logo TourMaG  




F. Garcia : "Business Services Selectour et VerdiĂ© Business fusionneront en 2024" 🔑

L’interview de FrĂ©dĂ©ric Garcia, directeur associĂ© de Business Services Selectour et VerdiĂ© Business


Business Services Selectour et VerdiĂ© Business, associĂ©s depuis le dĂ©but d’annĂ©e, enregistrent un bon premier semestre 2023. La tendance pour les mois Ă  venir est bonne. L’enjeu est dĂ©sormais de conforter les chiffres, de dĂ©velopper l’entraide et la polyvalence des Ă©quipes. Le point avec FrĂ©dĂ©ric Garcia, directeur associĂ© de Business Services Selectour et VerdiĂ© Business.


Rédigé par le Lundi 26 Juin 2023 à 00:05

Frédéric Garcia, ancien directeur de développement de Business Services est désormais directeur associé de Business Services Selectour et Verdié Business - DR : F.G.
Frédéric Garcia, ancien directeur de développement de Business Services est désormais directeur associé de Business Services Selectour et Verdié Business - DR : F.G.
TourMaG - Que reprĂ©sentent Business Services Selectour et VerdiĂ© Business aujourd’hui ?

Frédéric Garcia :
En dĂ©but d’annĂ©e, les deux entreprises Business Services Selectour/JPF Travel et VerdiĂ© Business se sont rapprochĂ©es et fusionneront en 2024.

Nous ferons le choix d’une marque qui rĂ©unira les valeurs des deux entitĂ©s.

Chez VerdiĂ©, l’activitĂ© affaires faisait partie du groupe, mais n’était pas la principale.

En 2019, le volume d’affaires de Business Services Ă©tait de 20 millions d’euros. 50% de l’activitĂ© correspondait au business travel, 25% au site de rĂ©servation ClicandPass (CE Airbus) et 25% Ă  la billetterie aux agences Ă©vĂ©nementielles et partenaires qui n’ont pas les habilitations IATA.

En janvier 2023, suite au rachat de JPF Travel/Business Services par Yves VerdiĂ© et moi-mĂȘme, les 6 collaborateurs de VerdiĂ© Business basĂ©s Ă  Toulouse ont intĂ©grĂ© les locaux de Business Services.

L’équipe compte 15 personnes Ă  Toulouse. Celle de Rodez fait partie de ce nouveau pĂ©rimĂštre, en plus du plateau de trois personnes, implantĂ© Ă  NĂźmes. Aujourd’hui l’effectif regroupe une vingtaine de personnes.

Les deux entreprises rĂ©unies, notre portefeuille compte 200 clients, principalement implantĂ©s dans le Grand Sud-Ouest : du cabinet d’avocats Ă  quelques marchĂ©s publics. Nos plus gros clients ne dĂ©passent pas les 2 millions d’euros.


Lire aussi : Voyages d'affaires : VerdiĂ© Voyages reprend Business Services 🔑

TourMaG - Quel bilan tirer du premier semestre 2023 ?

Frédéric Garcia :
Il y a une reprise du voyage sur les diffĂ©rents segments. Nous enregistrons une progression de 18% du volume d’affaires par rapport Ă  2019. Le chiffre d’affaires a progressĂ© plus lentement, avec une hausse de 6%.

Le long-courrier fait son retour, avec l’ouverture de la Chine et de l’AmĂ©rique du Nord. C’est une bonne nouvelle. Si nous avons fait plus de transactions, le prix moyen du billet est en retrait de 16,8%, car nous avons vendu moins de long-courrier qu’en 2019.

La part de rĂ©servations on-line est passĂ©e de 40% Ă  60%, suite Ă  l’intĂ©gration de deux gros clients sur le business travel.

Nous avons un nouveau partenaire - une conciergerie sur l’üle Maurice pour qui nous assurons la vente de billets d’avions - qui va nous amener un volume supplĂ©mentaire estimĂ© Ă  1 million d’euros.

Les objectifs du nouveau pĂ©rimĂštre 2023 sont d’accroitre de 10% notre volume, pour atteindre 30 millions d’euros, soit 22 millions d’euros chez Business Services Selectour et 7 millions d’euros pour VerdiĂ© Business.


NDC : "investir dans la technologie pour que nos clients aient l’exhaustivitĂ© de l’offre aĂ©rienne"

TourMaG - Quels sont les enjeux pour vous aujourd’hui ?

Frédéric Garcia :
L’enjeu est que la mayonnaise prenne entre les Ă©quipes de VerdiĂ© Business et celles de Business Services. Le rapprochement de deux entreprises ne se fait pas en quelques jours.

Nous voulons conforter les bons rĂ©sultats, dĂ©velopper l’entraide et la polyvalence des Ă©quipes. C’est trĂšs important pour une entreprise de notre taille. Nous devons ĂȘtre capables de suivre les mouvements de notre business et de rĂ©affecter les Ă©quipes selon les pics d’activitĂ©. La polyvalence est essentielle.


TourMaG - Quel regard portez-vous sur NDC ?

Frédéric Garcia :
NDC n’est plus une illusion d’optique, son dĂ©ploiement s’accĂ©lĂšre.

Il y a des enjeux extrĂȘmement forts autour du contenu aĂ©rien. Nous continuons Ă  investir dans la technologie pour nous assurer que nos clients aient l’exhaustivitĂ© de l’offre aĂ©rienne.

NDC est une bonne chose pour le client, qui va pouvoir Ă  terme choisir les prestations qu’il souhaite. Ce n’est pas juste se limiter Ă  un vol, mais ĂȘtre capable de rĂ©server des prestations additionnelles et ne pas les appliquer Ă  tous.

L’origine de tout ça, ce sont les compagnies low cost qui ont dĂ©shabillĂ© leurs tarifs pour ĂȘtre agressives et en tĂȘte de gondole et ont ensuite reconstituĂ© leur marge en y ajoutant des prestations. Mais NDC ce n’est pas que ça, c’est aussi accĂ©der Ă  des tarifs diffĂ©rents, qui permettront d’avoir une large gamme de tarifs.

Maintenant, il ne faut pas que l’on perde en productivitĂ©. Aujourd’hui, nous avons des connexions directes avec des API, mais nous ne pouvons pas nous permettre d’aller chercher les API de toutes les compagnies aĂ©riennes.

Nous sommes multi GDS, avec Amadeus et Galileo et en train d’implĂ©menter l’agrĂ©gateur Travel Fusion. L’idĂ©e est aussi de mesurer l’efficacitĂ© des uns et des autres.


TourMaG - Une autre actualitĂ© sur l’aĂ©rien est le manque de vols...

FrĂ©dĂ©ric Garcia : Oui et cela a un impact sur le prix, qui est fortement Ă  la hausse. L’offre aujourd’hui n’est pas celle de 2019, mais les compagnies aĂ©riennes travaillent ardemment Ă  retrouver ce niveau.

Elles ont aussi leurs problématiques. Elles manquent de personnel. Petit à petit nous allons retrouver le rythme de 2019.

"Si l’horaire convient, pourquoi se priver de prendre un OuiGo ?"

TourMaG - Quid du train ?

Frédéric Garcia :
Nous ne sommes pas une rĂ©gion trĂšs consommatrice de train, mais la tendance Ă©volue. Aujourd’hui, le ferroviaire reprĂ©sente 1 million d’euros de notre volume d’affaires sur les 20 millions de volume annuel.

Mais la tendance est à la hausse. Beaucoup de clients se rendent à Paris. Si l’avion est plus rapide, le confort de voyager en train et l’accùs de centre-ville à centre-ville sans avoir de coupure sur son temps de parcours sont des facilitants.

Aujourd’hui, en avion, un trajet Toulouse-Paris dure 4 heures en train contre 1 heure en avion, mais en rĂ©alitĂ© ce n’est pas une heure, il faut anticiper le trajet jusqu’à l’aĂ©roport.

La notion d’impact sur l’environnement commence Ă©galement Ă  entrer dans l’esprit du voyage d’affaires.


TourMaG - Vos clients voyagent-ils en OuiGo ?

Frédéric Garcia :
Bien sĂ»r. La stratĂ©gie initiale de la SNCF qui consiste Ă  dire que les OuiGo sont pour les clients loisirs et n’intĂ©ressent pas les voyageurs d’affaires n’est pas juste. Si l’horaire convient, pourquoi se priver de prendre un OuiGo ?

TourMaG - La distribution des trains OuiGo via les GDS est retardée , est-ce problématique ?

Frédéric Garcia :
Mise en place retardĂ©e, nĂ©cessitĂ© de pouvoir naviguer sur diffĂ©rentes plateformes... Aujourd’hui, le quotidien d’un agent de voyages n’est pas juste de se connecter sur un GDS, mais d’aller sur diffĂ©rentes plateformes pour aller chercher le meilleur tarif. En termes de productivitĂ©, ce n’est pas ce qui se fait de mieux.

Il faut trouver l’équilibre entre la productivitĂ© et l’intĂ©rĂȘt du client. Si nous ne sommes pas capables de proposer du OuiGo, ils vont l’acheter en direct. C’est de notre responsabilitĂ© de proposer tous les tarifs.

"Je ne suis pas convaincu par l’abonnement"

TourMaG - Certaines TMC ont repensĂ© leur modĂšle Ă©conomique, majoritairement pour l’abonnement ?

Frédéric Garcia :
C’est un sujet vieux comme HĂ©rode.

Je ne suis pas convaincu par l’abonnement. Notre modĂšle est celui des transactions fees, ce n’est peut-ĂȘtre pas le modĂšle idĂ©al, mais il est clair pour le client.

Si l’abonnement avait fait ses preuves, il se serait imposĂ© au marchĂ©. Je ne suis pas sĂ»r que ce soit le cas.

Si on regarde dans le rétroviseur, il est vrai que les frais de service ont baissé, mais malgré tout, je trouve le modÚle de la transaction assez simple.

Cela fait des annĂ©es que l’on rĂ©flĂ©chit Ă  un nouveau modĂšle et pour autant il est toujours lĂ . On peut certes essayer d’influencer le marchĂ©, mais l’abonnement peine Ă  s’imposer.


TourMaG - Quelles sont vos ambitions ?

Frédéric Garcia :
Notre ambition est de maintenir ce cap de service au client. Nous sommes un facilitateur, nous sommes lĂ  pour assurer la sĂ©curitĂ© des dĂ©placements des entreprises, le reporting, c’est un service qui a un coĂ»t mais qui amĂšne aussi de la valeur.

Notre objectif est d’ĂȘtre un acteur local connu et reconnu pour sa qualitĂ© de travail, d’écoute, capable de coller aux besoins de nos clients.

Nous voulons continuer à grandir, nous nous fixons un objectif raisonnable de 5% d’augmentation du volume d’affaires par an, sur tous nos segments.

Être prĂ©sent sur plusieurs segments et avoir des profils polyvalents permet de mieux apprĂ©hender les crises.

Caroline Lelievre Publié par Caroline Lelievre Journaliste - TourMaG.com
Voir tous les articles de Caroline Lelievre
  • picto Twitter
  • picto Linkedin
  • picto email

Lu 3562 fois

Notez

Nouveau commentaire :

Tous les commentaires discourtois, injurieux ou diffamatoires seront aussitÎt supprimés par le modérateur.
Signaler un abus








































TourMaG.com
  • Instagram
  • Twitter
  • Facebook
  • YouTube
  • LinkedIn
  • GooglePlay
  • appstore
  • Google News
  • Bing Actus
  • Actus sur WhatsApp
 
Site certifié ACPM, le tiers de confiance - la valeur des médias