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Croisière fluviale : découvrir Lyon, par la Saône et le Rhône

Un œil nouveau sur l’exceptionnel patrimoine de la cité



La Saône et le Rhône enveloppent le quartier de la Presqu’île de Lyon et livrent une vision inédite sur la cité des Gaules. En mini-croisière ou en navette fluviale, c’est l’occasion de découvrir d’un œil nouveau l’exceptionnel patrimoine de la cité.


Rédigé par Jean-François RUST le Samedi 28 Septembre 2019

L'itinéraire en vaporetto sur la Saône dure près d’une heure, il est parfait pour découvrir le cœur de la ville au fil de l’eau - DR : J.-F.R.
L'itinéraire en vaporetto sur la Saône dure près d’une heure, il est parfait pour découvrir le cœur de la ville au fil de l’eau - DR : J.-F.R.
Le Vaporetto est un bateau fluvial qui assure la liaison entre Vaise et le quartier de la Confluence.

Un itinéraire sur la Saône de près d’une heure, parfait pour découvrir le cœur de la ville au fil de l’eau.

A Vaise, la rivière n’est déjà pas très large mais elle se resserre encore en vue du coude de Saint-Paul. Rive droite, voici une cavité creusée dans la pierre avec une statue peu connue des touristes. C’est « l’Homme de la Roche ».

Elle rend hommage à un financier allemand installé à Lyon au 16e s. et artisan de la destruction de ce verrou minéral, qui gênait la circulation fluviale. Lors de l’épidémie de peste, il fit un don important à l’Hôtel Dieu.

Les Lyonnais lui en sont reconnaissants et on raconte que les habitants désargentés demandent encore à leurs créanciers « d’aller se faire payer à l’Homme de la Roche », quand ils n’ont pas l’intention de régler leurs dettes…

Immeubles pastel de la Croix-Rousse

Rive gauche, le regard embrasse les immeubles pastel à hautes fenêtres qui escaladent la colline.

C’est la Croix-Rousse, quartier transformé au 19e s. par les ouvriers de la soie, les fameux canuts.

Les métiers à tisser ne résonnent plus sur les pentes mais l’imprégnation ouvrière suinte toujours du quartier et la Croix-Rousse, avec ses traboules et son plateau populaire, demeure un pilier inamovible de l’identité lyonnaise.

Inédite, la descente de la Saône livre des paysages inédits. Ponts et passerelles mettent le trafic à distance alors que la navette aborde le quartier Saint-Jean.

Magnifique panorama, rive droite, sur l’enfilade d’immeubles riverains de ce Vieux-Lyon historique, à la fois médiéval, Renaissance, noble et très touristique.

Après l’imposant Palais de Justice (19e s.) à colonnes et son esthétique passerelle, voici la cathédrale Saint-Jean. Photo souvenir à l’instant précis où son chevet s’aligne avec la basilique de Fourvière, là-haut sur la colline.

Fourvière, âme chrétienne de Lyon

La cathédrale, romane et gothique est l’âme chrétienne de Lyon. Elle possède le statut de primatiale des Gaules.

L’Histoire de France retiendra que c’est entre ses murs que fut déposée la dépouille de Saint-Louis lors de son retour de croisade, qu’Henri IV et Marie de Médicis s’y marièrent et que le cardinal Richelieu y reçut sa barrette… de cardinal.

Arrêt au pont Bonaparte, pour la descente des passagers rejoignant la place Bellecour.

Les immeubles deviennent soudain plus cossus. Ils annoncent l’opulence de cette grande place et des appartements bourgeois d’Ainay.

Dans ce quartier, les grandes familles lyonnaises cultivent toujours l’entre soi jusqu’à partager, dans un rituel immuable, la liturgie traditionnelle de l’église Saint-Georges, de l’autre côté de la Saône.

Reconquête des rives

Contrairement à la Seine, il n’y a guère de péniches amarrées dans ce cœur urbain. Elles apparaissent seulement à partir du quartier d’Ainay - saisissant contraste ! - pour s’imposer ensuite sur les berges de la Confluence.

Les parkings disgracieux longtemps posés comme des verrues sur les rives de Saône ont commencé aussi à disparaître. Depuis 2002, la Métropole a décidé de reconquérir ses rives.

De Neuville-sur-Saône à la Confluence, 50 km sont concernés. Promenades pédestres, chemins nature, œuvres d’art… les quais de Saône se piétonnisent et se réconcilient avec leurs habitants.

Passée la Confluence, ses nouveaux pontons et sa gare maritime (terminus du Vaporetto), il est possible d’embarquer sur un bateau de croisière pour découvrir le Rhône.

Voici le quai étroit de la Mulatière et sa mairie-annexe, suivi du pont sous l’autoroute et du point de jonction entre Saône et Rhône. Changement de décor au bout de ce « Manhattan lyonnais », qui laisse dans le dos le trafic marchandises du port Edouard Herriot.

Quais du Rhône pour vélos et piétons

Voilà donc le grand fleuve. Un site en dit long sur la réappropriation des berges par le public et les touristes : le nouvel appontement fluvial Lyon-Musée des Confluences.

Au pied du bâtiment, les postes à quai aménagés pour les bateaux-hôtels traduisent la croissance du nombre de croisières. Demain, un service de bateau-taxi pourrait voir le jour sur le Rhône, reliant la Confluence à la Cité Internationale, au nord, près du parc de la Tête d’Or.

La navigation prend sur le Rhône une autre dimension. Large et clapoteux, le fleuve laisse entrer le vent et tient les rives résidentielles à distance, comme s’il voulait imposer sa majesté à la ville.

Longtemps réticent à partager ses berges, il est devenu un authentique lieu de promenade.

Depuis l’aménagement des quais rive gauche, du parc de la Tête d’Or à Gerland en passant par Les Brotteaux et la Guillotière, piétons et cyclistes se sont approprié ce long corridor aéré.

Petites plages de sable…

A droite, voici la « piscine du Rhône », désormais ouverte douze mois sur douze.

A gauche, l’emprise imposante de l’Hôtel-Dieu rappelle que ce monument du patrimoine lyonnais accueillera la Cité Internationale de la Gastronomie et quantité de commerces.

Mais ce Rhône d’allure urbaine n’a jamais cessé d’offrir des enclaves de verdure. Au pied de la Cité Internationale, le secteur à bosquets de Bretillod, rive gauche, est connu des Lyonnais pour ses petites plages de sable, où il fait bon bronzer l’été.

La nature est ici triomphante, symbolisée par la présence de cormorans.

Au-delà de la Tête d’Or et de la récente passerelle de la Paix, voici Caluire, d’autres collines verdoyantes et le parc de la Feyssine. Ils annoncent le parc de Miribel Jonage et un futur itinéraire fluvial de 45 km, via le canal de Miribel. Les rives lyonnaises ont l’avenir devant elles.

Repères

Le Vaporetto

La navette est en service 7j/7j - Contact : 0820 20 69 20 ou sur
www.lesyachtsdelyon.com/vaporeto.php

Tarif unique du billet : 4€ TTC / trajet / personne

- Tarif porteur de la carte Confluence et leurs accompagnateurs (max 3 pers.) : 2€ / personne / trajet
- Tarif enfants entre 5 et 12 ans: 2€ / personne / trajet
- Gratuité pour les enfants de moins de 5 ans

Points de vente des billets : à bord lors de votre embarquement (en espèces ou par CB mini 6€)

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Tags : Lyon, Rhône, rust, Saône
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