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Jamaïque, One Love : les 10 spots incontournables à découvrir en 2026

La Jamaïque, fière et métissée, n’est pas une destination comme les autres


S’il est une île aux Caraïbes porteuse de symboles, c’est celle-ci, écrin tropical et montagneux posé au sud de Cuba. Bob Marley et le reggae, le rastafarisme, Usain Bolt et les athlètes du sprint… La Jamaïque, fière et métissée, n’est pas une destination comme les autres. Coup de projecteur sur cette île qui a été frappé par l'ouragan Melissa en novembre dernier, et qui revient sur la scène touristique.


Rédigé par Jean-François RUST le Mercredi 14 Janvier 2026

Jamaïque, One Love : les 10 spots incontournables à découvrir en 2026 - Photo JFR
Jamaïque, One Love : les 10 spots incontournables à découvrir en 2026 - Photo JFR
Quand on évoque la Jamaïque, on pense tropiques. Les plaisirs caribéens sont bien au rendez-vous : plages de sable bordées de cocotiers ; rivières à cascades et à vasques rafraichissantes (YS Falls, Blue Hole…) ; montagnes luxuriantes noyées de brumes…

Pour les séjours balnéaires, Montego Bay et Ochos Rios, sur la côte nord, comme Negril, à l’ouest, captent l’essentiel des visiteurs. Les hôtels de chaines internationales y abondent, sans atteindre toutefois les excès de Punta Cana, en « Rep Dom ».

A lire aussi : Ouragan Mélissa : la Jamaïque vise une reprise du tourisme d'ici au 15 décembre 2025

Jamaïque : Rastafari Indigenous Village

On sortira quand même de ces resorts pour visiter Hampden Estate, célèbre distillerie de rhum… où trônent des chaussures d’Usain Bolt.

Originaire de cette partie de l’île, la star du sprint est une légende dans cette discipline où les Jamaïcains brillent depuis des décennies. On ne manquera pas non plus le détour par le Rastafari Indigenous Village.

Près de Montego Bay, dans un bout de vallée perdue, une poignée de rastafaris y vit d’autosuffisance, entre musique kumina (à base de percussions), nourriture végétarienne et spliffs – cigarettes de ganja. Au-delà de ces purs dévots, la culture rasta baigne la société jamaïcaine, dreadlocks et bonnets de laine en étendards.

En scooter, à la rencontre des fermiers

La côte sud-ouest est plus authentique. Vers Treasure Beach et Black River, le paysage, plus sec, laisse place à une agriculture paysanne qui révèle, sur une terre rouge et grasse, les trésors fruitiers et maraichers de l’île. Cocos (tubercules), pears (avocats), sauer soaps, naseberries, jum plum…

L’inventaire à la Prévert n’a guère de limites. Avec un prestataire local, on profite de balades en scooters pour aller à la rencontre de ces petits paysans, si fiers de montrer leur travail.

Orgueilleuses sont aussi les cuisinières de Middle Quarters. En bord de route, elles font mijoter dans de grands faitouts de la soupe aux crevettes et vendent les célèbres pepper schrimps, de très épicées crevettes fraiches au poivre, pêchées dans la rivière locale.

Fierté, également, de la communauté villageoise de Crawford. Depuis plus de 10 ans, elle protège le sanctuaire marin de Malcom Bay, 5 km de côte fragile à mangrove que l’on découvre en barque.

Les efforts payent : poissons, lamantins, tortues marines et rapaces sont revenus en nombre. Reste à embarquer à nouveau pour aller boire un rhum au Pelican Bar, un bric-à-brac de planches sur pilotis posé près du rivage, tenu par le charismatique rasta Floyd. Yah man !

Kingston, maison-musée de Bob Marley

A l’est, la capitale Kingston n’est plus le coupe-gorge que l’on décrivait dans les années 80. Downtown se relooke autour du street-art et d’adresses branchées.

On y vient aussi pour le pèlerinage obligé à la maison-musée de Bob Marley, sur les hauteurs de la ville. Toute sa vie (photos, lettres, disques d’or…) est concentrée dans ce lieu, avec les commentaires et les chansons de l’artiste entonnées par le guide Ricky, un pur rasta.

On ira également se perdre dans les Blues Mountains, histoire de découvrir… un nouveau pays. Depuis Kingston, une mauvaise route en lacets grimpe dans ce massif montagneux, dont le premier avantage est de faire échapper à la touffeur de la capitale. Les versants raides et la végétation dense donnent l’impression de tout avaler, à commencer par cette route qui rétrécit à mesure que l’on grimpe.

Les Blue Mountains, souvent noyées dans la brume et sous de violentes averses, abritent deux symboles jamaïcains : l’arbre national, le Blue Mahoe, une variété d’hibiscus ; l’oiseau national, le Red-billed Streamertail, un colibri.

Blue Mountains, jungle amicale

Cet ensemble classé à l’Unesco pour son héritage naturel et culturel – il abrite des villages « marrons », descendants d’esclaves échappés des plantations – est protégé au sein du Blue and John Crow Mountains National Park. A 1 250 m d’altitude, depuis l’entrée du parc nommée Holywell, quatre trails sont accessibles aux marcheurs.

On sillonnera aussi les Blue Mountains pour visiter l’une des nombreuses plantations de café, un cru local d’arabica mondialement connu pour sa douceur, sa saveur puissante et son absence d’amertume.

Site de l'office de tourisme de Jamaïque après le passage de l'ouragan Melissa.

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Tags : jamaique
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