Quand la SNCF s'inspire de l'aérien... les AGV dégustent - Crédit photo : visuel généré à l'aide de l'IA
Revenons à notre fable.
En ce début d'année 2026, le Groupe SNCF a décidé de fermer son site de réservation de voyages en groupes. La raison ? La fin de son contrat avec son fournisseur, qui n'était autre que Travel Planet.
A lire : Quand la SNCF fait dérailler la distribution B2B !
Privé de la technologie de la sulfureuse TMC, le transporteur ne peut plus permettre l'achat de billets par des agences de voyages pour des séjours composés de plus de 10 voyageurs.
Les pros ne sont pas les seuls concernés, puisque les équipes même de la SNCF se retrouvent fort embêtées pour... les groupes qui sont passés en direct.
La compagnie nationale a bien essayé de rassurer. Valérie Boned, Présidente des Entreprises du Voyage s'est même muée en porte-parole, annonçant qu'une solution plus automatisée devait être mise en place dans le courant de la semaine dernière.
Mais, le 8 janvier 2026, un courriel est envoyé par la SNCF aux agences de voyages.
Il annonce l'émission systématique des titres pour les dossiers voyages (DV) dont la date limite d'émission expire entre le 1er et le 12 janvier 2026.
De plus, le message explique que les professionnels "peuvent formuler leurs demandes de devis via le formulaire dédié. Ces demandes seront traitées dès que possible, et vous serez informés dès leur prise en charge."
En ce début d'année 2026, le Groupe SNCF a décidé de fermer son site de réservation de voyages en groupes. La raison ? La fin de son contrat avec son fournisseur, qui n'était autre que Travel Planet.
A lire : Quand la SNCF fait dérailler la distribution B2B !
Privé de la technologie de la sulfureuse TMC, le transporteur ne peut plus permettre l'achat de billets par des agences de voyages pour des séjours composés de plus de 10 voyageurs.
Les pros ne sont pas les seuls concernés, puisque les équipes même de la SNCF se retrouvent fort embêtées pour... les groupes qui sont passés en direct.
La compagnie nationale a bien essayé de rassurer. Valérie Boned, Présidente des Entreprises du Voyage s'est même muée en porte-parole, annonçant qu'une solution plus automatisée devait être mise en place dans le courant de la semaine dernière.
Mais, le 8 janvier 2026, un courriel est envoyé par la SNCF aux agences de voyages.
Il annonce l'émission systématique des titres pour les dossiers voyages (DV) dont la date limite d'émission expire entre le 1er et le 12 janvier 2026.
De plus, le message explique que les professionnels "peuvent formuler leurs demandes de devis via le formulaire dédié. Ces demandes seront traitées dès que possible, et vous serez informés dès leur prise en charge."
"Coder, externaliser, réintermédier... programme pas toujours gagnant"
Aucune mention n'est faite quant à la mise en ligne d'une possible solution plus automatisée et moderne. La SNCF miserait-elle sur le pourrissement de la situation et l'amnésie des journalistes ?
Peut-être.
En attendant, c'est toujours "vogue la galère" pour les agents de voyages et les groupistes.
Me vient cette musique en tête, sur l'air du tube de Zouk Machine (oui, je ne suis plus de première jeunesse) : "Coder, externaliser, réintermédier... programme pas toujours gagnant."
À trop laisser les autres faire à votre place, vous perdez le contrôle de votre distribution, de votre métier et, in fine, de votre entreprise.
Pourtant, la SNCF est plutôt douée en innovation.
Même si le lancement de son application a été quelque peu poussif, elle a su redresser la barre et doter les Français d'un outil extrêmement performant et moderne.
Alors, est-ce que les groupistes sont des victimes de l'externalisation, ou celle-ci n'est-elle pas tout simplement l'excuse qui cache le réel dessein derrière cet arrêt brutal ?
C'est une question qu'il est légitime de se poser. En regardant dans le rétro, on se rend un peu mieux compte des intentions de la SNCF vis-à-vis des agences de voyages.
Peut-être.
En attendant, c'est toujours "vogue la galère" pour les agents de voyages et les groupistes.
Me vient cette musique en tête, sur l'air du tube de Zouk Machine (oui, je ne suis plus de première jeunesse) : "Coder, externaliser, réintermédier... programme pas toujours gagnant."
À trop laisser les autres faire à votre place, vous perdez le contrôle de votre distribution, de votre métier et, in fine, de votre entreprise.
Pourtant, la SNCF est plutôt douée en innovation.
Même si le lancement de son application a été quelque peu poussif, elle a su redresser la barre et doter les Français d'un outil extrêmement performant et moderne.
Alors, est-ce que les groupistes sont des victimes de l'externalisation, ou celle-ci n'est-elle pas tout simplement l'excuse qui cache le réel dessein derrière cet arrêt brutal ?
C'est une question qu'il est légitime de se poser. En regardant dans le rétro, on se rend un peu mieux compte des intentions de la SNCF vis-à-vis des agences de voyages.
IATA et la SNCF : "avec des amis comme ça, pas besoin d'ennemi"
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De l'aveu de nombreux observateurs de l'industrie, travailler avec le transporteur est extrêmement compliqué, notamment pour accéder à ses outils, stocks et autres demandes technologiques afin d'intermédier sa distribution.
En 2023, Jean-Pierre Mas annonçait un accord de distribution avec la SNCF. Une signature qui laissait l'amer goût de la défaite au président de l'époque des EDV.
Le taux de commission maintenu restait sur une pente glissante, pour passer de 2,9% à 2,7% en 2028.
Dans le même temps, le transporteur estime avoir fait un effort en commissionnant la vente des billets OUIGO à... 1%. Des miettes qui ne couvrent même pas le coût de leur distribution en agence de voyages, estimé par certains acteurs autour de 7%.
Et comme si cela ne suffisait pas, les groupistes n'ont plus de canal de distribution, aussi bien pour les trains classiques que ceux... low cost.
N'oublions pas, ce n'est peut-être qu'une coïncidence, mais depuis 7 mois, le portail de réservation des groupes a été suspendu par OUIGO, prétextant un problème de sécurité.
Et comme pour sa grande sœur, les équipes techniques s'époumoneraient pour mettre en place une solution durable... qui ne vient toujours pas.
Pendant ce temps, les agences se retrouvent à réserver directement sur le site rose, en faisant des estimations de prix, sans lissage possible des tarifs, par groupes de 9, même si l'agence doit réserver pour 258 personnes.
"Leur objectif ne serait-il pas de stopper les ventes groupes OUIGO & SNCF et de se limiter aux tarifs individuels qui fluctuent en temps réel selon le remplissage et leur revenu ?" me questionne un groupiste quelque peu énervé.
Autant de problèmes survenus "à l'insu de leur plein gré", comme l'a dit un cycliste célèbre après avoir vu son médecin être arrêté les poches pleines de produits dopants, qui peuvent faire dire que la SNCF a un comportement "IATAiste", consistant à mettre au pas la distribution touristique.
Comme je l'ai dit à Gaby, avec des amis comme ça, pas besoin d'ennemi...
En 2023, Jean-Pierre Mas annonçait un accord de distribution avec la SNCF. Une signature qui laissait l'amer goût de la défaite au président de l'époque des EDV.
Le taux de commission maintenu restait sur une pente glissante, pour passer de 2,9% à 2,7% en 2028.
Dans le même temps, le transporteur estime avoir fait un effort en commissionnant la vente des billets OUIGO à... 1%. Des miettes qui ne couvrent même pas le coût de leur distribution en agence de voyages, estimé par certains acteurs autour de 7%.
Et comme si cela ne suffisait pas, les groupistes n'ont plus de canal de distribution, aussi bien pour les trains classiques que ceux... low cost.
N'oublions pas, ce n'est peut-être qu'une coïncidence, mais depuis 7 mois, le portail de réservation des groupes a été suspendu par OUIGO, prétextant un problème de sécurité.
Et comme pour sa grande sœur, les équipes techniques s'époumoneraient pour mettre en place une solution durable... qui ne vient toujours pas.
Pendant ce temps, les agences se retrouvent à réserver directement sur le site rose, en faisant des estimations de prix, sans lissage possible des tarifs, par groupes de 9, même si l'agence doit réserver pour 258 personnes.
"Leur objectif ne serait-il pas de stopper les ventes groupes OUIGO & SNCF et de se limiter aux tarifs individuels qui fluctuent en temps réel selon le remplissage et leur revenu ?" me questionne un groupiste quelque peu énervé.
Autant de problèmes survenus "à l'insu de leur plein gré", comme l'a dit un cycliste célèbre après avoir vu son médecin être arrêté les poches pleines de produits dopants, qui peuvent faire dire que la SNCF a un comportement "IATAiste", consistant à mettre au pas la distribution touristique.
Comme je l'ai dit à Gaby, avec des amis comme ça, pas besoin d'ennemi...






Publié par Romain Pommier 












