Refus d'embarquement : le retard du vol ne dispense pas de respecter l'heure limite ! - DepositPhotos.com
Un voyageur a saisi la Médiation après s’être vu refuser l’embarquement sur un vol à destination de l’Égypte au départ de Paris en juillet 2025. Il demandait le remboursement de ses billets aller-retour ainsi que le versement de l’indemnité forfaitaire prévue par le Règlement européen n°261/2004.
Le passager disposait d’une réservation confirmée sur un vol prévu à destination du Caire. Le vol accusait un retard d’environ vingt minutes. Le voyageur indique s’être présenté à la porte d’embarquement quelques minutes avant le départ prévu, mais l’accès à bord lui a été refusé au motif qu’il avait dépassé l’heure limite d’embarquement fixée par la compagnie.
Estimant que ce refus d’embarquement lui avait également fait perdre son vol retour, devenu inutilisable, il sollicitait le remboursement intégral des billets ainsi que l’indemnité prévue en cas de refus d’embarquement.
De son côté, la compagnie aérienne refusait toute indemnisation mais acceptait de rembourser les taxes aéroportuaires liées aux vols non consommés.
Le passager disposait d’une réservation confirmée sur un vol prévu à destination du Caire. Le vol accusait un retard d’environ vingt minutes. Le voyageur indique s’être présenté à la porte d’embarquement quelques minutes avant le départ prévu, mais l’accès à bord lui a été refusé au motif qu’il avait dépassé l’heure limite d’embarquement fixée par la compagnie.
Estimant que ce refus d’embarquement lui avait également fait perdre son vol retour, devenu inutilisable, il sollicitait le remboursement intégral des billets ainsi que l’indemnité prévue en cas de refus d’embarquement.
De son côté, la compagnie aérienne refusait toute indemnisation mais acceptait de rembourser les taxes aéroportuaires liées aux vols non consommés.
Ce que disent les textes :
En l’espèce, il ressort du dossier que l’heure limite d’embarquement mentionnée sur la carte d’embarquement était fixée avant l’heure à laquelle le passager affirme s’être présenté.
Le simple retard du vol ne dispensait donc pas le voyageur de respecter cette heure limite.
Ce que préconise la Médiation Tourisme et Voyage :
La Médiation rappelle également qu’en vertu de l’article 9 du Code de procédure civile, il appartient à chaque partie d’apporter les éléments permettant de prouver ses affirmations. Or, les pièces produites ne permettent pas d’établir que le passager se serait présenté à temps à l’embarquement.
Dans ces conditions, aucun fondement juridique ne permettait d’imposer le remboursement des billets ni le versement de l’indemnité forfaitaire. Le remboursement des seules taxes aéroportuaires sur les vols non utilisés a ainsi été considéré comme une solution suffisante au regard du litige.
Dans ces conditions, aucun fondement juridique ne permettait d’imposer le remboursement des billets ni le versement de l’indemnité forfaitaire. Le remboursement des seules taxes aéroportuaires sur les vols non utilisés a ainsi été considéré comme une solution suffisante au regard du litige.
Retrouvez tous les cas pratiques de la Médiation Tourisme et Voyage en cliquant ICI.
La Médiation Tourisme et Voyage :
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En 2024, la Médiation Tourisme et Voyage (MTV) a traité 16 000 dossiers.
Les dossiers traités par la MTV sont exclusivement issus de litiges entre consommateurs et professionnels. Le recours à un médiateur est désormais obligatoire pour toutes les entreprises, sous peine d’une amende pouvant aller jusqu’à 15 000 € par infraction.
Le champ de compétence de la MTV couvre le transport aérien, ferroviaire (hors SNCF et RATP), routier, les opérateurs de voyages, l’hôtellerie, mais aussi les secteurs du sport et des loisirs. En deux ans, l’équipe est passée de 9 à 19 juristes pour répondre à la croissance des demandes.
Les litiges liés au transport aérien représentent deux tiers des dossiers. 79% des litiges proviennent de ventes en ligne contre 16% issues de points de vente physiques.
Enfin, la confiance dans le dispositif est renforcée par un taux d’adhésion élevé : 97% des avis rendus par la MTV sont acceptés par les parties.
www.mtv.travel
Les dossiers traités par la MTV sont exclusivement issus de litiges entre consommateurs et professionnels. Le recours à un médiateur est désormais obligatoire pour toutes les entreprises, sous peine d’une amende pouvant aller jusqu’à 15 000 € par infraction.
Le champ de compétence de la MTV couvre le transport aérien, ferroviaire (hors SNCF et RATP), routier, les opérateurs de voyages, l’hôtellerie, mais aussi les secteurs du sport et des loisirs. En deux ans, l’équipe est passée de 9 à 19 juristes pour répondre à la croissance des demandes.
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