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Royal Mansour Collection prépare l’ouverture de deux hôtels au Maroc

Née à Marrakech, la chaîne disposera de 5 établissements en 2029


Positionnée sur le segment ultra-luxe, la chaîne Royal Mansour Collection - dont l’actionnaire de référence est le roi Mohammed VI - veut tisser sa toile au Maroc et faire rayonner le pays partout dans le monde.


Rédigé par le Mercredi 17 Juin 2026 à 07:38

Le spa du Royal Mansour, à Tamuda Bay - Photo : Royal Mansour
Le spa du Royal Mansour, à Tamuda Bay - Photo : Royal Mansour
Seize ans après un premier hôtel à Marrakech qui, avec ses 53 riads, s’est imposé au fil des années comme l’adresse la plus select de la Ville Rouge, Royal Mansour tisse sa toile au Maroc.

Désormais sous le nom de Royal Mansour Collection, pour mieux refléter ses ambitions, l’enseigne ultra-luxe prépare l’ouverture d’un quatrième établissement à Rabat, pour fin 2028.

D’une capacité de 55 chambres, il verra le jour au pied de la tour Mohammed VI, un nouveau gratte-ciel de 250 mètres qui symbolise le développement économique du royaume chérifien, et contribuera à dynamiser un nouveau quartier de la capitale.

Deux ouvertures en 2024, à Casablanca et Tamuda Bay

Cette nouveauté fait suite à deux autres ouvertures, survenues en 2024. En avril, Royal Mansour Collection a inauguré un hôtel de 149 chambres et suites à Casablanca, dans le quartier art-déco de Sidi Belyout (proche de la mosquée Hassan II) avec la volonté de le faire revivre.

Lire aussi : Casablanca : le Royal Mansour a ouvert ses portes

Et quelques mois plus tard, en septembre 2024, la jeune chaîne s’implantait à Tamuda Bay (près de Tétouan) avec un complexe balnéaire de 55 villas en bordure de la Méditerranée, là encore avec la volonté de dynamiser la région.

Dans le passé, l’ouverture du Royal Mansour de Marrakech avait attiré dans son sillage plusieurs hôtels de luxe, comme Four Seasons ou Mandarin Oriental, et contribué à la montée en gamme de la destination.

Des hôtels ancrés dans leurs régions

Les ambitions de Royal Mansour Collection sont largement liées à celles de son actionnaire de référence, le roi Mohammed VI lui-même !

Il entend s’appuyer sur l’enseigne pour révéler la richesse culturelle et la diversité du Maroc, et attirer une clientèle internationale de riches voyageurs.

Pour mettre en musique sa stratégie, le groupe a fait appel à Jean-Claude Messant. Passé par le Métropole de Monaco ou encore le Bristol à Paris, le directeur général connaît tous les rouages du marché du luxe.

Par-delà la feuille de route autour de l’art de l’excellence et du recevoir, avec des hôtels ancrés dans leurs régions et qui se veulent la vitrine des traditions et de la culture marocaine, cela passe en particulier par un personnel aux petits soins.

Des grands chefs internationaux

Pour accompagner son développement et répondre à ses besoins, Royal Mansour Collection a donc créé sa propre école hôtelière, l’Académie du Royal Mansour, d’abord située à Marrakech et qui déménagera à Rabat à l’automne.

Elle a déjà formé 450 étudiants, marocains à 90%, et qui sont largement intégrés ensuite dans les hôtels du groupe même si quelques-uns sont parfois tentés d’aller voir ailleurs, au Canada, à Dubaï ou en Arabie Saoudite.

Autres piliers : le bien être avec des spas luxueux, comme celui de Tamuda Bay qui s’étire sur 4 000 m2, et la gastronomie de haute volée.

Ainsi, Royal Mansour Collection s’est entouré de quelques-uns des meilleurs chefs de la planète, dont Eric Fréchon à Casablanca et Tamuda Bay ou encore Hélène Darroze à Marrakech. Citons également l’espagnol Quique Dacosta et l’italien Massimiliano Alajmo.

Cap sur la Coupe du monde 2030

« Nous sommes passés d’un hôtel unique à la création d’une vraie marque » se félicite Jean-Claude Messant, en visite à Paris pour présenter l’offre du groupe.

Il n’entend pas s’arrêter en si bon chemin et pense déjà à la prochaine Coupe du monde de football en 2030, que le Maroc organisera conjointement avec l’Espagne et le Portugal.

Un cinquième hôtel est dans les cartons pour 2029 précise-t-il, tout en restant évasif sur le lieu d’implantation. Agadir, Tanger ou Fès ? Ce sera de toute façon au Maroc car le groupe n’a pas l’ambition - pour l’heure - d’ouvrir des hôtels en dehors du pays.

Jean-Claude Messant réfléchit également à des expériences exclusives pour les clients. A Marrakech, un luxueux camp dans le désert est à l’étude. Et il aimerait développer une offre de restaurants en dehors des hôtels.

Le Maroc vise 26 millions de touristes en 2030

Cette croissance répond également à la stratégie touristique du Maroc. « Nous sommes dans une dynamique positive, avec 19,8 millions de touristes internationaux accueillis en 2025 » se félicite Achraf Fayda, directeur général de l’Office National Marocain du Tourisme depuis fin 2024, qui a fait le déplacement à Paris aux côtés de Jean-Claude Messant.

« Notre ambition est d’atteindre les 26 millions de visiteurs en 2030. Mais nous sommes en avance sur nos objectifs et nous pourrions atteindre les 30 millions, en travaillant notamment sur l’hospitalité et le confort » ajoute-t-il.

A ce titre, le segment luxe doit permettre de tirer l’ensemble de la destination vers le haut et faire du Maroc une destination de classe mondiale alors que, pour l’heure, neuf touristes sur dix proviennent encore d’Europe.

Depuis le début de l’année, les arrivées touristiques au Maroc progressent de 7% (15% en recettes). Le marché français est davantage à la peine mais affiche, lui aussi, une progression, de 3 à 4%.

Lire aussi : Maroc : 270 M€ pour moderniser les aéroports et renforcer le hub aérien

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