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Criminalité au Mexique : quels sont les risques encourus par les voyageurs ?

Une étude du Pôle veille sécurité internationale d’Iremos



Si le taux de criminalité au Mexique est élevé, les voyageurs ne sont que très rarement la cible de délits violents. Ils peuvent néanmoins être des victimes collatérales du contexte sécuritaire dégradé dans certains Etats, d’où la nécessité de planifier son déplacement avec des mesures de sécurité adéquates. Le cabinet Iremos, spécialisé sur les sujets de sûreté, mobilité internationale et gestion de crises, nous en dit plus sur le sujet.


Rédigé par Pôle veille sécurité internationale d’Iremos le Mercredi 18 Décembre 2019

Cartographie des niveaux de risques au Mexique par Etat en décembre 2019 (cliquez sur la carte pour agrandir) - DR
Cartographie des niveaux de risques au Mexique par Etat en décembre 2019 (cliquez sur la carte pour agrandir) - DR
Le 24 novembre 2019, un Français et un ressortissant mexicain ont été enlevés par un groupe armé au pied du Nevado de Toluca, un volcan fréquenté par les touristes et randonneurs dans l’Etat de Mexico.

Les deux individus ont été libérés le lendemain, après le paiement d’une rançon présumée de 30 000 pesos et d'une importante opération de sécurité.

Au vu du mode opératoire et des précédents enlèvements dans la zone, une cellule locale du Cartel « Familia Michoacana » serait responsable du kidnapping selon les autorités mexicaines.

Cet incident met en lumière des dynamiques criminelles bien réelles au Mexique : la corrélation entre les crimes violents et l’influence des cartels.

Si le taux de criminalité au Mexique est très élevé, avec cependant des disparités régionales, il convient de préciser que les voyageurs ne sont que très rarement la cible de délits violents.

Ces derniers peuvent néanmoins être des victimes collatérales du contexte sécuritaire dégradé dans certains Etats, d’où la nécessité de planifier son déplacement avec des mesures de sécurité adéquates.

Etat des lieux de la criminalité

Le paysage criminel mexicain est complexe et multidimensionnel, reflétant des problématiques à la fois structurelles, telles que la corruption et la défaillance du système judiciaire, et plus conjoncturelles, évoluant au gré d’alliances ou de disputes entre cartels pour le contrôle des trafics illicites.

Depuis la « guerre contre la drogue » initiée par le gouvernement de Felipe Calderon en 2006, enrayer la criminalité organisée a été la priorité des gouvernements successifs.

La spirale de violence est cependant loin d’être endiguée : plusieurs phénomènes ont tendance à l’alimenter et expliquent la recrudescence de la violence de ces deux dernières années.

D'une part, la forte militarisation et le déploiement policier dans le cadre de la lutte contre le crime organisé dans certains Etats a conduit les cartels à renforcer leur arsenal en armes, entraînant davantage de confrontations armées et des exactions plus systématiques envers les forces de sécurité.

D'autre part, l’arrestation ou la neutralisation de chefs de cartels a engendré la mutation ou la fragmentation de ces organisations, démultipliant leur nombre et de fait les affrontements entre groupes rivaux.

C’est ce que l’on observe depuis la capture d’ « El Chapo », leader du Cartel historique de Sinaloa, qui a provoqué des luttes de pouvoir internes et une compétition accrue pour le contrôle du trafic de drogues et de fait des territoires.

L’affaiblissement relatif du cartel, auparavant en quasi situation de monopole, a permis à d’autres groupes de s’approprier les territoires, notamment le Cartel Jalisco Nueva Generacion, aujourd’hui principale organisation en termes de présence territoriale (dans 25 des 32 Etats).

Le visage du crime organisé a également évolué de structures hiérarchiques et verticales en organisations de plus en plus décentralisées et horizontales, favorisant la prolifération d’entités plus autonomes et plus difficilement contrôlables.

6 cartels officiels et environ 80 cellules criminelles

Depuis 2016, l’augmentation des violences et particulièrement du nombre d’homicides (qui a atteint des taux record en 2017, puis en 2018) est en partie expliquée par la fragmentation des cartels et les luttes de pouvoir.

Enfin, la vague de violence constatée au cours de l’année 2018 peut être corrélée aux élections et au changement du paysage politique. En effet, chaque renouvellement de gouvernement perturbe l’ordre établi de certains groupes criminels sur leurs territoires d’influence.

Cet équilibre se manifeste notamment par des modes de coexistence allant de l’acceptation tacite jusqu’à la coopération entre bandes criminelles et dirigeants politiques, surtout au niveau local, où les élus sont plus facilement corrompus.

Ce phénomène explique notamment le nombre de candidats victimes d’intimidations voire d’assassinats ciblés lors des campagnes électorales. La corruption et l’impunité, endémiques au Mexique, perpétuent alors le cercle de violence.

Aujourd’hui, 6 cartels officiels et environ 80 cellules criminelles opérant dans les 32 Etats, concourent largement à la détérioration sécuritaire du pays.

S’il existe des disparités régionales, 9 des 32 Etats concentrant 60% des homicides, le taux de violence aurait augmenté dans 18 Etats au cours de l’année 2019, attestant de la volatilité du contexte sécuritaire.

Hormis les zones traditionnellement propices à la violence telles que les Etats de Tamaulipas, du Michoacán, de Guerrero ou de Sinaloa, où les déplacements sont déconseillés, de nouveaux Etats sont en proie à une détérioration sécuritaire.

Les Etats de Morelos, Tabasco, Colima, Guanajuato, Chihuahua, Baja California ou encore Quintana Roo ont vu le nombre de crimes violents (homicides, enlèvements, vols avec violence) augmenter.

La situation est préoccupante dans cette dernière région qui compte de nombreux lieux touristiques tels que Cancun et Playa del Carmen. Ces villes constituent un lieu stratégique pour le trafic de drogue, d’où le nombre croissant d’affrontements entre gangs, qui ont donné lieu à des fusillades aux abords de bars et de zones fréquentées la nuit.

Le nombre d’homicides, d’enlèvements et de cas d’extorsion (notamment envers des commerces et vendeurs de rue) sont également en hausse à Mexico City.

Les risques pour les ressortissants étrangers

Si les chiffres et la couverture médiatique de la criminalité peuvent être alarmants et alarmistes, il convient de nuancer les risques encourus pour les voyageurs et ressortissants étrangers.

En effet, ceux-ci ne sont que très rarement la cible directe de crimes violents, tels que les assassinats ou enlèvements contre rançon qui émanent principalement du crime organisé.

Un certain nombre de délits sont néanmoins à prendre en compte, les crimes d’opportunités étant la principale menace à laquelle peuvent être exposés les voyageurs en raison de leur niveau présumé de richesse.

Ainsi, les vols à la tire et à l’arraché, parfois sous la menace d’une arme, sont courants sur la voie publique, dans les lieux d’affluence ou touristiques, tout comme dans des zones plus isolées.

Les kidnappings « express », où un individu est retenu contre son gré par des malfaiteurs pendant plusieurs heures et forcé de retirer des sommes d’argent à différents distributeurs, ne sont pas rares. Il se peut que les taxis soient complices de ce genre d’activité.

Les tentatives d’extorsions téléphoniques ou « enlèvements virtuels » (des malfaiteurs prétendent qu’un proche a été kidnappé pour soutirer de l’argent) sont relativement fréquentes.

Il arrive que des policiers (principalement la police municipale ou d’Etat) rackettent des touristes lors de contrôles de routine ou routiers.

Les carjacking (détournement/vol de voiture) et extorsions lors de barrages routiers peuvent également survenir sur des axes routiers peu fréquentés et isolés.

Enfin, voyager en tant que femme (seule) comporte un risque non négligeable, des cas d’harcèlement ou d’agression sexuelle ayant déjà été recensés.

Voyager au Mexique comporte donc des risques, mais les déplacements restent possibles dans une majorité d’Etats (cf. carte).

Cependant, tout voyageur devra avant son départ s’assurer de prendre connaissance du contexte sécuritaire de sa destination et adopter les mesures de sécurité appropriées à sa situation particulière.

Préconisations pour les voyageurs

Déplacements :

- Eviter les déplacements dans les Etats/villes considérés comme dangereux : ex. Tamaulipas, Guerrero, Michoacán, Sinaloa (notamment Culiacan), Ciudad Juarez et Tijuana ;

- Se limiter aux circuits déterminés par la mission professionnelle ou par les guides touristiques et agences de voyages ;

- Préférer les voyages de jour et sur les routes avec péage (« cuotas ») et se renseigner sur les axes routiers déconseillés. Circuler les vitres fermées et portières verrouillées ;

- En cas de barrage routier, ne pas forcer le passage et respecter les demandes des malfaiteurs ;

- Privilégier les VTC type Uber aux taxis, ou monter exclusivement à bord de taxis réservés depuis un hôtel ou un aéroport (stations de taxis « sitios ») ;

- Partager si possible sa course ou voyager à plusieurs. Limiter l’utilisation des transports en commun.

Criminalité :

- En cas d’agression, n’opposer aucune résistance, les assaillants étant souvent armés et n’hésitant pas à recourir à la violence ;

- Masquer tout signe extérieur de richesse, rester vigilant en utilisant son smartphone/appareil photo. Conserver ses objets de valeurs et documents officiels en lieu sûr ;

- Eviter les lieux peu fréquentés (quartiers ou plages isolés) et éviter de marcher seul dès la tombée de la nuit. Exercer une vigilance accrue dans les lieux d’affluence (hubs de transports) et touristiques (plages, bars, clubs), propices aux vols et agressions ;

- Divulguer un minimum de données personnelles, notamment dans les espaces publics (cf. menace d’extorsion ou « enlèvement virtuel »). En cas d’extorsion téléphonique présumée, appeler le 088 ou 911 ;

- Eviter de garder d’importantes sommes sur soi mais toujours prévoir 200-400 pesos dans son porte-monnaie, en cas d’extorsion ou racket. En cas de racket de la police, tenter de relever les éléments d’identification des agents ;

- Ne pas retirer de l’argent en pleine rue (uniquement à l’intérieur des banques), encore moins de nuit ;

- Suivre l’actualité via des médias locaux.

A propos du cabinet Iremos

Spécialisé sur les sujets de sûreté, mobilité internationale et gestion de crises, le cabinet Iremos propose deux activités complémentaires : le conseil en organisation et l’édition de logiciels.

Composée d’anciens membres des unités d’intervention françaises et d’experts en relations internationales, l’équipe Iremos accompagne entre autres les directions générales d’entreprises dans la sécurisation de leurs déplacements à l’étranger.

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Tags : iremos, Mexique
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1.Posté par SERGE13 le 19/12/2019 05:23 | Alerter
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Lorsque les pays étrangers parlent de la France, ils disent trois choses:
1- On mange du chewing gum parce que nous ne nous brossons jamais les dents.
2- Nous nous parfumons parce que nous ne nous lavons pas.
3- Un des pays les plus criminogènes du monde occidental à cause des attentats. Destination fortement déconseillées…. Surtout Paris.
Je vais au Mexique au moins une fois par an depuis 30 ans.
Ce que je viens d'écrire, je l'entends tous les jours lorsque je suis sur place.
Soit dit en passant, les USA est le pays le plus criminogène du monde, cela n'empêche pas d'avoir toujours autant envie d'aller le visiter. 400 morts par jour par armes à feu. Qui dit mieux?

2.Posté par Christian Jean le 19/12/2019 10:10 | Alerter
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Bonjour M. le marseillais.

« les USA est le pays le plus criminogène du monde, cela n'empêche pas d'avoir toujours autant envie d'aller le visiter. 400 morts par jour par armes à feu. Qui dit mieux? »

Effectivement, 400 personnes par jour assassinées par armes à feu soit 146 000 par an pour environ 315 millions d’habitants, personne ne peut prétendre mieux faire …
Simple « passage à vide » ou le réchauffement climatique est-il responsable de l’énormité de cette affirmation ?

Cordialement.

3.Posté par CHE BOLUDO le 19/12/2019 10:41 | Alerter
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Bonjour, attention à ne pas confondre les vieilles idées reçues, comme celles distillées au Mexique sur les français, et une réalité malheureusement préoccupante, la violence. J'ai vécu au Mexique et j'y vais régulièrement aussi bien pour raisons personnelles que professionnelles et on ne peut nier une forte détérioration du climat général depuis maintenant une petite dizaine d'années... Et notamment l'apparition de phénomènes de violences dans des états jusque là très tranquilles (ex Veracruz). Maintenant il ne faut pas dramatiser la situation pour les touristes étrangers qui ne sont que très rarement concernés par la violence. Il est tout à fait possible de voyager au Mexique en toute sécurité en respectant effectivement un minimum de règles (mais c'est pareil au Brésil, en Colombie, etc.). Une dernière précision, le touriste français enlevé au Mexique n'a pas eut de chance car ce n'est pas lui qui était visé mais son compagnon mexicain qui est une célébrité locale de la télévision ! Bonnes fêtes

4.Posté par SERGE 13 le 19/12/2019 12:13 | Alerter
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@Christian Jean… Vous qui semblez tout savoir, abonnez vous à Courrier International, ce sera mieux que certains sites, et vous en saurez un peu plus sur la culture et la société des différents pays.
Sachez enfin, que les USA comptent plus que 315 millions d'habitants.
OUI je confirme, et faites vous le confirmer par les pro du tourisme, les USA sont le pays le plus criminogène du monde…. Lisez. Merci

5.Posté par Christian Jean le 19/12/2019 13:03 | Alerter
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@SERGE 13,
Cher Marseillais, il est fort possible que les USA comptent plus de 315 millions d'habitants, je n'ai effectivement pas les chiffres exacts en tête, mais si courrier international est parvenu à vous convaincre que 400 personnes par jour y étaient assassinées par armes à feu, croyez bien que je ne suis pas enclin à m’y abonner. Même des pays comme le Honduras ou le Salvador pourtant experts en la matière ne revendiquent pas de telles hécatombes …
Ne soyez pas aussi susceptible, détendez-vous et souriez, la vie est courte.
Bonne journée.

6.Posté par Nicolas le 20/12/2019 00:21 | Alerter
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Bonjour,
Votre article comporte certaines choses réelle sur les gangs et narcotrafiquants, mais toute la partie sur les risques encourus par les voyageurs étrangers est extrêmement exagérées.
Je rappelle juste que chaque année il y a 22 millions de touristes au Mexique, 5eme destination mondiale, ça se saura s'il y avait tant de gens qui étaient confrontés a tout ce que vous dites... Et le Mexique ne tiendrait pas ce rang si c'était ci dangereux que ce que vous l'ecrivez.

Déjà, oubliez et arrêtez de faire passer cette image du Mexique où on croise un trafiquant armé jusqu'aux dents a tous les coins de rues, c'est une légende urbaine !
Ça existe oui, mais dans les quartiers où les touristes n'ont rien a faire, donc il est très peu probable d'etre embêter en tant que touriste...
Je suis spécialiste des voyages au Mexique sur mesure (agence Nuevo Mundo), j'ai vécu plusieurs années a Mexico, je retourne 2x par an au Mexique depuis 10ans, et je fais des dizaines de voyages par mois au Mexique.
Ce que vous dites sur les femmes seules, a presque faire croire qu'elles peuvent se faire violer a chaque coin de rue, que les touristes peuvent se faire braquer sur les sites archéologiques, les kidnapping express, les carjacking, vous faites une image assez noire du Mexique alors que la vraie vie au Mexique est bien différente pour un touriste ! Je parle en connaissance de cause, nous envoyons des centaines de voyageurs chaque année, des centaines de familles au Mexique et tout se passe très bien.
Nous avons de nombreux témoignages de clients qui justement avaient un apriori avant de partir et qui disent qu'en réalité on s'y sent en bonne sécurité.
Au pire ce qu'il peut arriver c'est de participer au système de corruption local, mais ça fait parti du jeu quand on va au Mexique, on le sait et au final ce n'est pas grand chose.
N'oubliez pas que la zone touristique du Yucatan est la plus sûre du pays, et cela représente quand même 80% du tourisme au Mexique... Cancun, une ville au taux de criminalité semblable a Toulouse... Qui a peur d'aller a Toulouse ?
Vous faites souvent toute une histoire de l'insécurité au Mexique, parfois je me demande même si celui qui écrit l'article y est déjà aller avant de faire se prose qui fait peur a tout le monde... Si on mettait Marseille au Mexique, ça serait la 2eme ville la plus dangereuse du Mexique, et pourtant personne n'a peur d'aller a Marseille !!! S'il y a un taux de criminalité élevé a Marseille, c'est essentiellement du aux trafics, et si vous n'êtes pas lié a ces trafics il ne vous arrive rien a Marseille ! Et bien le Mexique c'est pareil...

Quant au conseil que vous préconisez de privilégier les Uber aux taxis, vous devriez revoir vos sources et lire ou voir un peu la presse mexicaine avant d'écrire ce genre de chose, car c'est justement tout le contraire qu'il faut faire. Bannir les Uber, et prendre uniquement des taxis "de sitios" ceux qui sont licenciés et attribué a un endroit, mais certainement pas les Uber ! Tous les jours on en entend des vertes et des pas mûres sur les Uber au Mexique, mais vous vous conseillez les Uber aux taxis alors que c'est a contre sens de la réalité au Mexique.
D'ailleurs vous precaunisez les Uber, mais on fait comment sur la Riviera Maya et les quartiers touristiques (playa del Carmen, Cancun) pour réserver un Uber ? Ça serait bien que vous donniez votre astuce, car Uber a été interdit d'exploitation et chassé par les taxis depuis des années dans les quartiers touristiques de la Riviera Maya.

Votre article donne une idée de ce qu'il se passe, cependant tout ce dont vous parlez le touriste lambda ne s'en aperçoit pas.
Vous devriez plutôt parler des merveilles a voir, des sites Mayas a visiter, plutôt que de faire peur aux touristes alors qu'il n'y aucune raison d'avoir peur....

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