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I. Dakar : la capitale trépidante, effervescente, culturelle...

Culture et sur-mesure, le Sénégal avec Nouvelles Frontières et Corsair



Le soleil se lève sur l’île de Gorée, à quelques encablures de l’hôtel Lagon qui, tel un paquebot, semble vouloir prendre la mer pour les Amériques. Nous sommes à Dakar, arrivés la veille dans le cadre d’un voyage organisé par TUI/Nouvelles Frontières et Corsair, avec, en fil rouge le dynamisme et le bouillonnement culturel de ce pays africain. Dans deux jours, nous irons à Saint-Louis, à l’embouchure du fleuve Sénégal qui marque la frontière avec la Mauritanie, mythique escale vers l’Amérique du Sud des pionniers de l’aéropostale.


Rédigé par le Dimanche 11 Décembre 2016

L’artiste sénégalais Saadio s’inspire des scène de la rue, des enseignes murales. On commence à voir ses œuvres dans les galeries européennes - Photo M.S.
L’artiste sénégalais Saadio s’inspire des scène de la rue, des enseignes murales. On commence à voir ses œuvres dans les galeries européennes - Photo M.S.
Fin novembre à Dakar. Une chaleur moite, tempérée par les alizés venus du nord, enveloppe la ville.

L’aéroport a vécu. Certaines formalités étonnent par leur rigueur - scan pour les bagages, contrôle des empreintes digitales - alors que, au vu de tous, de nombreux bagages semblent en souffrance, en attente de leurs propriétaires.

Après quelques mois d’interruption, les travaux du futur aéroport international Blaise Diagne de Diass ont repris.

Situé à une cinquantaine de kilomètres, il sera relié à l’historique gare centrale inaugurée en juin 1914 (en travaux de restauration) par une ligne express (en construction).

La Biennale 2018 : Dakar y travaille déjà

Le soleil se lève sur l’île de Gorée. Au premier plan, le restaurant de l’hôtel Lagon - DR : M.S.
Le soleil se lève sur l’île de Gorée. Au premier plan, le restaurant de l’hôtel Lagon - DR : M.S.
La capitale du Sénégal est une ville trépidante, effervescente.

Et on construit, on restaure, on réhabilite et on s’active. Le bâtiment va. Chantiers et échafaudages sont légion. La capitale du Sénégal dégage une énergie folle.

Les gros travaux devraient être terminés pour la 13e Biennale (mai 2018), qui est la plus importante manifestation d’art contemporain africain.

La version 2016 fut un succès reconnu au-delà des frontières. Les artistes sélectionnés sont venus de 19 pays du continent et de cinq dans la diaspora (Etats-Unis, France, Italie, Bahamas, Portugal).

Les traditions, le modernisme, l’Afrique, l’Europe - la France surtout - se mêlent et s’entremêlent.

Sur la place de la gare, un monument rend hommage à Dupont et Demba, soldats sur un même front de la guerre de 14/18, l’un marsouin français, l’autre tirailleur sénégalais. Tour un symbole.

Aux côtés des nombreuses langues nationales (wolof, serere, mandinguer, sonnke, etc.) ,le français est la langue officielle.

Le dialogue des cultures à l’Institut Français

Le message interpelle à l'Institut Français de Dakar - DR : M.S.
Le message interpelle à l'Institut Français de Dakar - DR : M.S.
Visite à l’Institut Français qui fut créé en 1959.

Oasis de tranquillité au cœur de la ville trépidante, il offre l’image de tout le brassage de l’art dakarois, de la musique aux arts numériques, du cirque au cinéma.

Associé à l’Institut Français de Saint-Louis, il développe ce « dialogue des cultures » cher au poète, à l’écrivain, à l’homme politique et au premier président de la République du Sénégal que fut Léopold Sédar Senghor.

Un joli jardin, un théâtre de plein air, un restaurant ombragé, une importante médiathèque qui vient de faire peau neuve, des salles de travail et de répétition... L’espace réservé aux enfants souligne l’intérêt porté ici à la langue, à la culture et à la littérature françaises.

Les gens de Dakar y viennent pour se distraire, se rencontrer, échanger ou se perfectionner en français.

Des cours d’alphabétisation sont proposés aux adultes n’ayant pas ou peu été scolarisés.

Graff : « on nettoie en partant »

Ce graffeur, on l'écouterait des heures - DR : M.S.
Ce graffeur, on l'écouterait des heures - DR : M.S.
« Nous sommes un pays de perception. Les gens croient ce qu’ils voient. Ils veulent aussi définir le futur, ne plus dérouler le passé ».

Il s’appelle Docta, graffeur reconnu à Dakar et au-delà. Il vient à la Maison des Cultures Urbaines (MCU) du quartier de Ouakam former les jeunes aux arts graphiques de la rue.

Cette MCU est le premier centre de Dakar dédié aux métiers des cultures urbaines (vidéo, photo, graphisme, sérigraphie, musiques urbaines, danses urbaines, DJ, graffiti, beatbox, mode, streetwear, roller mais aussi management, marketing etc.).

Ici, gratuitement, adolescents et jeunes adultes ont toute latitude pour s’exprimer, apprendre, comprendre.

On ne rentre pas comme ça dans ce formidable incubateur. Alain Noel, directeur du bureau réceptif de TUI y a ses entrées. Il a vécu en Inde, au Brésil, depuis 11 ans il vit à Dakar. Il est de ces « pros » qui savent s’immerger, créer des liens et les cultiver.

Docta nous explique sa vision du graff. « Dans la rue, des enfants aux personnes âgées, nous nous adressons à toutes les couches sociales.

Nous devons avoir une démarche responsable et respecter les institutions. Nos messages s’inspirent beaucoup de la vie courante.

Nous parlons de l’éducation, de la santé, des droits de l’enfant, des mariages précoces, de la sécurité routière, des coupures d’électricité, etc. Nous ne voulons ni violence, ni vulgarité, mais une éthique du graff, en faisant respecter notre travail, en demandant aux propriétaires, en nettoyant en partant
».

Demain il a rendez-vous à la résidence de l’ambassadeur de France pour réaliser une fresque. C’est une commande et il sera payé pour cela.

DJ est une filière qui a aussi son succès. Ils sont 200 adolescents et jeunes adultes, filles et garçons, à laisser libre cours à leurs inspirations en utilisant le matériel mis à leur disposition.

Bientôt un musée des civilisations noires

L'art est dans la rue - M.S.
L'art est dans la rue - M.S.
L’art sous un autre angle avec Saadio, un peintre sénégalais, qui s’inspire des scène de la rue, des enseignes murales, du street-art.

Dans son minuscule atelier ouvert de plain-pied sur une rue animée, il peint, inspiré du Pop Art et des artistes que, gamin, dit-il, il allait voir travailler sur l’île de Ngor.

Aujourd’hui, c’est quelqu’un. Il expose à Florence, à Barcelone, à Dakar dans la Villa 126, une maison d’hôtes dont les propriétaires sont férus d’art contemporain. Elle vaut le déplacement (à quelques minutes de l’aéroport).

Retour aux origines et à l’histoire avec la visite du futur Musée des Civilisations Noires, dont l'ouverture est prévue au deuxième semestre 2017.

Il est « offert « par la Chine, représente un investissement de l’ordre de 20 M$ USD et situé à proximité immédiate de l’imposant Théâtre National, le plus grand d’Afrique de l’Ouest, lui aussi financé par la Chine.

Selon Hamadi Bocoum, son directeur, ce ne sera pas un musée « chromatique », comprendre dédié aux seules cultures noires.

« Nous ne voulons pas d’un musée d’ethnographie ou d’anthropologie ou rétroviseur de la nostalgie. Notre objectif et de montrer de manière vivante les civilisations noires, tout en ouvrant sur un dialogue de toutes les cultures ».

Reste à savoir quel sera le contenu de cet imposant musée et de 15 000 m2 de surface répartis sur 4 niveaux car, reconnaît Monsieur Bocoum, la quasi-totalité des pièces majeures d’art africain classique se trouvent hors d’Afrique.

Embarquement pour Gorée

Elle prend le bac tous les jours pour  vendre des colliers de pacotille aux nombreux touristes qui visitent l'île de Gorée - M.S.
Elle prend le bac tous les jours pour vendre des colliers de pacotille aux nombreux touristes qui visitent l'île de Gorée - M.S.
A Dakar, deux excursions s’imposent. Elles sont de tous les programmes : l’île de Gorée, à 25 minutes de l’embarcadère, et Soumbédioune, le village des artisans et des pêcheurs.

A Soumbédioune, le plus important port de pêche artisanale de Dakar, les pêcheurs travaillent comme leurs parents et leurs grands-parents à bord des pirogues locales.

Ils pêchent à la ligne ou à la palangrotte les poissons qui alimentent les marchés. Au risque de leur vie, ils s’aventurent de plus en plus loin, de plus en plus longtemps.

C’est leur seule façon de concurrencer la pêche industrielle pratiquée par les flottes de chalutiers chinois et japonais qui opèrent dans la région.

L’île de Gorée échappe à l’agitation de Dakar. C’est une île étrange, douce et calme, fleurie, coquette, romantique, inscrite au Patrimoine Mondial de l'Humanité par l’UNESCO.

On accoste près d’une petite plage de sable. Les maisons ocres, blanches, rouges, aux toits de tuiles roses patinés, aux volets verts, bordent des ruelles de sable où ne circulent que quelques charrettes tirées par des ânes. Des femmes viennent tous les jours de Dakar pour vendre de la verroterie aux touristes.

C’est une île prenante, où quelques vestiges, monument et stèles, une maison, rappellent la tragédie de la traite. Du XVe au XIXe siècle, Gorée fut le plus grand centre de commerce d'esclaves de la côte africaine.

TUI au Sénégal

Alain Noel, directeur du réceptif TUI/NF au Sénégal et Jean-Jacques Bancal, avec qui le Bou el Mogdald retrouve la tradition fluviale de Saint-Louis - M.S.
Alain Noel, directeur du réceptif TUI/NF au Sénégal et Jean-Jacques Bancal, avec qui le Bou el Mogdald retrouve la tradition fluviale de Saint-Louis - M.S.
Programme réalisé par le réceptif TUI/Nouvelles Frontières. Vols Paris/Dakar assurés par Corsair.

Au programme de l’année 2017 :

- 2 circuits Nouvelles Frontières

- 10 séjours TUI, dont quelques exclusivités : à Saly, le Club Les Filaos (4*) à partir de 1048 € (7 nuits en formule tout inclus) et le Lamantin Beach Resort and Spa (5*). A Dakar : le Terrou-Bi Beach et Casino Resort (nouveau 5*).

- une semaine à l’« Océan & Savane », situé dans le Parc National de la Langue de Barbarie : à partir de 1 033 € (7 nuits base double en ½ pension).

- 1 circuit privé avec chauffeur-guide : 9 jours/7 nuits, en pension complète, véhicule 4x4 climatisé. (A partir de 2 030 € par personne).

- des voyages sur mesure

- croisière à bord du Bou el Mogdad : 7 nuits en pension complète, vol au départ de Paris inclus. (A partir de 1 209 € par personne).

A LIRE DEMAIN : II. Saint-Louis du Sénégal, capitale de la région du Fleuve


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