Miroir, mon beau miroir… dis-moi qui est la plus belle - ou le plus beau ?
En plein mois du congrès des EDV à Disneyland, avouez que l’introduction était presque imposée. Il ne manquait plus que les oreilles de Mickey et la bande-son.
Sauf que derrière la référence à Blanche Neige, il y a un vrai sujet : notre profession souffre d’un réel déficit d’image. Ce n’est pas nouveau, mais cela s’amplifie. Et comme dans Maman, j’ai raté l’avion, à force de ne pas anticiper… on risque de se retrouver seuls à défendre notre métier pendant que les clichés s’installent confortablement sur le canapé.
Dans le top 3 des idées reçues des voyageurs, on retrouve toujours les mêmes classiques, façon épisode rediffusé pour la 100e fois à la télé un dimanche après-midi :
"Les agences de voyages, ça existe encore ?"
"À quoi ça sert ?"
"Les agences, c’est cher, elles margent beaucoup."
"Les agences ne font que du standard."
Le best-of.
En plein mois du congrès des EDV à Disneyland, avouez que l’introduction était presque imposée. Il ne manquait plus que les oreilles de Mickey et la bande-son.
Sauf que derrière la référence à Blanche Neige, il y a un vrai sujet : notre profession souffre d’un réel déficit d’image. Ce n’est pas nouveau, mais cela s’amplifie. Et comme dans Maman, j’ai raté l’avion, à force de ne pas anticiper… on risque de se retrouver seuls à défendre notre métier pendant que les clichés s’installent confortablement sur le canapé.
Dans le top 3 des idées reçues des voyageurs, on retrouve toujours les mêmes classiques, façon épisode rediffusé pour la 100e fois à la télé un dimanche après-midi :
"Les agences de voyages, ça existe encore ?"
"À quoi ça sert ?"
"Les agences, c’est cher, elles margent beaucoup."
"Les agences ne font que du standard."
Le best-of.
Idées reçues : pourquoi les agences doivent reprendre la parole
Ces idées reçues circulent partout : forums, blogs, groupes Facebook… mais aussi dans le discours de certains travel planners et de leurs formations.
Ceux qui te vendent un monde merveilleux façon Aladdin, avec carnet de voyage "magique", conseils personnalisés et promesse de liberté totale… jusqu’au moment où le tapis volant commence à tanguer et qu’il faut, bizarrement, une vraie agence de voyages pour gérer la suite.
À ce rythme-là, il y aura bientôt plus de formations que de travel planners réellement actifs. Ambiance boys bands des années 90 : beaucoup de lancements… peu qui durent.
Alors forcément, la question revient souvent : "Mais que font les EDV ?" Et parfois même : "Que fait le CDMV ?"
La réponse est simple : ils font leur maximum. Pour reprendre l’esprit du Roi Lion, on ne peut pas toujours fuir ce que l’on est. Et surtout, on n’est jamais mieux servi que par soi-même.
Bonne nouvelle quand même : les EDV ont lancé une campagne vidéo sur les réseaux et YouTube. Résultat : 1,62 million de vues sur YouTube pour plus de 2,43 millions d’affichages publicitaires. La vidéo est ici : www.youtube.com/watch?v=uPu5nck7ECU
C’est déjà une très belle visibilité. Mais si on rapporte cela à la population française, cela représente à peine un peu plus de 2%. Autant dire qu’il reste encore beaucoup de monde à toucher.
Ceux qui te vendent un monde merveilleux façon Aladdin, avec carnet de voyage "magique", conseils personnalisés et promesse de liberté totale… jusqu’au moment où le tapis volant commence à tanguer et qu’il faut, bizarrement, une vraie agence de voyages pour gérer la suite.
À ce rythme-là, il y aura bientôt plus de formations que de travel planners réellement actifs. Ambiance boys bands des années 90 : beaucoup de lancements… peu qui durent.
Alors forcément, la question revient souvent : "Mais que font les EDV ?" Et parfois même : "Que fait le CDMV ?"
La réponse est simple : ils font leur maximum. Pour reprendre l’esprit du Roi Lion, on ne peut pas toujours fuir ce que l’on est. Et surtout, on n’est jamais mieux servi que par soi-même.
Bonne nouvelle quand même : les EDV ont lancé une campagne vidéo sur les réseaux et YouTube. Résultat : 1,62 million de vues sur YouTube pour plus de 2,43 millions d’affichages publicitaires. La vidéo est ici : www.youtube.com/watch?v=uPu5nck7ECU
C’est déjà une très belle visibilité. Mais si on rapporte cela à la population française, cela représente à peine un peu plus de 2%. Autant dire qu’il reste encore beaucoup de monde à toucher.
Retrouvez tous les bons tuyaux de JC en cliquant ici
Prix, conseil, expertise : remettre les pendules à l’heure
Et c’est là que chacun peut jouer son rôle. Un partage, un mailing, un post LinkedIn, un commentaire bien placé… Dans l’esprit de Friends, ce n’est pas une seule personne qui fait toute la série : c’est la force du collectif qui crée le succès.
Mais un outil reste un outil : à toi de t’en servir, à toi de le relayer et à toi de le faire vivre.
Mailing, réseaux sociaux, LinkedIn, commentaires… tout est bon. Parce que si toi tu ne le fais pas, personne ne le fera à ta place.
Et puis, entre nous, ces chroniques sont aussi là pour ça. Version Inspecteur Gadget : on sort quelques bons outils de notre chapeau pour éviter de finir en mode "Go-Go-Gadget au secours".
Le premier ambassadeur de notre métier, c’est toi. Oui, oui… toi. Pas ton enseigne, pas ton logo, pas ton site internet. Toi, avec ton discours, ton énergie, ton expertise.
Parce qu’aujourd’hui, le client n’achète plus seulement un voyage. Il achète une personne. Un contact. Une confiance.
Mais un outil reste un outil : à toi de t’en servir, à toi de le relayer et à toi de le faire vivre.
Mailing, réseaux sociaux, LinkedIn, commentaires… tout est bon. Parce que si toi tu ne le fais pas, personne ne le fera à ta place.
Et puis, entre nous, ces chroniques sont aussi là pour ça. Version Inspecteur Gadget : on sort quelques bons outils de notre chapeau pour éviter de finir en mode "Go-Go-Gadget au secours".
Le premier ambassadeur de notre métier, c’est toi. Oui, oui… toi. Pas ton enseigne, pas ton logo, pas ton site internet. Toi, avec ton discours, ton énergie, ton expertise.
Parce qu’aujourd’hui, le client n’achète plus seulement un voyage. Il achète une personne. Un contact. Une confiance.
Il faut être visible, présent, actif
Et si chacun joue son rôle à son niveau, petit à petit, l’image évolue. Ce n’est pas instantané - on n’est pas dans un épisode de Charmed - mais ça fonctionne.
Prenons la première idée reçue : "Les agences de voyages, ça existe encore ? À quoi ça sert ?"
Oui, ça existe. Spoiler : sinon, je ne serais pas en train d’écrire cette chronique.
Mais aujourd’hui, exister ne suffit plus. Il faut être visible, présent, actif. Et surtout, il faut le dire. Encore et encore.
Parce que personne ne le fera mieux que nous.
À quoi sert une agence ? À gagner du temps, souvent de l’argent, et surtout à voyager en sécurité. Et ça, c’est à nous, agents de voyages, de l’expliquer clairement à nos clients, à nos prospects, sur nos réseaux, dans nos devis, dans nos échanges.
Petit rappel qui mérite d’être posé - et petit clin d’œil à toi, le voyageur qui lit TourMaG 😉 : quand tu réserves un package en ligne, tu réserves déjà… auprès d’une agence de voyages.
Les OTA, les gros acteurs du web, les plateformes et les acteurs de la vente privée sont eux aussi immatriculés, soit en France, soit en Europe en libre prestation de services - la fameuse LPS.
La différence ? L’humain. La disponibilité. La réactivité. Et cette différence, c’est à nous de la rendre visible.
Parce que quand tout va bien, tout le monde est bon. Mais quand ça dérape… ce n’est plus la même musique. Là, on passe de Wannabe des Spice Girls à un remix beaucoup moins fun.
Deuxième idée reçue : "Les agences, c’est cher, elles margent beaucoup."
Alors celle-là… elle revient plus souvent qu’un tube de Madonna.
La réalité est simple : non, nous ne roulons pas sur l’or.
On est loin des fake news des 20, voire 30% de marge parfois imaginés par les voyageurs… ou gentiment véhiculés par certains. Et encore, quand il s’agit d’un voyage en Europe, il faut retirer la TVA sur marge - cette fichue TVA qui vient te rappeler que même dans le tourisme, le conte de fées a une ligne fiscale.
Là encore, ton rôle est essentiel : expliquer, vulgariser, rassurer.
Parce que le jour où tout dérape, ce que prend en charge une agence dépasse largement la marge réellement réalisée. Modifications, assistance, relogement… On est loin du simple "clic bouton réserver".
Une agence, c’est un peu une super assurance. Sauf que parfois, même les assurances ne couvrent pas ce que nous gérons au quotidien.
Et puis rappel utile : dans la majorité des cas, le devis et le conseil sont gratuits. Donc payer 150, 300 ou 500 euros pour un conseil hors cadre professionnel… chacun fera son choix. Disons que ce n’est pas toujours "le bon plan".
Troisième idée reçue : "Les agences ne font que du standard."
Là encore, on pourrait en faire une saga entière. Mais pour faire simple : aujourd’hui, tu es un couteau suisse : créateur d’expériences, architecte du voyage et expert du sur-mesure.
Et surtout, le voyageur choisit de plus en plus une personne avant une structure. On est dans l’ère du personal branding, du storytelling, de la proximité. Oui, même dans le tourisme.
Clin d’œil à Friends : ce qui compte, ce ne sont pas seulement les décors… ce sont les personnages.
Alors, miroir, mon beau miroir… qui est la plus belle - ou le plus beau ?
La vraie question n’est pas là.
Prenons la première idée reçue : "Les agences de voyages, ça existe encore ? À quoi ça sert ?"
Oui, ça existe. Spoiler : sinon, je ne serais pas en train d’écrire cette chronique.
Mais aujourd’hui, exister ne suffit plus. Il faut être visible, présent, actif. Et surtout, il faut le dire. Encore et encore.
Parce que personne ne le fera mieux que nous.
À quoi sert une agence ? À gagner du temps, souvent de l’argent, et surtout à voyager en sécurité. Et ça, c’est à nous, agents de voyages, de l’expliquer clairement à nos clients, à nos prospects, sur nos réseaux, dans nos devis, dans nos échanges.
Petit rappel qui mérite d’être posé - et petit clin d’œil à toi, le voyageur qui lit TourMaG 😉 : quand tu réserves un package en ligne, tu réserves déjà… auprès d’une agence de voyages.
Les OTA, les gros acteurs du web, les plateformes et les acteurs de la vente privée sont eux aussi immatriculés, soit en France, soit en Europe en libre prestation de services - la fameuse LPS.
La différence ? L’humain. La disponibilité. La réactivité. Et cette différence, c’est à nous de la rendre visible.
Parce que quand tout va bien, tout le monde est bon. Mais quand ça dérape… ce n’est plus la même musique. Là, on passe de Wannabe des Spice Girls à un remix beaucoup moins fun.
Deuxième idée reçue : "Les agences, c’est cher, elles margent beaucoup."
Alors celle-là… elle revient plus souvent qu’un tube de Madonna.
La réalité est simple : non, nous ne roulons pas sur l’or.
On est loin des fake news des 20, voire 30% de marge parfois imaginés par les voyageurs… ou gentiment véhiculés par certains. Et encore, quand il s’agit d’un voyage en Europe, il faut retirer la TVA sur marge - cette fichue TVA qui vient te rappeler que même dans le tourisme, le conte de fées a une ligne fiscale.
Là encore, ton rôle est essentiel : expliquer, vulgariser, rassurer.
Parce que le jour où tout dérape, ce que prend en charge une agence dépasse largement la marge réellement réalisée. Modifications, assistance, relogement… On est loin du simple "clic bouton réserver".
Une agence, c’est un peu une super assurance. Sauf que parfois, même les assurances ne couvrent pas ce que nous gérons au quotidien.
Et puis rappel utile : dans la majorité des cas, le devis et le conseil sont gratuits. Donc payer 150, 300 ou 500 euros pour un conseil hors cadre professionnel… chacun fera son choix. Disons que ce n’est pas toujours "le bon plan".
Troisième idée reçue : "Les agences ne font que du standard."
Là encore, on pourrait en faire une saga entière. Mais pour faire simple : aujourd’hui, tu es un couteau suisse : créateur d’expériences, architecte du voyage et expert du sur-mesure.
Et surtout, le voyageur choisit de plus en plus une personne avant une structure. On est dans l’ère du personal branding, du storytelling, de la proximité. Oui, même dans le tourisme.
Clin d’œil à Friends : ce qui compte, ce ne sont pas seulement les décors… ce sont les personnages.
Alors, miroir, mon beau miroir… qui est la plus belle - ou le plus beau ?
La vraie question n’est pas là.
La plus belle vitrine de notre métier, c'est...
La vraie question est : qui raconte notre histoire ? Parce que si nous ne la racontons pas nous-mêmes, d’autres s’en chargeront. Avec leurs raccourcis, leurs approximations… et parfois leurs intérêts.
Notre métier est utile, moderne, protecteur, humain. Encore faut-il le dire. Encore faut-il le montrer. Encore faut-il l’incarner.
Les EDV agissent. Le CDMV aussi. TourMaG nous donne la parole.
Mais sur le terrain, au quotidien, face aux voyageurs et aux idées reçues…
Le premier média de notre profession, c’est nous.
Alors à toi de jouer. Parce qu’au fond… la plus belle vitrine de notre métier,
ce n’est pas une campagne. C’est toi. ✨
Notre métier est utile, moderne, protecteur, humain. Encore faut-il le dire. Encore faut-il le montrer. Encore faut-il l’incarner.
Les EDV agissent. Le CDMV aussi. TourMaG nous donne la parole.
Mais sur le terrain, au quotidien, face aux voyageurs et aux idées reçues…
Le premier média de notre profession, c’est nous.
Alors à toi de jouer. Parce qu’au fond… la plus belle vitrine de notre métier,
ce n’est pas une campagne. C’est toi. ✨
Frédéric Savoyen, co-animateur de la commission “Commerce Illégal” des Entreprises du Voyage
À un moment, il faut arrêter de tourner autour du sujet.
Aujourd’hui, des acteurs non immatriculés vendent du voyage en toute impunité, entretiennent la confusion dans l’esprit des clients et fragilisent toute une profession. Ce n’est pas une évolution du marché. C’est une dérive.
Notre métier est réglementé. Pas pour faire joli.
Pour protéger le client, garantir les fonds déposés, assurer une assistance en cas de problème. Ceux qui contournent ce cadre prennent des libertés… avec des obligations qu’ils n’assument pas.
La campagne lancée par les EDV a un objectif simple : remettre un peu de vérité dans le débat. 1,6 million de vues, c’est un début. Mais la bataille est loin d’être gagnée.
Car tant que nous ne nommerons pas clairement les choses, le doute persistera.
Non, tout le monde ne peut pas vendre du voyage.
Non, toutes les offres ne se valent pas.
Et non, le client n’est pas toujours correctement protégé.
Aujourd’hui, il ne s’agit plus seulement de communiquer.
Il s’agit de défendre notre cadre, notre responsabilité et notre légitimité.
Et sur ce sujet, il n’y aura pas de demi-mesure.
Aujourd’hui, des acteurs non immatriculés vendent du voyage en toute impunité, entretiennent la confusion dans l’esprit des clients et fragilisent toute une profession. Ce n’est pas une évolution du marché. C’est une dérive.
Notre métier est réglementé. Pas pour faire joli.
Pour protéger le client, garantir les fonds déposés, assurer une assistance en cas de problème. Ceux qui contournent ce cadre prennent des libertés… avec des obligations qu’ils n’assument pas.
La campagne lancée par les EDV a un objectif simple : remettre un peu de vérité dans le débat. 1,6 million de vues, c’est un début. Mais la bataille est loin d’être gagnée.
Car tant que nous ne nommerons pas clairement les choses, le doute persistera.
Non, tout le monde ne peut pas vendre du voyage.
Non, toutes les offres ne se valent pas.
Et non, le client n’est pas toujours correctement protégé.
Aujourd’hui, il ne s’agit plus seulement de communiquer.
Il s’agit de défendre notre cadre, notre responsabilité et notre légitimité.
Et sur ce sujet, il n’y aura pas de demi-mesure.
JC, de son vrai nom Jean-Charles Franchomme, évolue dans le tourisme depuis plus de 20 ans.
Depuis 2024, il est cadre commercial groupes et web chez Steam Evasion, où il met à profit sa double compétence terrain et digitale.
Il est aussi le fondateur de la communauté Facebook "100% voyages bons plans et expertises" qui rassemble 3 800 voyageurs.
Entrepreneur dans l’âme, il a également co-fondé deux groupes Facebook influents dans le secteur : CDMV (Collectif de Défense des Métiers du Voyage) et Helpdesk des Pros du Tourisme, devenus des espaces d’échange incontournables pour les professionnels.
Depuis 2024, il est cadre commercial groupes et web chez Steam Evasion, où il met à profit sa double compétence terrain et digitale.
Il est aussi le fondateur de la communauté Facebook "100% voyages bons plans et expertises" qui rassemble 3 800 voyageurs.
Entrepreneur dans l’âme, il a également co-fondé deux groupes Facebook influents dans le secteur : CDMV (Collectif de Défense des Métiers du Voyage) et Helpdesk des Pros du Tourisme, devenus des espaces d’échange incontournables pour les professionnels.


















