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Carcassonne : à la découverte de la forteresse la plus célèbre de France et de sa ville basse

Une Cité… et une bastide



La forteresse la plus connue de France domine une basse ville moins familière, pourtant dotée de beaux monuments. Bastion médiéval et « ville neuve » forment un binôme attachant, prétexte à un week-end complet en cette terre d’Aude.


Rédigé par Jean-François RUST le Mardi 3 Août 2021

La ceinture de murailles de la Cité médiévale de Carcassonne surgit comme un immense décor de cinéma, sur fond de montagnes du Minervois - DR : DepositPhotos.com, phb.cz
La ceinture de murailles de la Cité médiévale de Carcassonne surgit comme un immense décor de cinéma, sur fond de montagnes du Minervois - DR : DepositPhotos.com, phb.cz
C’est une image dont on ne lasse pas quand on circule sur l’autoroute entre Narbonne et Toulouse.

La ceinture de murailles de la Cité médiévale de Carcassonne surgit comme un immense décor de cinéma, sur fond de montagnes du Minervois.

Les rénovations menées au fil du temps renforcent cette perception factice. Une fois en ville, tout concourt pourtant à montrer que la forteresse est bien réelle.

Avec ses 52 tours et ses crénelures, ses pont-levis et ses mâchicoulis, la Cité, inscrite au Patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1997, écrase de sa pierre solide la bastide basse.

Pour y accéder depuis le Pont-Vieux sur l’Aude, il faut grimper. L’itinéraire passe obligatoirement par la Barbacane ou la Trivalle.

Ancien quartier « espagnol », le premier a pris du galon et livre désormais ses commerces d’art et ses appartements locatifs au public.

Le second se boboïse aussi, tout en gardant sa mémoire populaire : il a longtemps abrité une communauté gitane.

Un côté infranchissable…

La colline de Carcassonne a toujours servi de bastion.

Gaulois, Romains et Sarrazins s’y étaient déjà installés, avant qu’une riche famille locale, les Trencavel, n’y prenne racine en construisant un château. Ils règneront sur la ville du 10e s au 13e s.

Devenue cathare, puis vaincue par les troupes de Simon de Montfort, la Cité est l’objet de convoitises et se calfeutre derrière une double ligne de remparts.

Est-ce son côté infranchissable qui la condamne ? Toujours est-il qu’elle tombe dans l’oubli et se dégrade.

Elle ne se réveillera vraiment qu’au 19e s., quand Mérimée et Viollet-le-Duc décident de la ressusciter.

Foule et espaces tranquilles

Visiter cette cité haute prend du temps.

Etendue sur 11 ha, on peut grosso modo la classer en deux parties : d’un côté, les rues archi commerçantes où la foule s’agglutine ; de l’autre, les espaces en marge où plane un air de tranquillité.

On fuira donc la première et ses restaurants trop touristiques (exception faite du Comte Roger et de la bonne cuisine de Pierre Mesa) pour se glisser dans les recoins.

Ainsi découvre-t-on, près de la porte de Rodez, un micro secteur encore habité.

Basilique Saint-Nazaire aux exceptionnels vitraux

Autour de la rue du Moulin d’Avar, moins d’une cinquantaine de personnes vivent à l’année dans la Cité. La plupart sont des personnes âgées.

La foule de visiteurs est aussi absente des Lices, l’esplanade qui sépare murailles extérieure et intérieure.

Rue du Four Saint-Nazaire et rue du Plô flotte toujours un air villageois.

Il faudra visiter évidemment le château comtal et la basilique Saint-Nazaire. Moitié romane, moitié gothique, celle-ci est dotée de vitraux exceptionnels.

Plan en damier de la ville basse

La sortie de la Cité par la porte de l’Aude précipite à nouveau le visiteur vers le quartier de la Barbacane et le Pont-Vieux.

Piétonnier, ce dernier a été jeté sur l’Aude au 14e s.

Cap dès lors sur la « ville neuve », cette bastide que tant de touristes ignorent.

Décidée par Saint-Louis au 13e s. pour loger les habitants après la destruction des faubourgs sur les pentes de la Cité, elle offre son joli plan en damier au promeneur.

Gothique languedocien

Son destin ne fut pas moins tranquille. Détruite au 14e s. par les Anglais, elle s’entoure aussi de murailles.

On en voit les vestiges aux bastions d’angle Montmorency et Saint-Martial.

Pour apprécier le tracé urbain, direction l’église Saint-Vincent. Cet exemple parfait de gothique languedocien est surmonté d’un clocher de 54 mètres, accessible par un long escalier (232 marches).

D’en haut, l’échiquier de la ville basse est net et précis. Même si elle n’a pas le charme des bastides du Sud-Ouest, elle mérite une belle promenade.

Maison du Sénéchal et hôtel de Murat

On ira voir aussi la place centrale Carnot, hôte d’un marché tri-hebdomadaire.

On se perdra dans quelques rues, histoire d’observer de belles demeures, la maison du Sénéchal, l’hôtel de Murat, celui de Rolland - il abrite la mairie.

La plupart témoignent de fortunes drapières, jadis spécialité de la ville.

A vocation commerçante, la cité basse est hélas victime d’un certain déclin. Pas de portes vacants et habitat dégradé ne sont pas rares.

C’est la face émergée d’une ville et d’un département classés parmi les moins riches de France.

Canal du Midi et son écluse

Il n’empêche. Aux beaux jours, Carcassonne retrouve la saveur du Midi et sa légendaire convivialité, en plein pays du cassoulet.

On éprouvera un certain entrain à se balader dans les rues commerçantes et piétonnes Clémenceau et Courtejaire, à franchir le portail des Jacobins donnant sur la place du Général de Gaulle, face au bâtiment militaire du 3ème RPIMa.

En poussant jusqu’à la gare, on franchira le Canal du Midi et son écluse.

L’occasion de balades piétonnes sur ses rives ou mieux, en pénichette de location. C’est la meilleure façon d’aller en campagne déguster les vins des domaines environnants.

Pratique

Office de Tourisme : tourisme-carcassonne.fr

Cité et ville basse se visitent à pied

Hébergement-restauration : Hôtel Les Chevaliers - www.sowell.fr

Au pied de la Cité et du Pont-Vieux sur l’Aude, cet hôtel propose 90 chambres de grand confort, sous une décoration médiévalo-contemporaine. A partir de 80 € la nuit. Restaurant et spa.

A faire

- Le marché du samedi matin, place Carnot.

- Location de pénichettes sur le Canal du Midi : Le Boat. Base à Trèbes, à 8 km de Carcassonne.

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Tags : Aude, Carcassonne
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