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Amex GBT, Marco Polo : à quoi ressemblera le voyage d'affaires demain ?

OpinionWay, Amex GBT, Lagardère et Marco Polo étaient les invités de la conférence des Entreprises du Voyage



Tout le monde pensait que le tourisme d'affaires serait le parent pauvre de la reprise et pourtant il affiche une dynamique bien meilleure que son pendant loisir. Avec un volume d'activité équivalent à 35% de celui de l'année dernière, il relègue le médiatique tourisme de loisir 15 points derrière. Quelles sont les perspectives pour ce secteur ? OpinionWay, American Express GBT, Lagardère et Marco Polo, les invités d'une conférence organisée par Les Entreprises du Voyage mercredi 22 juillet 2020, ont apporté des éléments de réponse.


Rédigé par le Jeudi 23 Juillet 2020

"La crise va affirmer le rôle des TMC, il sera à notre charge d'être à la hauteur de cette attente," selon Julien Kauffmann, le P-DG d'American Express GBT – France- Crédit photo : Depositphotos @olly18
"La crise va affirmer le rôle des TMC, il sera à notre charge d'être à la hauteur de cette attente," selon Julien Kauffmann, le P-DG d'American Express GBT – France- Crédit photo : Depositphotos @olly18
A la sortie de la crise, tout le monde s'inquiétait de l'absence de reprise possible du voyage d'affaires.

Pourtant, le redémarrage est bien réel.

Un constat partagé par Jean-Pierre Mas, le président des Entreprises du Voyage (EDV), en début de semaine .

"Les estimations que nous avons font état d'un secteur loisir à 20% de son activité habituelle de la même époque et 30% pour le business travel."

Pour observer au mieux ce secteur et permettre aux agences de se projeter, les EDV ont diligenté OpinionWay pour la création d'un "Observatoire du voyage d'affaires".

Pour cela "500 voyageurs d'affaires seront auditionnés pendant les 4 vagues de l'enquête," explique Benoit Parraud, co-directeur du département marketing des services de l'institut de sondage.

L'observatoire s'étendra jusqu'au mois de décembre 2020, mais d'ores et déjà la première salve de l'étude a révélé quelques informations intéressantes.

Il ne fait pas de doute que l'épidémie de covid-19 a touché les salariés dans leurs façons de travailler, de se déplacer (90% des sondés estiment que leurs voyages à l'étranger ont été bloqués à cause de la maladie) et dans la manière de faire du business.

Les entreprises ont mis en place un encadrement plus strict des déplacements avec notamment la généralisation des visioconférences (76%), mais surtout le fait de s'adresser à un professionnel du Business travel (65% des sondés).

Dans le secteur, la période de crise sanitaire, le flou artistique régissant le tourisme, mais aussi les déplacements sont autant d'arguments en faveur... des agences de voyages !

Une première bonne nouvelle.

Des déplacements oui (c'est un grand oui), mais la visioconférence doit restée la règle...

Si les voyageurs d'affaires sont dans l'ensemble satisfait des mesures sanitaires appliquées par les professionnels du tourisme et n'ont aucune réticence à se faire dépister, c'est aussi parce que pour eux les déplacements sont indispensables.

Ainsi 61% des sondés considèrent leurs déplacements importants dans leur activité et cela monte même à 70% pour les voyages à l'étranger.

Un sentiment partagé par Julien Kauffmann, le P-DG d'American Express GBT – France.

"J'ai interviewé par mal de nos clients, le besoin de déplacement reste très fort. Si nous ne reviendrons pas à 100% de notre activité habituelle tout de suite, l'envie est là !"

Alors que les voyageurs affaires n'ont aucune réticence à voyager en France, celle-ci s'élève à mesure que la distance s'allonge.

Pire, de l'aveu de la majorité des sondés, il n'y aura pas de reprise franche avant 2021.

Non seulement les personnes interrogées pensent que les visioconférences seront conservées, mais surtout ils le veulent (87%).

Avec cette affirmation, il est facile de comprendre que les déplacements ne vont pas disparaître bien au contraire, mais seulement être plus rares et se cantonner à l'essentiel.

Face à ces enseignements, les professionnels et un client ont été invités à débattre. Autant OpinionWay a su trouver des motifs d'espoir, autant du côté de Lagardère, l'ambiance n'est pas à la méthode Coué.

"Nous avons vu la chute drastique et durable du déplacement aérien.

Air France a fait une étude, au niveau des comptes globaux, seulement 4% des répondants estiment que l'aviation d'affaires retrouvera la forme de 2019 un jour,
" illustre Arnaud de Lamezan, le directeur des achats et de l’immobilier du groupe.

Lire aussi : Le business travel plongé dans le brouillard par le Covid-19

Une information à tempérer, en raison de la sinistrose ambiante, rien ne dit que dans six mois le résultat sera le même.

Avec le virus, les vérités d'un jour, ne se vérifieront pas forcément un autre jour. Toutefois une autre tendance se dessinerait.

"Je suis convaincu que l'un des gros perdants sera le MICE, car les arbitrages feront passer ce secteur à la trappe.

Toute de même il y a un point positif. Globalement il existe assez peu d'appréhension des managers et des voyageurs,
" rapporte le responsable de Lagardère.

Une reprise plus soutenue que dans le loisir...

A tel point que le voyage d'affaires est reparti plus vite que le loisir.

"A date la reprise est assez marquée depuis le déconfinement. Aujourd'hui nous atteignons 30 ou 35% de l'activité de l'année dernière," rapporte Julien Kauffmann, le P-DG d'American Express GBT – France.

Lire aussi : Julien Kauffmann (Amex GBT France) : "Il serait illusoire d'espérer un retour à la situation d'avant..."

Une information qui confirme les statistiques des Entreprises du Voyage. Mieux chaque semaine, la situation économique s'améliore constamment, avec des nouvelles façons de voyager.

Ainsi, le rail est le grand gagnant de la reprise des déplacements des entreprises, sa part de marché s’accroît de 8 points, à 63%.

Le retour des déplacements aériens court et moyen-courriers devraient se faire activement dès le mois de septembre 2020.

"Si la reprise est là, elle est toutefois asynchrone. Elle est très variable selon les secteurs, liée aussi à la santé financière des entreprises, mais aussi à la localisation du siège."

En somme les groupes internationaux sont frileux et affichent même un refus de voyager.

Alors que pendant ce temps, les PME-TPE n'ont eu d'autres choix que de repartir de l'avant, devant la nécessité de survivre et donc d'éparpiller les commerciaux aux quatre coins de l'Hexagone.

De cette crise pour le business travel, il en sortira une activité contractée, mais pas seulement, le coronavirus n'aura fait qu'accentuer la digitalisation.

Demain quel business travel ?

"Les gens se sont habitués à Zoom, ils vont poursuivre sur ce genre d'outil. Il y aura encore plus d'utilisation d'internet, des téléphones.

Nous devons continuer à investir à ce niveau,
" confie le patron American Express GBT – France. La pandémie n'a pas créé de révolution, mais une accélération des tendances actuelles.

A l'image des politiques RSE ou encore du développement durable, dans lesquelles les agences de voyages devront investir.

Pourtant depuis le début de l'année, la problématique a été reléguée dans les médias, avec le retour en grâce du plastique à usage unique et de l'automobile.

"Je l'ai entendu systématiquement dans la bouche de mes clients. L'impératif développement durable est toujours là et le restera," croit savoir Julien Kauffmann.

Dans un monde anxieux faisant face à des enjeux sociétaux immenses et avec l'épée de Damoclès sanitaire menaçant au-dessus de nos têtes, le rôle de l'agent doit évoluer.

Il devra nécessairement devenir un tiers de confiance entre le business traveler et ses déplacements, il doit se montrer proactif pour rassurer et délivrer les informations à destination.

Une idée qui sied au P-DG d'American Express GBT – France.

"Le rôle va changer, car la responsabilité va s’accroître au niveau de la sécurité des voyageurs et il sera nécessaire d'adopter des politiques voyages plus dynamique."

Pendant que le gouvernement adapte son plan d'action pour affronter éventuellement une deuxième vague, le tourisme qu'il soit d'affaires ou non devrait s'accommoder en temps réel aux besoins des voyageurs.

"La crise va affirmer le rôle des TMC, il sera à notre charge d'être à la hauteur de cette attente," conclut Julien Kauffmann, le P-DG d'American Express GBT – France.

Romain Pommier Publié par Romain Pommier Journaliste - TourMaG.com
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