Si le monde avait tourné à l’endroit, j’aurais évoqué dans cet éditorial l’arrivée précoce du printemps et les beaux jours des vacanciers d’hiver sur des plages chauffées à 25 degrés.
J’aurais aussi pu faire part de la réussite des Jeux d’hiver en Italie qui, contredisant les alertes sur la fin du ski, ont bénéficié d’un enneigement idéal. J’aurais pu aussi égrener les hit-parades des villes les plus accueillantes et festives et vous inciter à ne pas omettre de voter aux élections municipales pour aider à sauvegarder ou développer un tourisme « durable »…
Si le monde avait tourné à peu à près seulement à l’endroit, j’aurais aussi pu vous signaler que l’Ukraine a beau être en miettes, elle cherche à relancer son tourisme ! Tout comme la Syrie ! Tandis que le Mexique renoue avec le calme après la suppression brutale du chef des narco trafiquants qui empoisonnent la vie des habitants…
J’aurais aussi pu faire part de la réussite des Jeux d’hiver en Italie qui, contredisant les alertes sur la fin du ski, ont bénéficié d’un enneigement idéal. J’aurais pu aussi égrener les hit-parades des villes les plus accueillantes et festives et vous inciter à ne pas omettre de voter aux élections municipales pour aider à sauvegarder ou développer un tourisme « durable »…
Si le monde avait tourné à peu à près seulement à l’endroit, j’aurais aussi pu vous signaler que l’Ukraine a beau être en miettes, elle cherche à relancer son tourisme ! Tout comme la Syrie ! Tandis que le Mexique renoue avec le calme après la suppression brutale du chef des narco trafiquants qui empoisonnent la vie des habitants…
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Mais, comme le monde ne tourne pas rond, mais alors pas du tout, je suis obligée de ne pas détacher mes yeux ni mes oreilles des violentes nouvelles en provenance du Moyen Orient, qui à cette heure font état de la mort du chef suprême iranien et de beaucoup des hauts gradés de son gouvernement. Ceux-là même qui ne se sont pas dispensés de tuer leurs propres concitoyens descendus dans la rue pour clamer leur opposition à un régime qui les oppresse depuis 1979 !
Du même coup, alors que dans certaines capitales dont Paris, la diaspora iranienne et ses sympathisants expriment leur joie d’être débarrassés de ces tyrans qui les ont maintenus en marge de tout progrès social et se sont acharnés plus que tout sur les femmes en les privant de leurs libertés élémentaires, une véritable guerre aérienne trouble le ciel.
Non seulement le ciel iranien mais aussi le ciel israélien et celui de tous ces pays restés en dehors du conflit, et qui aujourd’hui sont traités comme les autres. J’ai nommé les Emirats arabes unis et notamment Dubaï où les deux symboles de la modernité et de la réussite que sont les îles artificielles en forme de palmes et la Tour Burj al arab ont été effleurées par des frappes.
Le Qatar, petit pays plutôt conciliant. L’Arabie saoudite qui a toujours préféré rester en dehors des conflits. Oman qui se croyait à l’abri de toute agression grâce à sa bienveillance pour l’Iran. Le Koweit dont l’aéroport a été touché par des missiles. Bref ! Autant de destinations réputées pour la « dolce vita » qu’elles offrent à leur population et à leurs visiteurs dont les flux ne font que progresser. Pour mémoire : les Emirats ont accueilli quelque 35 millions de touristes internationaux !
L’Arabie saoudite un peu moins de 30 millions. Quant à l’aéroport de Dubai, il a accueilli un nombre record de 95,2 millions de passagers en 2025, soit une hausse de 3,1 % par rapport à l'année précédente,
Des chiffres faramineux qui en disent long sur l’importance touristique majeure de cette région dont dimanche 1er mars, l’espace aérien a été fermé (Jordanie et Syrie comprises).
Du même coup, alors que dans certaines capitales dont Paris, la diaspora iranienne et ses sympathisants expriment leur joie d’être débarrassés de ces tyrans qui les ont maintenus en marge de tout progrès social et se sont acharnés plus que tout sur les femmes en les privant de leurs libertés élémentaires, une véritable guerre aérienne trouble le ciel.
Non seulement le ciel iranien mais aussi le ciel israélien et celui de tous ces pays restés en dehors du conflit, et qui aujourd’hui sont traités comme les autres. J’ai nommé les Emirats arabes unis et notamment Dubaï où les deux symboles de la modernité et de la réussite que sont les îles artificielles en forme de palmes et la Tour Burj al arab ont été effleurées par des frappes.
Le Qatar, petit pays plutôt conciliant. L’Arabie saoudite qui a toujours préféré rester en dehors des conflits. Oman qui se croyait à l’abri de toute agression grâce à sa bienveillance pour l’Iran. Le Koweit dont l’aéroport a été touché par des missiles. Bref ! Autant de destinations réputées pour la « dolce vita » qu’elles offrent à leur population et à leurs visiteurs dont les flux ne font que progresser. Pour mémoire : les Emirats ont accueilli quelque 35 millions de touristes internationaux !
L’Arabie saoudite un peu moins de 30 millions. Quant à l’aéroport de Dubai, il a accueilli un nombre record de 95,2 millions de passagers en 2025, soit une hausse de 3,1 % par rapport à l'année précédente,
Des chiffres faramineux qui en disent long sur l’importance touristique majeure de cette région dont dimanche 1er mars, l’espace aérien a été fermé (Jordanie et Syrie comprises).
Le chaos annoncé
Alors, une fois de plus, mais avec une ampleur nettement plus spectaculaire, le secteur touristique a du se montrer réactif et annuler des milliers de vols à destination ou en provenance des pays touchés par le conflit et les tirs iraniens qui ne semblent pas vouloir se satisfaire de quelque 6 morts dans le centre d’Israël et de 3 dans les Emirats.
Selon tous les observateurs, il est clair que l’apaisement n’est pas en vue. D’autant qu’Israël entend en finir avec cette guerre sans fin contre son puissant voisin qui, rappelons-le, est aussi le grand argentier des groupes terroristes les plus dangereux (Daech, Hamas, Hezbollah).
Sur pied de guerre, l’état hébreu habitué à ces situations de crise, a préparé ses habitants à se protéger dans les milliers d’abris qui émaillent le pays et à faire preuve de patience et résilience.
Selon tous les observateurs, il est clair que l’apaisement n’est pas en vue. D’autant qu’Israël entend en finir avec cette guerre sans fin contre son puissant voisin qui, rappelons-le, est aussi le grand argentier des groupes terroristes les plus dangereux (Daech, Hamas, Hezbollah).
Sur pied de guerre, l’état hébreu habitué à ces situations de crise, a préparé ses habitants à se protéger dans les milliers d’abris qui émaillent le pays et à faire preuve de patience et résilience.
« Environ 4218 vols», étaient attendus samedi 28/02 dans les pays du Moyen-Orient et 966 d’entre eux ont été annulés, soit 22,9%, a indiqué Cirium, société d’analyses spécialisée dans l’aviation à l’AFP. 1800 vols devant partir du Moyen-Orient ont été annulés. Dimanche, 716 vols sont supprimés, sur 4.329 prévus à destination du Moyen-Orient… ».
Tandis que les Iraniens pour leur part se calfeutrent, en attendant les suites de cette attaque qui n’a pris personne au dépourvu mais n’était pas supposée aussi précise et meurtrière. Espérant sans doute le changement de régime tant attendu, ils sont loin encore d’être rassurés.
Quant aux USA, malgré leur éloignement, ils n’en sont pas moins mobilisés contre d’éventuelles représailles sur leur territoire et leurs ambassades à l’étranger.
Sans compter les perturbations internationales décrites ainsi par Le Figaro : « Des navires transportant des matières premières contraints de se mettre à l’abri. Des assureurs qui résilient leurs contrats pour réévaluer les risques et augmenter les primes. Un détroit stratégique (Ormuz) par lequel transite près de 20% du pétrole mondial fortement perturbé… »
Quant aux USA, malgré leur éloignement, ils n’en sont pas moins mobilisés contre d’éventuelles représailles sur leur territoire et leurs ambassades à l’étranger.
Sans compter les perturbations internationales décrites ainsi par Le Figaro : « Des navires transportant des matières premières contraints de se mettre à l’abri. Des assureurs qui résilient leurs contrats pour réévaluer les risques et augmenter les primes. Un détroit stratégique (Ormuz) par lequel transite près de 20% du pétrole mondial fortement perturbé… »
Quand le monde d’hier…n’est plus !
Ce nouveau chaos international qui ne met personne à l’abri des revers géopolitiques va-t-il durer ? A l’heure qu’il est, il est certain que la montée en puissance d’un futur particulièrement anxiogène est la grande gagnante d’une époque transitoire où les équilibres du monde sont remis en question.
Bravant les risques de désordre, les grandes nations n’hésitent pas à partir en guerre contre les petites et à prendre le leadership d’un monde multi latéral qui a du mal à troquer le logiciel des années de guerre froide pour s’aventurer dans un nouvel univers. Un univers que la raison, talonnée par des machines, ne gouvernera pas forcément.
Et pourtant, c’est de ce monde sans artifices que nous allons de plus en plus rêver. En souhaitant que le bruit des armes cesse et que les roses d’Ispahan refleurissent en paix !
Bravant les risques de désordre, les grandes nations n’hésitent pas à partir en guerre contre les petites et à prendre le leadership d’un monde multi latéral qui a du mal à troquer le logiciel des années de guerre froide pour s’aventurer dans un nouvel univers. Un univers que la raison, talonnée par des machines, ne gouvernera pas forcément.
Et pourtant, c’est de ce monde sans artifices que nous allons de plus en plus rêver. En souhaitant que le bruit des armes cesse et que les roses d’Ispahan refleurissent en paix !
















