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Directive européenne : la limitation des acomptes "est un risque énorme dans le B2B"

Congrès Selectour à Athènes en Grèce


René-Marc Chikli, Président du SETO reste "extrêmement vigilant" sur la volonté de la Commission européenne de limiter les acomptes clients, dans le cadre d'une révision de la directive des voyages à forfait.


Rédigé par le Samedi 26 Novembre 2022

René-Marc Chikli sur le projet de l'Europe de réduire les acomptes clients : "Il faut être extrêmement vigilants car la France est capable d'aller plus loin que la directive nous l'avons vécu sur la responsabilité de plein de droit. Nous avons une chance c'est l'unité de cette profession" - Photo CE
René-Marc Chikli sur le projet de l'Europe de réduire les acomptes clients : "Il faut être extrêmement vigilants car la France est capable d'aller plus loin que la directive nous l'avons vécu sur la responsabilité de plein de droit. Nous avons une chance c'est l'unité de cette profession" - Photo CE
Dans le cadre de la révision de la directive européenne des voyages à forfait, la Commission européenne étudie la possibilité de limiter les acomptes clients.

Comme nous l'expliquait Eric Drésin, secrétaire général de l'ECTAA dans une récente interview : "La Commission souhaite que quand un consommateur achète un package, il ne paie qu'un acompte limité et ensuite à charge pour lui de finaliser le paiement quelques semaines ou quelques jours avant le départ."

Lire aussi : Acomptes clients : l'Europe veut les réduire drastiquement...

Interrogé sur le sujet dans le cadre du Congrès Selectour qui se tient à Athènes, René-Marc Chikli, président du SETO surveille de près le dossier aux côtés de l'ECTAA : "C'est un risque énorme sur le modèle B2B. Nous faisons valoir le maintien des acomptes.

C'est essentiel pour l'économie des entreprises : agences de voyages et tour-opérateurs. Il faut être extrêmement vigilants car la France est capable d'aller plus loin que la directive. Nous l'avons vécu sur la responsabilité de plein de droit. Nous avons une chance c'est l'unité de cette profession."


Une triple peine pour les tour-opérateurs

Comme nous l'expliquait Eric Drésin, "Une telle décision devrait s'accompagner d'une même mesure équivalente sur toute la chaîne. Le tour-opérateur va devoir payer 100% de l'hôtel, 100% du billet d'avion avec un acompte client qui est lui réduit. Le voyagiste devient donc un banquier pour les fournisseurs de services.

Tout ceci se greffe à une autre problématique : l'absence de protection contre l'insolvabilité des fournisseurs de services. Si le tour-opérateur fait faillite, le client est protégé. Si les compagnies aériennes font faillite, le tour-opérateur ne bénéficie d'aucune protection. C'est donc une triple peine sur les tour-opérateurs."


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