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CDG Express : le Scara dénonce une "catastrophe économique annoncée"

La Ministre des Transports a confirmé le projet



Elisabeth Bornes, ministre des Transports, le confirme : relier la gare de l'Est au terminal 2 de Roissy-Charles de Gaulle à bord du CDG Express sera bien possible d'ici 2024. Le Scara, syndicat de compagnies aériennes, tout comme plusieurs élus et riverains, restent mobilisés contre le projet.


Rédigé par le Mercredi 6 Février 2019

Des opposants au CDG Express bloquant le début du chantier, lundi 4 février © Twitter IDFMobilitésPCF
Des opposants au CDG Express bloquant le début du chantier, lundi 4 février © Twitter IDFMobilitésPCF
La construction du fameux CDG Express, ce train rapide qui doit relier la gare de l’Est au terminal 2 de Roissy à horizon 2024, a été confirmée par la ministre des Transports Elisabeth Borne mercredi 6 février.

Pour des raisons techniques (les trains utiliseront les mêmes voies que le RER B), écologiques, ou financières, ce projet, resté pendant de longues années incertain, reste pourtant toujours aussi contesté.

« C’est une catastrophe économique annoncée », lance Jean-François Dominiak, à la tête du Scara, syndicat revendiquant 40% des compagnies aériennes françaises.

Une « honte sur le plan éthique »

Au sein de ce dernier, c’est la question du financement du projet, et plus particulièrement la levée d'un nouvel impôt prélevé sur les passagers des compagnies aériennes, qui cristallise les tensions.

« Mettre en place un impôt pour garantir la rentabilité du projet, c’est tout simplement honteux sur le plan éthique », explique Jean-François Dominiak.

« Recourir à l’impôt pour assurer des intérêts privés, c’est un système quasi-soviétique ! », estime aussi Jean-Pierre Bes, secrétaire général du syndicat.

La solution, pour laquelle milite le Scara depuis plusieurs années, est à chercher du côté des services publics et de l’utilisation de la future ligne 17 du métro parisien, pour faire passer les navettes CDG Express. « Cette solution est pourtant plus efficace puisqu’elle s’inscrit dans le maillage du métro et de ses nombreuses possibilités de correspondances, contrairement au projet actuel », dénonce Jean-François Dominiak.

Mais l’arrivée de la ligne 17 à CDG a été reportée, au mieux, à 2030. « Nous ne sommes pas entendus », regrette son président, qui avait pourtant demandé une audition auprès du Préfet de la région Ile-de-France.

La mobilisation ne faiblit pas

Elus et usagers, inquiets des conséquences des travaux sur leurs déplacements quotidiens, ne relâchent pas la pression pour faire stopper les travaux.

Lundi 4 février 2019, plusieurs habitants de Mitry-Mory (Seine-et-Marne, une commune limitrophe de Roissy) ont empêché le début du chantier du projet qu’ils jugent « inutile ».

Un appel commun, signé en janvier par une centaine d’élus et de syndicalistes d’Ile-de-France, appelle l’Etat à l’abandon pur et simple du projet. « Nombre de rapports ont alerté sur les impacts négatifs qu’allait générer le CDG Express sur, entre autres, les transports du quotidien, déjà trop souvent affectés par des dysfonctionnements », peut-on y lire.

En fin d’année 2018, après des recours d’opposants puis une plainte devant l’Autorité de la concurrence, la présidente de la région et du syndicat des transports Ile-de-France Mobilités, Valérie Pécresse (LR), vite rejointe par la maire de Paris, Anne Hidalgo (PS), avaient demandé à l’Etat de stopper les travaux.

Clémentine Autain, députée La France Insoumise avait aussi dénoncé à l’Assemblée nationale un projet de train qui ne « va réduire les temps de trajets que de 17 000 voyageurs aisés ».

500 millions d’euros pour le RER B ?

« Le projet de CDG Express est nécessaire pour Paris et pour toute l’Ile-de-France », se défend de son côté la ministre, dans un entretien au Parisien.

Elle y annonce avoir repris les recommandations du préfet Michel Cadot.

« En situation normale, il n’y aura pas d’interférence entre CDG Express et le RER. Si, en cas de situation très perturbée, il devait y avoir un impact négatif de CDG Express sur le RER B après la mise en service, alors des mesures d’adaptation devront être mises en place.

Jamais le projet ne passera avant la priorité des transports du quotidien »
, poursuit Elisabeth Bornes, assurant que sur les 1,8 milliard d’euros d’investissement du projet, 500 millions iront à l’amélioration du RER B.

Sur 32 kilomètres et 20 minutes, le trajet entre Paris et Roissy devrait être facturé 24 euros aux passagers, contre une dizaine actuellement via le RER B. Si les travaux ne connaissent pas de retard, le CDG Express devrait être terminé au 1er janvier 2024, à temps pour les Jeux Olympiques d’été qui se tiendront à Paris.

Pierre Georges Publié par Pierre Georges Journaliste - TourMaG.com
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