Violences au Mexique : une normalisation, mais les Français doivent rester prudents - Depositphotos @RobertoGalan
Dimanche dernier, une partie du Mexique plongeait dans le chaos.
Suite à l'assassinat, lors d'une opération de l'armée mexicaine, de Nemesio Oseguera, surnommé "El Mencho", le chef du très puissant cartel Jalisco Nueva Generacion, deux tiers des régions s'embrasaient.
Les membres de ce gang, parmi les plus puissants du pays, sont alors descendus dans la rue, pour en découdre, mettant en place des barrages routiers, des attaques contre les installations militaires, la garde nationale, des entreprises ou encore des bâtiments gouvernementaux.
Après quelques heures d'une rare violence dans 20 États sur les 31 que recense le pays, le retour à la normale se dessine.
Un retour progressif au calme, selon les propres mots du ministère français des Affaires étrangères, rendu possible grâce au déploiement de 10 000 militaires.
Malgré tout, les Français sont appelés à la plus grande prudence.
Suite à l'assassinat, lors d'une opération de l'armée mexicaine, de Nemesio Oseguera, surnommé "El Mencho", le chef du très puissant cartel Jalisco Nueva Generacion, deux tiers des régions s'embrasaient.
Les membres de ce gang, parmi les plus puissants du pays, sont alors descendus dans la rue, pour en découdre, mettant en place des barrages routiers, des attaques contre les installations militaires, la garde nationale, des entreprises ou encore des bâtiments gouvernementaux.
Après quelques heures d'une rare violence dans 20 États sur les 31 que recense le pays, le retour à la normale se dessine.
Un retour progressif au calme, selon les propres mots du ministère français des Affaires étrangères, rendu possible grâce au déploiement de 10 000 militaires.
Malgré tout, les Français sont appelés à la plus grande prudence.
Violences au Mexique : une normalisation, mais les Français doivent rester prudents
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Dans une interview accordée, mardi 24 février 2026, Jean-Noël Barrot a fait un point sur la situation.
"Nous leur conseillons (aux touristes hexagonaux, ndlr) une très grande prudence.
Nous le faisons directement par l’intermédiaire de nos agents, sur place, de l’ambassade et des consulats concernés. Nous suivons très attentivement la situation, qui est évolutive, qui est plutôt sur la voie de la normalisation.
Mais la plus grande prudence est requise de la part de nos compatriotes qui résident dans les régions concernées, mais aussi de nos compatriotes qui sont en vacances ou qui sont en déplacement", a expliqué le ministre des Affaires étrangères au micro de France Info.
D'ailleurs, France Diplomatie a mis à jour son conseil aux voyageurs pour la destination.
Le site parle donc bien d'un retour progressif à la normale, tout en demandant aux touristes de faire attention et de suivre les consignes des autorités locales, notamment pour ceux qui se trouvent dans l’État du Jalisco.
"Nous leur conseillons (aux touristes hexagonaux, ndlr) une très grande prudence.
Nous le faisons directement par l’intermédiaire de nos agents, sur place, de l’ambassade et des consulats concernés. Nous suivons très attentivement la situation, qui est évolutive, qui est plutôt sur la voie de la normalisation.
Mais la plus grande prudence est requise de la part de nos compatriotes qui résident dans les régions concernées, mais aussi de nos compatriotes qui sont en vacances ou qui sont en déplacement", a expliqué le ministre des Affaires étrangères au micro de France Info.
D'ailleurs, France Diplomatie a mis à jour son conseil aux voyageurs pour la destination.
Le site parle donc bien d'un retour progressif à la normale, tout en demandant aux touristes de faire attention et de suivre les consignes des autorités locales, notamment pour ceux qui se trouvent dans l’État du Jalisco.
Mexique : "les opérations se déroulent normalement"
Il est ainsi recommandé de privilégier les axes principaux (autoroutes) pour se déplacer, et de ne prendre la route qu’après s’être informé sur l’état de sécurité de l’itinéraire envisagé.
A lire : Violences au Mexique : point de situation pour les voyageurs
Dans le même temps, le SETO avait émis une note à l'attention de ses membres, leur conseillant d'éviter les régions concernées, notamment celles du Jalisco et de la côte Pacifique, mais aussi d'adapter leurs itinéraires.
Cette note est toujours en vigueur.
Il faut savoir que cette partie du pays est très prisée des clientèles nord-américaines, mais figure rarement dans les programmes des voyageurs français.
De son côté, la presse canadienne constate que la vie reprenait son cours, à Guadalajara, la capitale de l'État du Jalisco et épicentre des violences.
Un artiste local rappelle que cette violence fait partie de la vie des habitants, comme ce fut aussi le cas en 2010, lorsque les forces de l'ordre ont capturé Nacho Coronel, un baron de Zapopan.
"Mais les cartels ne visent pas les civils, et encore moins les touristes. Il ne faut juste pas se trouver au mauvais endroit au mauvais moment. Franchement, je crains plus d’aller aux États-Unis, où des fous tirent sur n’importe qui.
Ça, ça n’arrive pas ici," précise Gonzalo Lebrija.
D'ailleurs, toujours selon le journal canadien La Presse, rapportant les propos de Marie-Christine Pouliot, cheffe des relations publiques d’Air Transat, plus aucun blocage routier n'a été signalé depuis le 23 février à minuit dans l’État du Jalisco.
Elle explique aussi que partout ailleurs au Mexique, "les opérations se déroulent normalement."
Pour rappel, le Mexique est un pays extrêmement étendu, donc une zone très touristique comme Cancun est située à plus de 1 700 km de Guadalajara.
A noter aussi que l'activité a globalement repris dans les aéroports du pays, les compagnies américaines et canadiennes reprenant leurs vols.
Grupo Aeroportuario del Pacífico (GAP), qui gère différentes infrastructures aériennes dans le pays, a indiqué que l'aéroport de Guadalajara a fonctionné à 96 % de ses vols programmés et celui de Puerto Vallarta à 95 % de son programme pour la journée du 24 février 2026.
A lire : Violences au Mexique : point de situation pour les voyageurs
Dans le même temps, le SETO avait émis une note à l'attention de ses membres, leur conseillant d'éviter les régions concernées, notamment celles du Jalisco et de la côte Pacifique, mais aussi d'adapter leurs itinéraires.
Cette note est toujours en vigueur.
Il faut savoir que cette partie du pays est très prisée des clientèles nord-américaines, mais figure rarement dans les programmes des voyageurs français.
De son côté, la presse canadienne constate que la vie reprenait son cours, à Guadalajara, la capitale de l'État du Jalisco et épicentre des violences.
Un artiste local rappelle que cette violence fait partie de la vie des habitants, comme ce fut aussi le cas en 2010, lorsque les forces de l'ordre ont capturé Nacho Coronel, un baron de Zapopan.
"Mais les cartels ne visent pas les civils, et encore moins les touristes. Il ne faut juste pas se trouver au mauvais endroit au mauvais moment. Franchement, je crains plus d’aller aux États-Unis, où des fous tirent sur n’importe qui.
Ça, ça n’arrive pas ici," précise Gonzalo Lebrija.
D'ailleurs, toujours selon le journal canadien La Presse, rapportant les propos de Marie-Christine Pouliot, cheffe des relations publiques d’Air Transat, plus aucun blocage routier n'a été signalé depuis le 23 février à minuit dans l’État du Jalisco.
Elle explique aussi que partout ailleurs au Mexique, "les opérations se déroulent normalement."
Pour rappel, le Mexique est un pays extrêmement étendu, donc une zone très touristique comme Cancun est située à plus de 1 700 km de Guadalajara.
A noter aussi que l'activité a globalement repris dans les aéroports du pays, les compagnies américaines et canadiennes reprenant leurs vols.
Grupo Aeroportuario del Pacífico (GAP), qui gère différentes infrastructures aériennes dans le pays, a indiqué que l'aéroport de Guadalajara a fonctionné à 96 % de ses vols programmés et celui de Puerto Vallarta à 95 % de son programme pour la journée du 24 février 2026.




















