires de plus de 900 passagers, avant de revoir sa copie en limitant les escales à 65 par an et en excluant les unités de plus de 2 500 passagers à Villefranche-sur-Mer. Une stratégie offensive qui s’était heurtée à l’État.
Saisie, la préfecture avait contesté ces mesures devant le tribunal administratif, obtenant rapidement leur suspension. En réponse, Christian Estrosi avait attaqué l’arrêté préfectoral du 9 décembre, ouvrant un nouvel épisode judiciaire.
Ce texte fixe un cadre précis. Il prévoit une moyenne maximale de 2 000 passagers par jour, avec un plafond exceptionnel de 3 000 passagers lors de certaines escales.
Il limite également à un seul navire de plus de 1 300 passagers par jour, et encadre l’activité estivale avec un maximum de 15 escales mensuelles entre le 1er juillet et le 31 août.
Saisie, la préfecture avait contesté ces mesures devant le tribunal administratif, obtenant rapidement leur suspension. En réponse, Christian Estrosi avait attaqué l’arrêté préfectoral du 9 décembre, ouvrant un nouvel épisode judiciaire.
Ce texte fixe un cadre précis. Il prévoit une moyenne maximale de 2 000 passagers par jour, avec un plafond exceptionnel de 3 000 passagers lors de certaines escales.
Il limite également à un seul navire de plus de 1 300 passagers par jour, et encadre l’activité estivale avec un maximum de 15 escales mensuelles entre le 1er juillet et le 31 août.
La filière maritime salue « un cap important »
Avec Éric Ciotti, le ton change. Le nouveau maire assume une approche plus pragmatique et met fin au contentieux. Il a déclaré à Nice-Matin qu'il juge cet arrêté comme « tout à fait équilibré » et exclut, moqueur, toute action spectaculaire à l’encontre des navires.
Du côté des acteurs économiques, la décision est accueillie favorablement. Nicolas Plumion, président de l’Union Maritime 06, évoque « un cap important » franchi dans les Alpes-Maritimes.
Dans une prise de parole, il salue la fin d’une « polémique stérile » et souligne le réalisme d’une approche fondée sur l’apaisement. Selon lui, l’arrêté inter-préfectoral constitue « une base solide, équilibrée et durable », fruit d’un travail collectif associant préfecture, élus, CCI et organisations professionnelles.
Au-delà du territoire, Nicolas Plumion rappelle que « c’est toute une filière stratégique qui est en jeu », de la croisière à la construction navale, citant notamment les Chantiers de l’Atlantique.
« Après des mois de tensions souvent éloignées des réalités économiques, une évidence s’impose : on ne fait pas une politique maritime avec des postures, mais avec des équilibres », conclut-il.
Du côté des acteurs économiques, la décision est accueillie favorablement. Nicolas Plumion, président de l’Union Maritime 06, évoque « un cap important » franchi dans les Alpes-Maritimes.
Dans une prise de parole, il salue la fin d’une « polémique stérile » et souligne le réalisme d’une approche fondée sur l’apaisement. Selon lui, l’arrêté inter-préfectoral constitue « une base solide, équilibrée et durable », fruit d’un travail collectif associant préfecture, élus, CCI et organisations professionnelles.
Au-delà du territoire, Nicolas Plumion rappelle que « c’est toute une filière stratégique qui est en jeu », de la croisière à la construction navale, citant notamment les Chantiers de l’Atlantique.
« Après des mois de tensions souvent éloignées des réalités économiques, une évidence s’impose : on ne fait pas une politique maritime avec des postures, mais avec des équilibres », conclut-il.



















