Le port de Marseille prévoit de brancher trois navires simultanément à quai en mars 2026 - Photo : Noah Penalva
Applicable au 1er janvier 2026, la nouvelle édition de la Charte croisière durable en Méditerranée voit ses thématiques passer de 5 à 8 pour un total de 20 engagements.
Cette révision technique répond à l'entrée en vigueur de la zone SECA MED au 1er mai 2025 et à la création de la Zone Maritime Particulièrement Vulnérable (ZMPV) Nord Occidentale.
Selon les données officielles, l'activité en Méditerranée française et monégasque représente, en 2025, un volume de 2 030 escales annuelles pour une flotte de 147 navires rattachés à 52 compagnies, alors qu'actuellement, 32 compagnies sont signataires de la charte, couvrant 86% des escales sur la façade.
Stéphan Rousseau adjoint au directeur de la Direction interrégionale de la mer (DIRM) et chargé de la sécurité maritime, a précisé le 5 février dernier lors d'une conférence dédiée sur le salon Euromaritime à Marseille, que le seuil de conformité pour obtenir le certificat est fixé à 80%.
Les audits annuels, au nombre d'une vingtaine, permettent de contrôler l'application de ces mesures qui vont au-delà des obligations réglementaires de l'OMI (Organisation Maritime Internationale).
Cette révision technique répond à l'entrée en vigueur de la zone SECA MED au 1er mai 2025 et à la création de la Zone Maritime Particulièrement Vulnérable (ZMPV) Nord Occidentale.
Selon les données officielles, l'activité en Méditerranée française et monégasque représente, en 2025, un volume de 2 030 escales annuelles pour une flotte de 147 navires rattachés à 52 compagnies, alors qu'actuellement, 32 compagnies sont signataires de la charte, couvrant 86% des escales sur la façade.
Stéphan Rousseau adjoint au directeur de la Direction interrégionale de la mer (DIRM) et chargé de la sécurité maritime, a précisé le 5 février dernier lors d'une conférence dédiée sur le salon Euromaritime à Marseille, que le seuil de conformité pour obtenir le certificat est fixé à 80%.
Les audits annuels, au nombre d'une vingtaine, permettent de contrôler l'application de ces mesures qui vont au-delà des obligations réglementaires de l'OMI (Organisation Maritime Internationale).
Une première mondiale pour le raccordement électrique à Marseille
Dans le même esprit, le port de Marseille prévoit de réaliser une prouesse technologique dès la mi-mars 2026 en branchant trois navires de croisière simultanément à quai.
Julien Massoni, directeur du terminal croisière de Marseille (MPCT), a confirmé que cette configuration constituerait une "première mondiale". Les tests de connexion ont débuté en décembre dernier et s'avèrent concluants.
À ce jour, le référentiel indique que 42% des navires fréquentant la zone sont déjà raccordables électriquement.
L'objectif est de généraliser l'usage de cette technologie pour supprimer les émissions atmosphériques durant le temps d'escale, qui représente environ un tiers du temps total d'exploitation d'un navire selon Nikos Mertzanidis, directeur exécutif de la CLIA en Europe.
Julien Massoni, directeur du terminal croisière de Marseille (MPCT), a confirmé que cette configuration constituerait une "première mondiale". Les tests de connexion ont débuté en décembre dernier et s'avèrent concluants.
À ce jour, le référentiel indique que 42% des navires fréquentant la zone sont déjà raccordables électriquement.
L'objectif est de généraliser l'usage de cette technologie pour supprimer les émissions atmosphériques durant le temps d'escale, qui représente environ un tiers du temps total d'exploitation d'un navire selon Nikos Mertzanidis, directeur exécutif de la CLIA en Europe.
Limitation des scrubbers et protection de la biodiversité
La nouvelle charte prévoit également un renforcement des zones d'exclusion pour les systèmes de nettoyage des fumées (scrubbers) à boucle ouverte.
Alors que la réglementation française interdit les rejets dans la limite des 3 milles nautiques, les négociations entre la DRIM et les armateurs ont abouti à un consensus pour porter cette zone d'exclusion à 6 milles nautiques, avec une incitation à atteindre les 12 milles, conformément aux exigences de Monaco.
Le texte intègre également des mesures strictes sur la pollution sonore et lumineuse (interdiction des éclairages sous-marins), ainsi que l'obligation de signaler les grands cétacés via le système OBSenMer dans la ZMPV.
Sur le plan de l'économie circulaire, les signataires s'engagent à favoriser la valorisation locale des déchets et à privilégier l'avitaillement en circuit court, notamment à Marseille pour les produits frais, afin de réduire l'empreinte carbone liée au transport routier des marchandises.
A lire aussi : Croisière durable : Monaco signe la Charte Méditerranée 2025
Alors que la réglementation française interdit les rejets dans la limite des 3 milles nautiques, les négociations entre la DRIM et les armateurs ont abouti à un consensus pour porter cette zone d'exclusion à 6 milles nautiques, avec une incitation à atteindre les 12 milles, conformément aux exigences de Monaco.
Le texte intègre également des mesures strictes sur la pollution sonore et lumineuse (interdiction des éclairages sous-marins), ainsi que l'obligation de signaler les grands cétacés via le système OBSenMer dans la ZMPV.
Sur le plan de l'économie circulaire, les signataires s'engagent à favoriser la valorisation locale des déchets et à privilégier l'avitaillement en circuit court, notamment à Marseille pour les produits frais, afin de réduire l'empreinte carbone liée au transport routier des marchandises.
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