Après une année 2025 record, GreenGo n’entend pas se reposer sur ses lauriers.
Durant l’exercice précédent, la start-up a totalisé 70 000 voyageurs, pour plus de 200 000 nuitées, affichant une croissance de 100 %. L’année 2026, bien que plus difficilement orientée en raison de la guerre au Moyen-Orient et de l’attentisme des Français, semble poursuivre sur cette trajectoire.
La croissance à tout prix n’est plus la règle, car GreenGo a pris le chemin de la "croissance rentable", afin de pouvoir afficher un bilan comptable positif dès 2027.
"Nos volumes de réservation commencent à être intéressants, puisqu’en 2026, nous devrions franchir le cap des 15 millions d’euros, puis dépasser les 20 ou 25 millions en 2027.
C’est vraiment chouette, mais cela représente beaucoup de travail. C’est difficile, mais il y a des chiffres qui ne trompent pas.
Nous avons une note moyenne de 4,87 sur 5, donc nous tapons dans le mille. Et les clients heureux reviennent, ce qui coûte moins cher que de faire des opérations marketing", nous partage Guillaume Jouffre.
Et pourtant, pour la première fois de son histoire, GreenGo va sortir des écrans pour être visible dans les plus grandes villes de France, sous un format inattendu.
Durant l’exercice précédent, la start-up a totalisé 70 000 voyageurs, pour plus de 200 000 nuitées, affichant une croissance de 100 %. L’année 2026, bien que plus difficilement orientée en raison de la guerre au Moyen-Orient et de l’attentisme des Français, semble poursuivre sur cette trajectoire.
La croissance à tout prix n’est plus la règle, car GreenGo a pris le chemin de la "croissance rentable", afin de pouvoir afficher un bilan comptable positif dès 2027.
"Nos volumes de réservation commencent à être intéressants, puisqu’en 2026, nous devrions franchir le cap des 15 millions d’euros, puis dépasser les 20 ou 25 millions en 2027.
C’est vraiment chouette, mais cela représente beaucoup de travail. C’est difficile, mais il y a des chiffres qui ne trompent pas.
Nous avons une note moyenne de 4,87 sur 5, donc nous tapons dans le mille. Et les clients heureux reviennent, ce qui coûte moins cher que de faire des opérations marketing", nous partage Guillaume Jouffre.
Et pourtant, pour la première fois de son histoire, GreenGo va sortir des écrans pour être visible dans les plus grandes villes de France, sous un format inattendu.
GreenGo : "Nous avons un enjeu de notoriété"
Depuis le 21 mai 2026, la start-up s’affiche un peu partout dans les grandes villes de France.
Souhaitant s’affirmer comme une alternative aux plateformes américaines et aux mastodontes du marché, GreenGo a décidé de mener une campagne d’affichage disruptive, en voulant casser le mythe du voyage lointain.
Les visuels mettent en avant des lieux français plus ou moins connus, qui ressemblent à s’y méprendre à des sites touristiques renommés du monde entier, avec de petites phrases pour interpeller le badaud, l’automobiliste ou le cycliste, du genre : "C’est comme le Canada, avec 8h de vol en moins" ou encore "Y’a un côté Cyclades, mais sans les gens".
Une campagne marketing d’envergure, pour une structure d’une vingtaine de personnes, qui va à contre-courant d’une entreprise digitale native, puisqu’elle se déploie sur des panneaux d’affichage et des abribus.
"C’est une action importante à notre échelle, qui nous permet d’être visibles dans des centaines de lieux, dans des villes comme Paris, Lyon, Toulouse, etc.
Il faut reconnaître que nous menons là notre première campagne de notoriété.
Notre postulat de départ est simple : nous voyons que GreenGo plaît, que des personnes se retrouvent dans cette démarche de voyager mieux. Quand elles nous connaissent et qu’elles essaient, elles reviennent", explique le fondateur de la plateforme.
En début d’année, la start-up a mené un brand tracker pour mesurer sa notoriété auprès du grand public. Lors de l’enquête, des Français ont été interrogés sur les marques de voyage qu’ils connaissaient, parmi une liste proposée.
Et surprise, GreenGo ressort dans 5 % des cas.
"Ce n’est pas rien, mais ce n’est pas beaucoup non plus. Nous avons donc un enjeu de notoriété et, pour améliorer ce point, il n’y a pas de secret : nous devons investir dans le marketing."
Souhaitant s’affirmer comme une alternative aux plateformes américaines et aux mastodontes du marché, GreenGo a décidé de mener une campagne d’affichage disruptive, en voulant casser le mythe du voyage lointain.
Les visuels mettent en avant des lieux français plus ou moins connus, qui ressemblent à s’y méprendre à des sites touristiques renommés du monde entier, avec de petites phrases pour interpeller le badaud, l’automobiliste ou le cycliste, du genre : "C’est comme le Canada, avec 8h de vol en moins" ou encore "Y’a un côté Cyclades, mais sans les gens".
Une campagne marketing d’envergure, pour une structure d’une vingtaine de personnes, qui va à contre-courant d’une entreprise digitale native, puisqu’elle se déploie sur des panneaux d’affichage et des abribus.
"C’est une action importante à notre échelle, qui nous permet d’être visibles dans des centaines de lieux, dans des villes comme Paris, Lyon, Toulouse, etc.
Il faut reconnaître que nous menons là notre première campagne de notoriété.
Notre postulat de départ est simple : nous voyons que GreenGo plaît, que des personnes se retrouvent dans cette démarche de voyager mieux. Quand elles nous connaissent et qu’elles essaient, elles reviennent", explique le fondateur de la plateforme.
En début d’année, la start-up a mené un brand tracker pour mesurer sa notoriété auprès du grand public. Lors de l’enquête, des Français ont été interrogés sur les marques de voyage qu’ils connaissaient, parmi une liste proposée.
Et surprise, GreenGo ressort dans 5 % des cas.
"Ce n’est pas rien, mais ce n’est pas beaucoup non plus. Nous avons donc un enjeu de notoriété et, pour améliorer ce point, il n’y a pas de secret : nous devons investir dans le marketing."
GreenGo inaugure sa première campagne d’affichage dans les villes et les abribus
C’est ainsi qu’est venue l’idée des panneaux d’affichage dans les centres urbains français.
Mais pourquoi ce choix pour une plateforme mise en ligne en 2021 ?
"Nous investissons aussi beaucoup sur les réseaux sociaux et Google. Pour tout vous dire, nous travaillons sur 15 canaux d’acquisition différents. Nous avions besoin de diversifier nos canaux de communication et d’aller vers le offline.
Nous avions le choix entre l’affichage, la radio et la télévision, mais ces deux médias sont très peu accessibles pour nous.
Pour que les gens nous connaissent de manière plus massive, il faut investir, tout en étant prudents pour ne pas cramer trop de cash. Après, c’est une première étape, le début de ce que nous prévoyons de déployer dans les années qui viennent", espère-t-il.
Et finalement, pour gagner en notoriété, GreenGo va se démultiplier, en assurant une présence physique et visuelle dans les villes françaises, mais aussi en déployant la même campagne sur les réseaux sociaux et via des actions d’influence.
A lire : Des routes de France aux glaciers argentins... les voyages transformateurs de Guillaume Jouffre
C’est donc un travail global, afin d’être visible par une grande partie des Français.
"La thématique que nous avons choisie est qu’il n’y a pas besoin de partir au bout du monde pour profiter de ses vacances. C’est comme les États-Unis, mais sans Donald Trump.
Nous ne mettons pas en avant le volet environnemental, même s’il est sous-jacent, mais plutôt le côté envie et désir. Notre mission est d’inciter les gens à voyager local ou moins loin, pour réduire l’impact des vacances", analyse Guillaume Jouffre.
D’ailleurs, notons qu’un autre site a aussi fait sa révolution en sortant du digital pour s’afficher dans le métro parisien. Fondée en 2016, Kombo a inauguré sa première campagne offline durant les deux dernières semaines d’avril.
Mais pourquoi ce choix pour une plateforme mise en ligne en 2021 ?
"Nous investissons aussi beaucoup sur les réseaux sociaux et Google. Pour tout vous dire, nous travaillons sur 15 canaux d’acquisition différents. Nous avions besoin de diversifier nos canaux de communication et d’aller vers le offline.
Nous avions le choix entre l’affichage, la radio et la télévision, mais ces deux médias sont très peu accessibles pour nous.
Pour que les gens nous connaissent de manière plus massive, il faut investir, tout en étant prudents pour ne pas cramer trop de cash. Après, c’est une première étape, le début de ce que nous prévoyons de déployer dans les années qui viennent", espère-t-il.
Et finalement, pour gagner en notoriété, GreenGo va se démultiplier, en assurant une présence physique et visuelle dans les villes françaises, mais aussi en déployant la même campagne sur les réseaux sociaux et via des actions d’influence.
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C’est donc un travail global, afin d’être visible par une grande partie des Français.
"La thématique que nous avons choisie est qu’il n’y a pas besoin de partir au bout du monde pour profiter de ses vacances. C’est comme les États-Unis, mais sans Donald Trump.
Nous ne mettons pas en avant le volet environnemental, même s’il est sous-jacent, mais plutôt le côté envie et désir. Notre mission est d’inciter les gens à voyager local ou moins loin, pour réduire l’impact des vacances", analyse Guillaume Jouffre.
D’ailleurs, notons qu’un autre site a aussi fait sa révolution en sortant du digital pour s’afficher dans le métro parisien. Fondée en 2016, Kombo a inauguré sa première campagne offline durant les deux dernières semaines d’avril.
Été 2027 : GreenGo s’attend à un effet ketchup sur les réservations
Matthieu Marquenet, fondateur de Kombo, ressent que son entreprise est passée d’un simple site web à une marque connue. Une étape qui ne fera pas forcément gonfler le chiffre d’affaires à court terme, mais plutôt à moyen et long terme.
Ce sera sans doute aussi le cas pour GreenGo, même si l’enjeu est malgré tout de réussir un été qui se présente comme complexe. De l’aveu de très nombreux professionnels, même spécialistes de la France, la saison estivale est pour le moment en retrait.
"La conjoncture est particulière et nous observons une tendance assez étrange, avec notamment un décalage de la fenêtre de réservation. En mars et avril, elle s’est raccourcie de plus d’une semaine : nous sommes passés de 67 jours à 60 jours entre la réservation et le séjour.
De plus, nous observons que le panier moyen est en légère baisse, de l’ordre de 3 à 4 %, et que le nombre de nuitées diminue également.
Je ne pense pas que les Français vont réduire drastiquement leur budget vacances ni leur envie de partir. Je parie plutôt sur le fait qu’ils ont décalé leur fenêtre de réservation à cause du conflit.
Il y a beaucoup d’attentisme. Nous attendons l’effet ketchup, reste à savoir quand il va se produire", estime le gastronome Guillaume Jouffre.
L’effet ketchup a été popularisé par le footballeur et économiste, Cristiano Ronaldo, qui avait déclaré en 2010 que "Les buts, c’est comme le ketchup : quand ils arrivent, ils viennent tous en même temps."
L’expression a depuis été reprise dans la Harvard Business Review pour désigner un produit, un marché ou un actif qui peine à trouver son public, avant de connaître soudainement une forte accélération.
Alors, le tourisme va-t-il connaître son instant ketchup ? Nul ne le sait vraiment, mais toute l’industrie l’espère. Tout dépendra de Trump et de son envie, ou non, de mettre fin au conflit, des cours du pétrole et d’une possible crise économique.
En tout cas, cet attentisme ne semble pas faire peur aux équipes de GreenGo.
Ce sera sans doute aussi le cas pour GreenGo, même si l’enjeu est malgré tout de réussir un été qui se présente comme complexe. De l’aveu de très nombreux professionnels, même spécialistes de la France, la saison estivale est pour le moment en retrait.
"La conjoncture est particulière et nous observons une tendance assez étrange, avec notamment un décalage de la fenêtre de réservation. En mars et avril, elle s’est raccourcie de plus d’une semaine : nous sommes passés de 67 jours à 60 jours entre la réservation et le séjour.
De plus, nous observons que le panier moyen est en légère baisse, de l’ordre de 3 à 4 %, et que le nombre de nuitées diminue également.
Je ne pense pas que les Français vont réduire drastiquement leur budget vacances ni leur envie de partir. Je parie plutôt sur le fait qu’ils ont décalé leur fenêtre de réservation à cause du conflit.
Il y a beaucoup d’attentisme. Nous attendons l’effet ketchup, reste à savoir quand il va se produire", estime le gastronome Guillaume Jouffre.
L’effet ketchup a été popularisé par le footballeur et économiste, Cristiano Ronaldo, qui avait déclaré en 2010 que "Les buts, c’est comme le ketchup : quand ils arrivent, ils viennent tous en même temps."
L’expression a depuis été reprise dans la Harvard Business Review pour désigner un produit, un marché ou un actif qui peine à trouver son public, avant de connaître soudainement une forte accélération.
Alors, le tourisme va-t-il connaître son instant ketchup ? Nul ne le sait vraiment, mais toute l’industrie l’espère. Tout dépendra de Trump et de son envie, ou non, de mettre fin au conflit, des cours du pétrole et d’une possible crise économique.
En tout cas, cet attentisme ne semble pas faire peur aux équipes de GreenGo.
GreenGo : "Nous ne voulons plus être dépendants des levées de fonds"
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"Nous continuons à enregistrer de nouveaux hébergeurs, quasiment 1 000 lieux par mois, tout en maintenant notre niveau d’exigence, c’est-à-dire des hébergements engagés et avec une forme de singularité", poursuit le dirigeant.
Et malgré tout, le taux de satisfaction reste élevé, puisque la note moyenne s’établit à 4,87 sur 5.
Le public de la start-up est en recherche d’une offre non industrialisée, avec du caractère, où l’humain conserve une place importante, le tout sans être nécessairement premium.
Un développement, tout comme les cartes cadeaux, rendu possible par l’ouverture de capital réalisée auprès de 772 micro-actionnaires. En seulement trois jours, elle a permis de collecter 1,6 million d’euros.
"Nous sentons que le vent a tourné, que le financement dans le milieu des start-up est plus complexe, et quand vous avez une entreprise dans l’écoresponsabilité et la traveltech, c’est encore moins facile.
Nous sommes entrés dans une phase où nous devons être capables d’atteindre la rentabilité l’année prochaine. Nous entrevoyons, pour la première fois, le seuil de rentabilité à une échelle déjà ambitieuse, et cela nous réjouit.
Ce n’est pas un chemin indispensable, nous pourrions choisir de relever des fonds, mais c’est notre choix stratégique.
Le marché du venture capital s’est quand même largement tari et nous ne voulons plus être dépendants des levées de fonds, qui obligent à cramer du cash. Nous voulons construire quelque chose de solide", fixe comme cap le fondateur de la jeune pousse.
Malgré tout, rien ne dit qu’une nouvelle opération de levée de fonds n’aura pas lieu dans les mois à venir.
En quelque sorte, les équipes souhaitent s’offrir un moment de respiration, après plusieurs courses contre la montre successives pour assurer le développement de GreenGo.
L’Europe reste toujours une ambition, mais un peu plus lointaine, car sa conquête nécessite des fonds. Tout dépendra en partie du prochain exercice. Quid de développer une entreprise engagée pour un monde plus durable dans un contexte assez peu favorable ?
"Comme tout le monde, j’observe ce backlash, qui coïncide vraiment avec l’élection de Donald Trump. Il est beaucoup plus difficile de parler d’écologie dans les médias et la portée est moindre aussi sur les réseaux sociaux.
Je fais plutôt partie de ceux qui ne pensent pas qu’il faille s’accrocher coûte que coûte à ces sujets, mais plutôt changer de stratégie de communication. Nous devons utiliser l’angle de la désirabilité, et dire que notre produit a un impact positif, au lieu de parler de l’urgence et de dire que c’est la catastrophe.
Nous devons rester engagés, tout en allant sur des thématiques plus consensuelles, comme le made in France de notre côté", conclut Guillaume Jouffre.
Et malgré tout, le taux de satisfaction reste élevé, puisque la note moyenne s’établit à 4,87 sur 5.
Le public de la start-up est en recherche d’une offre non industrialisée, avec du caractère, où l’humain conserve une place importante, le tout sans être nécessairement premium.
Un développement, tout comme les cartes cadeaux, rendu possible par l’ouverture de capital réalisée auprès de 772 micro-actionnaires. En seulement trois jours, elle a permis de collecter 1,6 million d’euros.
"Nous sentons que le vent a tourné, que le financement dans le milieu des start-up est plus complexe, et quand vous avez une entreprise dans l’écoresponsabilité et la traveltech, c’est encore moins facile.
Nous sommes entrés dans une phase où nous devons être capables d’atteindre la rentabilité l’année prochaine. Nous entrevoyons, pour la première fois, le seuil de rentabilité à une échelle déjà ambitieuse, et cela nous réjouit.
Ce n’est pas un chemin indispensable, nous pourrions choisir de relever des fonds, mais c’est notre choix stratégique.
Le marché du venture capital s’est quand même largement tari et nous ne voulons plus être dépendants des levées de fonds, qui obligent à cramer du cash. Nous voulons construire quelque chose de solide", fixe comme cap le fondateur de la jeune pousse.
Malgré tout, rien ne dit qu’une nouvelle opération de levée de fonds n’aura pas lieu dans les mois à venir.
En quelque sorte, les équipes souhaitent s’offrir un moment de respiration, après plusieurs courses contre la montre successives pour assurer le développement de GreenGo.
L’Europe reste toujours une ambition, mais un peu plus lointaine, car sa conquête nécessite des fonds. Tout dépendra en partie du prochain exercice. Quid de développer une entreprise engagée pour un monde plus durable dans un contexte assez peu favorable ?
"Comme tout le monde, j’observe ce backlash, qui coïncide vraiment avec l’élection de Donald Trump. Il est beaucoup plus difficile de parler d’écologie dans les médias et la portée est moindre aussi sur les réseaux sociaux.
Je fais plutôt partie de ceux qui ne pensent pas qu’il faille s’accrocher coûte que coûte à ces sujets, mais plutôt changer de stratégie de communication. Nous devons utiliser l’angle de la désirabilité, et dire que notre produit a un impact positif, au lieu de parler de l’urgence et de dire que c’est la catastrophe.
Nous devons rester engagés, tout en allant sur des thématiques plus consensuelles, comme le made in France de notre côté", conclut Guillaume Jouffre.








Publié par Romain Pommier 















