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CEDIV - Selectour : l’avenir du partenariat en question ? [ABO]

EXCLUSIF - Le CEDIV s'interroge sur les suites de son partenariat avec Selectour


Un peu moins d’un an après la démission groupée de cinq administrateurs du conseil d’administration du CEDIV - dont des historiques - entraînant aussi leur départ, le réseau n’en a pas fini de faire parler de lui. En fin de semaine dernière, une visioconférence de la direction a créé des remous, dont nous avons eu l’écho. Alors, que se passe-t-il entre le CEDIV et Selectour ?
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Rédigé par le Mardi 27 Janvier 2026

Le CEDIV s'interroge sur la suite de son partenariat avec Selectour - Depositphotos.com, @Dilendom
Le CEDIV s'interroge sur la suite de son partenariat avec Selectour - Depositphotos.com, @Dilendom
Moins d'un an après que cinq administrateurs ont démissionné du conseil d'administration, puis quitté définitivement le réseau, le CEDIV fait à nouveau parler de lui.

Tout porte à croire que ces départs ont quelque peu fragilisé les fondations du réseau présidé par Adriana Minchella, bien plus que le laisse présager la conférence de presse de la semaine dernière.

Stéphane Roussel (directeur général) et Adriana Minchella (présidente) y annonçaient un volume traité par la Centrale de Règlement Financier (CRF) de 61 millions d’euros, en recul de seulement 2%.

Il était aussi stipulé qu’une vingtaine de nouvelles entreprises étaient arrivées, pour un total de 190 points de vente.

Mais, quelques heures après ce point d’étape, en fin de semaine dernière, le contenu d’une visioconférence de l’état-major du CEDIV a fuité et généré de nombreux commentaires dans l’écosystème touristique.

En effet, vendredi 23 janvier 2026, lors de ce rendez-vous à distance, une annonce d’envergure a été faite.


Le CEDIV pourrait-il quitter Selectour ?

Lors de l’entretien, Adriana Minchella a pris acte de l’intention du CEDIV de vouloir quitter Selectour.

Une décision qui n’aurait pas été prise directement par la présidence, mais qui se serait imposée à elle.

Cette information a circulé de téléphone en téléphone, avant d’arriver jusqu’à nous, laissant des partenaires songeurs à l’idée de voir le réseau sans centrale de paiement. Il faut dire que les deux réseaux sont partenaires depuis 2014.

Celui piloté depuis Béziers bénéficie de la centrale de paiement de son grand cousin toulousain, mais aussi des référencements des TO et donc des surcommissions.

De plus, il exploite une partie des outils de Selectour, même s'il conserve une totale autonomie sur l’aérien et l’IA, où il a été un précurseur en France.

Lors du congrès Selectour de 2024, pour fêter les dix ans de ce partenariat, Jean-Noël Lefeuvre, directeur général du réseau à l'hippocampe, rappelait que le rapprochement était "gagnant-gagnant", mais aussi qu’il n’avait pas vocation "à s’arrêter. Notre contrat est d’une durée indéterminée."

Pourtant, le "I" de l’acronyme de Contrat à Durée… serait devenu, en 2026, un "D", pour déterminé.

C’est du moins ce que nous croyons comprendre à force de contacts et d’échanges.

L’échéance approcherait à grands pas. Alors qu’en fin de semaine dernière, la patronne du Cediv aurait parlé d’une échéance au 31 décembre 2026, en ce début de semaine, on nous rapporte désormais un engagement jusqu’en juin 2027.

CEDIV - Selectour : une guéguerre pour conserver son indépendance ?

Au moment de commenter cette annonce, à Toulouse, c’est plutôt le flegme qui règne.

Cette menace de claquer la porte ne serait pas nouvelle, avons-nous appris au gré des échanges.

Elle reviendrait de temps à autre, au gré des problématiques propres aux agences indépendantes. D’ailleurs, une telle initiative aurait déjà été évoquée au second semestre 2025.

De son côté, Laurent Abitbol n’a pas souhaité commenter. Selon nos informations, il aurait tout de même fait part de sa stupéfaction au moment où l’information lui a été communiquée.

Au CEDIV, on temporise également. Aucun départ n'a jamais été officiellement acté.

On nous affirme que dire le contraire est une fake news.

Il n’aurait jamais été envisagé, non plus, de priver le réseau de CRF, afin de simplifier les relations entre les points de vente et les tour-opérateurs.

Pendant ce temps, d'autres réseaux pourraient faire les yeux doux au Cediv. Manor - qui n'a pas de centrale de paiement - n'a-t-il pas annoncé vouloir devenir le premier réseau de France en volume d'affaires ?

Par ailleurs, la semaine dernière, TourCom a tenu une conférence de presse. Un heureux hasard ?

Sans nul doute, mais il est sûr que recruter le CEDIV serait intéressant pour Richard Vainopoulos, après la faillite d’Univairmer.

CEDIV : un appel avec Selectour ce lundi 26 janvier

Alors, que s’est-il passé pour que cette menace refasse surface ?

Il existe plusieurs raisons plausibles à cela, et la vérité se trouve sans doute à mi-chemin entre celles-ci.

Souvenez-vous : en décembre dernier, Laurent Abitbol a refait une énième sortie sur le resserrage autour du pilotage des ventes, lors du congrès annuel de Selectour en Afrique du Sud.

Jean-Noël Lefeuvre avait repris le flambeau, affirmant sur scène vouloir "mettre en place une tolérance zéro", sur le pilotage des ventes, exigeant alors de "vendre exclusivement, à 100%, les fournisseurs référencés".

Les 190 agences du Cediv, quant à elles, plafonneraient à un peu moins de 70%. La marche pour atteindre l’objectif fixé paraît extrêmement haute.

Il ne fait guère de doute que l’agitation autour d'une éventuelle fin de collaboration entre le CEDIV et Selectour a été alimentée dans ce contexte, mais ce n’est sans doute pas tout.

Cette sortie sud-africaine a-t-elle fait peur à des agences qui tiennent dur comme fer à leur indépendance ?

Reste que cette volonté de se dissocier de Selectour s’inscrit aussi dans un contexte particulier. Elle intervient moins d’un an après le départ de cinq administrateurs du CA du Cediv, puis de leurs entreprises du réseau.

D’après les rumeurs, ces départs auraient entraîné un appel d'air.

Cette volonté d’émancipation intervient-elle donc après la rupture du pacte de non-agression entre les deux cousins ?

De plus, au printemps dernier, Adriana Minchella s’était personnellement rangée du côté de François Piot dans le dossier de sauvetage des agences Univairmer, allant s’opposer à l’offre de Laurent Abitbol.

CEDIV : un faux départ, avant le grand saut ?

En attendant, chez les commerciaux des TO, les commentaires et les interrogations vont bon train.

À l’heure où nous écrivons ces lignes, nous avons appris qu’une rencontre a eu lieu, lundi 26 janvier à midi, entre les différentes parties prenantes.

"Dans ce contexte, nous faisons le choix de ne pas précipiter les choses : nous reviendrons vers vous lundi, lors de notre visioconférence, avec notre position et les éléments concrets permettant de décider de la suite," est-il expliqué dans un mail envoyé aux adhérents.

Finalement, le rendez-vous avec les adhérents a été reporté à une date ultérieure, alors qu’aucun accord définitif n’a été réellement trouvé, même si, selon nos informations, on s’achemine vers un statu quo.

Quoi qu’il en soit, la séparation - si séparation il y a - ne se fera pas du jour au lendemain. Pour quitter la centrale de paiement, il est nécessaire d’adresser un courrier quelques mois avant l’échéance du contrat, qui courrait donc jusqu’en juin 2027.

D’ici cette date, il pourra se passer bien des choses, des négociations, des esclandres, voire même… rien du tout.

Ainsi va la vie d’une industrie où tout est étroitement imbriqué, instrumentalisé et, finalement, politisé.


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