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La case de l’Oncle Dom : otages au Bénin... à qui la faute ?

L’édito de Dominique Gobert



C’était la semaine dernière, au Bénin. Deux touristes, apparemment sans histoires, voulaient visiter le Parc de la Pendjari au Nord du Bénin. Belle réserve animalière, paraît-il, mais était-ce vraiment raisonnable ? Poser la question, c'est y répondre...


Rédigé par le Dimanche 12 Mai 2019

La carte publiée par le Quai d'Orsay concernant l'Afrique - DR
La carte publiée par le Quai d'Orsay concernant l'Afrique - DR
Loin de moi l'idée de vouloir revenir sur une polémique stérile, dans laquelle le tourisme est, une fois de plus, impliqué et qui aura quand même coûté la vie à trois hommes, deux militaires français et un infortuné guide.

Tous les trois faisaient leur métier…

Quant à nos deux touristes français, je reste très dubitatif quand même.

J’aimerais beaucoup savoir s’ils ont de leur propre chef, organisé leurs « vacances » ou si, au contraire, ils ont fait appel à un voyagiste ?

En ce dimanche ensoleillé, je n’ai pas la réponse. Mais, si tel est le cas et compte tenu des nouvelles dispositions voulues par la Nouvelle Directive Européenne sur les voyages à forfait, c’est un cas d’école qui risque de provoquer de nombreuses interrogations.

En premier lieu, ce Parc, situé au nord du Bénin, petit pays d’Afrique réputé, du moins jusqu’à la semaine dernière, comme calme et stable, était-il, oui ou non, classé en « zone rouge » par le Quai d’Orsay et ses recommandations aux voyageurs ?

Dominique Gobert - DR
Dominique Gobert - DR
Certes, depuis vendredi dernier, la zone est définitivement classée rouge.

En revanche, et mes confrères du Parisien ou du Figaro en font état, je cite Le Parisien, « le 27 avril, soit trois jours avant l’enlèvement des deux enseignants français, les "conseils aux voyageurs" ne mentionnaient pas le parc de la Pendjari, où ils ont été enlevés, comme zone à éviter ».

Depuis, le Quai d’Orsay s’est empressé de « réactualiser » ses conseils… Peut-être un peu tard.

Bien sûr, j’entends maintenant dire que ces touristes ont pris des risques inutiles, que c’était de la quasi-inconscience et qu'il ne fallait surtout pas aller dans ce coin d’Afrique.

Parce que, et c’est toujours ainsi, il faut bien trouver un responsable, ce qui n’est pas vraiment évident.

En revanche, si ces deux touristes se sont adressés à un voyagiste, j’avoue que là, il risque d’être "chaud", ne serait-ce du fait de cette Directive, transposée d’ailleurs très bizarrement en droit français : normalement, l’agence ou le voyagiste deviendraient, de fait, entièrement responsables de la défaillance d’organisation de ce voyage…

Avec des circonstances particulièrement dramatiques, qui auront coûté la vie à deux de nos militaires, lesquels n’avaient rien demandé à personne et qui n’auront eu qu’un seul souci : sauver des vies.

Je remarque, au passage, que la France est l’un des rares pays au monde à envoyer immédiatement des troupes dès que l’un de nos ressortissants est dans l’embarras.

Je remarque aussi que deux autres otages, dont une ressortissante américaine, doivent leur libération à nos soldats…

Est-ce à dire que le tourisme en Afrique est définitivement condamné ? Est-ce à dire que nous ne pourrons plus aller observer cette biodiversité qui fait actuellement polémique ?

Peut-être, bien que le risque soit absolument partout.

Par exemple, le Sri Lanka, destination particulièrement touristique qui a connu pas plus tard qu’il y a quelques jours, une vague d’attentats particulièrement meurtriers.

Une fois de plus, et c’est bien malheureux, ce tourisme tellement « oublié » de la part de nos dirigeants, fait l’objet d’une véritable cible de la part de terroristes de tous poils.

Et pourtant, j’ai toujours considéré ce tourisme comme un véritable vecteur de paix, de découverte, d’échanges culturels…

Triste.

Dominique Gobert Publié par Dominique Gobert Editorialiste - TourMaG.com
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1.Posté par idress le 13/05/2019 09:57 | Alerter
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bonjour

oui c'est chaud si il a acheté chez un TO. Cela est arrivé, de mémoire, à des plongeurs sur une ile malaisienne proche des Philippines. Le coupable étant le groupe Abou Sayyaff, il y a plus de 20 ans

En revanche, si il a "desintermedié" son voyage, la profession pourra rebondir sur ce détail pour mettre en avant sa principal valeur ajoutée : le service et l'information

Mais , je suis surprend du fait que personne ne sait, pour l'heure, comment ce voyage a été fabriqué.

bonne journee

2.Posté par Serge13 le 13/05/2019 13:12 | Alerter
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Bah c'est la double peine pour ces pays africains.
Pourtant, les USA qui ont été victimes d'attentas très meurtriers, pays le plus criminogène du monde.
Pourtant le Mexique avec ses enlèvements, attentas de narco trafiquants.
Pourtant Paris ciblé par tant et tant d'attentats…
Pourtant Rio et sa Copacabana et Ipanema où des bandes rivales s'affrtontent...
Ces endroits cités ne sont pas en rouge sur la carte.
Combrien d'entre nous sommes partis à NYC, Rio et autre Cancun???
Ce pays, ainsi que d'autre en Afrique de l'ouest, n'ont que ça, ou presque pour vivre.
Empêcher les touristes d'y aller, c'est leur enlever leurs seules ressources.
Paris a vécu la même chose pendant 3 ans. Et pourtant, la mairie, l'Etat se sont donnés les moyens de faire revenir les touristes. Mais au Bénin, qu'en est-il réellement?
Une chose est certaine, d'après les statistiques, il vaut mieux, et de très loin, se ballader à Cotonoo plutôt qu'à Paris. ça restera toujours moins risqué.

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