2019 n’était sûrement pas la meilleure année pour se lancer dans le transport aérien, mais personne n’est devin.
On ne reprochera donc pas à James Asquith entrepreneur britannique, d’avoir mal choisi son moment, mais plutôt d’avoir promis « la lune » et construit un projet totalement irréaliste.
Ouvrir une ligne vers New York au départ du Royaume-Uni, pays qui connait la plus forte demande de vols vers les États-Unis en Europe se conçoit.
En 2020 et au départ de Paris, avec un avion et un produit bien adapté, la Française French bee s’était lancée avec succès et a depuis, augmenté ses capacités.
Mais partir de rien pour lancer des vols depuis Glasgow et Manchester avec le plus gros avion commercial du monde, l’A380 équipé de cinq classes dont une Première, était une pure utopie.
A lire aussi : Global Airlines : ses A380 vont-ils opérer en France ?
On ne reprochera donc pas à James Asquith entrepreneur britannique, d’avoir mal choisi son moment, mais plutôt d’avoir promis « la lune » et construit un projet totalement irréaliste.
Ouvrir une ligne vers New York au départ du Royaume-Uni, pays qui connait la plus forte demande de vols vers les États-Unis en Europe se conçoit.
En 2020 et au départ de Paris, avec un avion et un produit bien adapté, la Française French bee s’était lancée avec succès et a depuis, augmenté ses capacités.
Mais partir de rien pour lancer des vols depuis Glasgow et Manchester avec le plus gros avion commercial du monde, l’A380 équipé de cinq classes dont une Première, était une pure utopie.
A lire aussi : Global Airlines : ses A380 vont-ils opérer en France ?
Des doutes dès le départ
« D’un côté, ça a l'air totalement faux, et ça sent l’ado passionné d'aviation qui fait un exposé scolaire sur une compagnie aérienne imaginaire. De l'autre côté, il semble y avoir des personnes peut-être légitimes derrière tout ça. » résumait un observateur.
Aussi les affirmations du fondateur, décrivant un transport aérien ou le luxe, le traitement privilégié, une restauration de qualité n’existait plus, ne reflétaient pas la réalité, surtout au départ de Londres vers les USA.
Cependant le projet a commencé à intéresser le monde de l’aérien quand effectivement, en mai 2023, Global Airlines a confirmé avoir acheté son premier Airbus A380 à la compagnie chinoise China Southwest.
Global Airlines ne disposant pas d’un certificat de transporteur aérien, a fait appel à une compagnie portugaise, HI-Fly pour convoyer l’avion du désert de Mojave où il était stocké jusqu’à un centre de maintenance à Dresde en Allemagne.
Un vol effectué avec le train d’atterrissage sorti et à une altitude plus basse que d’habitude, une mesure imposée avant la maintenance à effectuer, et qui avait fait jaser quant à l’état de l’avion.
En faire un palace volant pouvant révolutionner le transport et aérien, « revenir à l’âge d’or » semblait vraiment un défi trop grand pour cette petite start-up.
Deux vols laborieux
Après une période de chantier qui aura duré jusqu’à l’hiver 2024 et pendant laquelle sur le site internet de Global Airlines on communiquait sur les uniformes et les projets de recevoir encore 3 autres A380, l’avion a pu sortir de son hangar allemand.
Pour son premier roulage devant les caméras, là aussi, on a pu constater le décalage entre les promesses et la réalité.
Encore paré, en partie, de ses vieilles couleurs China Southern, l’avion n’a pas vraiment été repeint. Plutôt maquillé.
Il arbore son logo sur l’empennage, mais le rutilant a disparu. Ce rouge éclatant qui devait habiller le fuselage et les moteurs n’aura pas résisté à la réalité des coûts.
Reconnaissons tout de même à James Asquith, le mérite d’avoir pu commercialiser un premier vol entre Glasgow et New York le 15 mai 2025.
Dans des conditions cependant assez particulières : assuré et opéré sous le certificat de transporteur aérien de la compagnie HI-FLY Malta, filiale de HI-FLY, qui a fourni aussi l’équipage (Pilotes et Personnels Navigants Commerciaux).
Un vol charter avec à peine une centaine de passagers (pour un avion avec 520 sièges), ayant acheté des billets à prix bradés et dont beaucoup ont été surclassés en First et en Business. Autant dire un vol qui aura couté beaucoup d’argent à Global Airlines.
À cette occasion, on découvrait l’intérieur de la cabine. Là aussi en voyant les nombreuses vidéos tournées à bord, on a pu constater que l’avion était encore « dans son jus China Southern » : une cabine « fatiguée » avec des équipements obsolètes malgré des efforts d’embellissement.
Quant au service et d’après, là aussi, les nombreux commentaires, il était loin des standards promis et pas en mesure de rivaliser avec la concurrence au départ du Royaume-Uni, Emirates, British Airways ou encore Virgin.
Pour son premier roulage devant les caméras, là aussi, on a pu constater le décalage entre les promesses et la réalité.
Encore paré, en partie, de ses vieilles couleurs China Southern, l’avion n’a pas vraiment été repeint. Plutôt maquillé.
Il arbore son logo sur l’empennage, mais le rutilant a disparu. Ce rouge éclatant qui devait habiller le fuselage et les moteurs n’aura pas résisté à la réalité des coûts.
Reconnaissons tout de même à James Asquith, le mérite d’avoir pu commercialiser un premier vol entre Glasgow et New York le 15 mai 2025.
Dans des conditions cependant assez particulières : assuré et opéré sous le certificat de transporteur aérien de la compagnie HI-FLY Malta, filiale de HI-FLY, qui a fourni aussi l’équipage (Pilotes et Personnels Navigants Commerciaux).
Un vol charter avec à peine une centaine de passagers (pour un avion avec 520 sièges), ayant acheté des billets à prix bradés et dont beaucoup ont été surclassés en First et en Business. Autant dire un vol qui aura couté beaucoup d’argent à Global Airlines.
À cette occasion, on découvrait l’intérieur de la cabine. Là aussi en voyant les nombreuses vidéos tournées à bord, on a pu constater que l’avion était encore « dans son jus China Southern » : une cabine « fatiguée » avec des équipements obsolètes malgré des efforts d’embellissement.
Quant au service et d’après, là aussi, les nombreux commentaires, il était loin des standards promis et pas en mesure de rivaliser avec la concurrence au départ du Royaume-Uni, Emirates, British Airways ou encore Virgin.
Refuge montagnard
Après être resté 5 jours sur le tarmac de JFK ce qui a coûté très cher, l’avion a effectué son vol retour. Un deuxième vol a été programmé, un aller-retour Glasgow – New York via Manchester du 21 au 25 mai 2025.
Ensuite, plus rien.
L’avion met le cap vers le centre de maintenance à Dresde en Allemagne où rien ne semble se passer durant plusieurs semaines.
Puis l’avion reprend les airs. Ceux qui voyaient déjà « Un A380 Global se poser sur un tarmac français » n’auront pas eu tout à fait tort.
b[En effet, c’est en convoyage technique que l’avion s’est envolé en juillet 2025 vers Tarbes dans les Pyrénées chez Tarmac Aerosave, là où déjà, sont stockés une dizaine d’A380 « déchus » dont ceux d’Air France.
A lire : L’A380 : un rêve qui a toujours du mal à décoller
Il n’en est pour l’instant jamais reparti. Tarbes, terminus des ambitions de James Asquith ? Dernière escale de l’avion avant démantèlement ? L’avenir le dira, mais le rêve de l’entrepreneur britannique d’une compagnie révolutionnaire s’est sérieusement éloigné.
En a-t-il d’ailleurs vraiment rêvé ou tout cela n’est-il pas finalement qu’un coup de com ?
Global Airlines est actuellement une compagnie sans avions, sans équipages, sans créneaux, sans certificat de transporteur aérien, sans réseau et sans programme… Mais avec un site internet.
Ensuite, plus rien.
L’avion met le cap vers le centre de maintenance à Dresde en Allemagne où rien ne semble se passer durant plusieurs semaines.
Puis l’avion reprend les airs. Ceux qui voyaient déjà « Un A380 Global se poser sur un tarmac français » n’auront pas eu tout à fait tort.
b[En effet, c’est en convoyage technique que l’avion s’est envolé en juillet 2025 vers Tarbes dans les Pyrénées chez Tarmac Aerosave, là où déjà, sont stockés une dizaine d’A380 « déchus » dont ceux d’Air France.
A lire : L’A380 : un rêve qui a toujours du mal à décoller
Il n’en est pour l’instant jamais reparti. Tarbes, terminus des ambitions de James Asquith ? Dernière escale de l’avion avant démantèlement ? L’avenir le dira, mais le rêve de l’entrepreneur britannique d’une compagnie révolutionnaire s’est sérieusement éloigné.
En a-t-il d’ailleurs vraiment rêvé ou tout cela n’est-il pas finalement qu’un coup de com ?
Global Airlines est actuellement une compagnie sans avions, sans équipages, sans créneaux, sans certificat de transporteur aérien, sans réseau et sans programme… Mais avec un site internet.
Renaissance virtuelle avec un vieil A340 d’AOM
Autres articles
Et pourtant si vous prenez l’avion dans les mois qui viennent, attendez-vous à voir un avion « Global Airline ».
En effet, et selon un deal qui semble assez flou, un vieil A340 ex-AOM de 25 ans d’âge et actuellement dans la flotte de la compagnie HI-FLY est passé par un centre de maintenance à Beja au Portugal pour se faire « customiser » avec le logo « GLOBAL ».
Il sillonne désormais le monde pouvant laisser croire que Global Airlines continue de voler.
Affrété par de nombreuses compagnies aériennes, puisque c’est le modèle économique d’HI-FLY, on a vu cet avion ces semaines dernières à Lisbonne, à New York, à Recife, à Tel-Aviv à Londres, Alicante, Copenhague…
Global Airlines n’est jamais l’affréteur, mais son logo se pose dans le monde entier. Une façon de ne pas tomber dans l’oubli avant de rebondir ? Peut-être.
James Asquith ne semble pas vouloir abandonner la partie. Un indice ? Cet avion, toujours dans la liste de flotte d’HI-FLY, est cependant à la vente sur internet.
Pour l’instant, le carrosse est devenu citrouille. L’A380 qui devait transporter les passagers dans le luxe et révolutionner le transport aérien est à l’arrêt et le rêve Global Airlines n’est plus incarné que par un avion charter vieillissant.
En effet, et selon un deal qui semble assez flou, un vieil A340 ex-AOM de 25 ans d’âge et actuellement dans la flotte de la compagnie HI-FLY est passé par un centre de maintenance à Beja au Portugal pour se faire « customiser » avec le logo « GLOBAL ».
Il sillonne désormais le monde pouvant laisser croire que Global Airlines continue de voler.
Affrété par de nombreuses compagnies aériennes, puisque c’est le modèle économique d’HI-FLY, on a vu cet avion ces semaines dernières à Lisbonne, à New York, à Recife, à Tel-Aviv à Londres, Alicante, Copenhague…
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Pour l’instant, le carrosse est devenu citrouille. L’A380 qui devait transporter les passagers dans le luxe et révolutionner le transport aérien est à l’arrêt et le rêve Global Airlines n’est plus incarné que par un avion charter vieillissant.
Publié par Christophe Hardin Journaliste AirMaG - TourMaG.com Voir tous les articles de Christophe Hardin























