La récente annonce d’un cessez-le-feu par Donald Trump et les négociations à venir avec l’Iran constituent une lueur d’espoir pour une désescalade au Moyen-Orient.
Cependant, la situation reste pour le moins extrêmement fragile, et les voyagistes impactés indirectement par le conflit veulent y croire tout en restant prudents. C'est le cas de Nicolas Ivaldi, directeur général d'Héliades qui illustre le contexte instable : "C’est un pas en avant, deux pas en arrière".
Spécialiste de la Grèce, le tour-opérateur n'est pas épargné par les amalgames.
"La Crète notamment, est une région qui connaît un ralentissement des ventes, car les clients ont l'impression que cette région n'est pas loin du Proche-Orient... On y peut rien. Les Cyclades, en revanche, sont épargnées, la zone enregistre le même niveau de prises de commande par rapport à l'an dernier " détaille Nicolas Ivaldi.
Depuis l'annonce d'une possible trêve des bombardements, le dirigeant constate un "frémissement".
"C’était meilleur mercredi et jeudi. Si le cessez-le-feu se maintient, nous espérons qu'il y aura une reprise de l'activité. Chez Travel Explorer, nous avons aussi réalisé quelques ventes et nous avons vu revenir quelques gros dossiers, notamment sur du all-inclusive pour l’été en Grèce. Alors que c'est la première semaine des vacances scolaires, nous avons quasiment doublé nos ventes par rapport à la semaine dernière," ajoute le directeur général.
Cependant, la situation reste pour le moins extrêmement fragile, et les voyagistes impactés indirectement par le conflit veulent y croire tout en restant prudents. C'est le cas de Nicolas Ivaldi, directeur général d'Héliades qui illustre le contexte instable : "C’est un pas en avant, deux pas en arrière".
Spécialiste de la Grèce, le tour-opérateur n'est pas épargné par les amalgames.
"La Crète notamment, est une région qui connaît un ralentissement des ventes, car les clients ont l'impression que cette région n'est pas loin du Proche-Orient... On y peut rien. Les Cyclades, en revanche, sont épargnées, la zone enregistre le même niveau de prises de commande par rapport à l'an dernier " détaille Nicolas Ivaldi.
Depuis l'annonce d'une possible trêve des bombardements, le dirigeant constate un "frémissement".
"C’était meilleur mercredi et jeudi. Si le cessez-le-feu se maintient, nous espérons qu'il y aura une reprise de l'activité. Chez Travel Explorer, nous avons aussi réalisé quelques ventes et nous avons vu revenir quelques gros dossiers, notamment sur du all-inclusive pour l’été en Grèce. Alors que c'est la première semaine des vacances scolaires, nous avons quasiment doublé nos ventes par rapport à la semaine dernière," ajoute le directeur général.
Des opérations "prix minis" pour relancer la machine
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Certains destinations sortent du lot : le Mexique, la République Dominicaine, ou encore le Cap-Vert qui est l'une des destinations phares d'Héliades à côté de la Grèce.
2026 avait pourtant bien commencé pour le tour-opérateur du groupe Marietton Développement. "Janvier et février étaient des mois exceptionnels. Et en départs, le premier quadrimestre est très bon" ajoute le directeur général.
Les vacances de Pâques tirent leur épingle du jeu, portées par l'activité groupes réservée très en amont. L'Albanie notamment explose les compteurs.
Mais l'inquiétude se porte sur la saison été : "Juillet et août ont du mal à se remplir. Les prises de commandes que nous enregistrons concernent des ventes de dernière minute, ou l'après-saison estivale en septembre, octobre voire 2027."
Pour soutenir les ventes, Héliades a lancé plusieurs opérations. "L’idée, c’est de remettre de l’essence dans le moteur", résume Nicolas Ivaldi.
Pour ce faire, le voyagiste mise sur les petits prix : "Nous avons renégocié avec nos partenaires pour proposer des offres attractives. Je pense que la question du pouvoir d'achat va être centrale".
Le groupe a travaillé notamment sur une production d'hôtels 3 et 4 étoiles à prix compétitifs, des offres combinées (ex : Santorin–Paros) et des promotions ciblées sur la Grèce, le tout déployé sur l'ensemble des réseaux partenaires.
"Ces push prix minis fonctionnent bien," ajoute le directeur général.
2026 avait pourtant bien commencé pour le tour-opérateur du groupe Marietton Développement. "Janvier et février étaient des mois exceptionnels. Et en départs, le premier quadrimestre est très bon" ajoute le directeur général.
Les vacances de Pâques tirent leur épingle du jeu, portées par l'activité groupes réservée très en amont. L'Albanie notamment explose les compteurs.
Mais l'inquiétude se porte sur la saison été : "Juillet et août ont du mal à se remplir. Les prises de commandes que nous enregistrons concernent des ventes de dernière minute, ou l'après-saison estivale en septembre, octobre voire 2027."
Pour soutenir les ventes, Héliades a lancé plusieurs opérations. "L’idée, c’est de remettre de l’essence dans le moteur", résume Nicolas Ivaldi.
Pour ce faire, le voyagiste mise sur les petits prix : "Nous avons renégocié avec nos partenaires pour proposer des offres attractives. Je pense que la question du pouvoir d'achat va être centrale".
Le groupe a travaillé notamment sur une production d'hôtels 3 et 4 étoiles à prix compétitifs, des offres combinées (ex : Santorin–Paros) et des promotions ciblées sur la Grèce, le tout déployé sur l'ensemble des réseaux partenaires.
"Ces push prix minis fonctionnent bien," ajoute le directeur général.
Le long-courrier, les destinations européennes à l'honneur
Autre axe : le long-courrier. République Dominicaine, Mexique, Cap-vert... "ces axes sont porteurs et nous les soutenons. Nous avons prolongé l’ouverture de nos clubs long-courriers jusqu’au 15 mai, alors qu’ils devaient initialement fermer fin avril.
Ces destinations rencontrent une véritable côte d’amour sur le marché : ce sont des valeurs refuges, fiables, qui fonctionnent très bien. Nous disposons notamment de deux clubs Héliades à Sal au Cap-Vert. La desserte aérienne est un vrai atout, avec des vols au départ de Paris et de nombreuses villes de province, ce qui facilite grandement l’organisation."
Enfin, le voyagiste articule la mise en avant de son offre autour de destinations européennes, comme l’Italie, l’Espagne ou Malte, via la plateforme Travel Explorer, et diversifie les produits en intégrant à la fois des événements sportifs et des destinations porteuses telles que le Japon.
Ces destinations rencontrent une véritable côte d’amour sur le marché : ce sont des valeurs refuges, fiables, qui fonctionnent très bien. Nous disposons notamment de deux clubs Héliades à Sal au Cap-Vert. La desserte aérienne est un vrai atout, avec des vols au départ de Paris et de nombreuses villes de province, ce qui facilite grandement l’organisation."
Enfin, le voyagiste articule la mise en avant de son offre autour de destinations européennes, comme l’Italie, l’Espagne ou Malte, via la plateforme Travel Explorer, et diversifie les produits en intégrant à la fois des événements sportifs et des destinations porteuses telles que le Japon.
Les compagnies aériennes vont ajuster leur programme de vols ?
À ce stade, la saison estivale reste largement ouverte. "L’été est loin d’être fait", insiste le directeur général.
L’évolution dépendra en grande partie de la stabilisation du contexte international. "À partir du moment où il n’y a plus d’images de conflits, les gens pourraient recommencer à réserver", estime-t-il.
Reste une autre inquiétude : la stabilité du programme de vols des compagnies aériennes.
"Sur toute la partie aérienne, nous restons prudents quant à l’évolution de la situation cet été. Nous espérons éviter trop d’annulations liées à la hausse du prix du carburant. L’enjeu sera notamment de voir si les compagnies low cost parviennent à maintenir leurs capacités, afin de permettre une saison correcte et d’éviter qu’elle ne devienne trop complexe à gérer," conclut-il.
L’évolution dépendra en grande partie de la stabilisation du contexte international. "À partir du moment où il n’y a plus d’images de conflits, les gens pourraient recommencer à réserver", estime-t-il.
Reste une autre inquiétude : la stabilité du programme de vols des compagnies aériennes.
"Sur toute la partie aérienne, nous restons prudents quant à l’évolution de la situation cet été. Nous espérons éviter trop d’annulations liées à la hausse du prix du carburant. L’enjeu sera notamment de voir si les compagnies low cost parviennent à maintenir leurs capacités, afin de permettre une saison correcte et d’éviter qu’elle ne devienne trop complexe à gérer," conclut-il.








Publié par Céline Eymery 













