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La case de l’Oncle Dom : Thomas Cook, la mariée était en noir…

L'édito de Dominique Gobert



Peu à peu on commence à y voir un tout petit peu plus clair dans la déroute de Thomas Cook France. 15 repreneurs ? Non, 16, avec l’offre de reprise par le management et son « appui », le Groupe Wamos…


Rédigé par le Jeudi 24 Octobre 2019

Il ne faut pas perdre de vue quand même, que parmi tout ceci (ou cela), si à la Rédac nous avons bien compté, il resterait quelque 57 agences sur le carreau. Vraisemblablement celles qui n’étaient pas au mieux et qui, elles, vont subir de plein fouet le choc. - DR
Il ne faut pas perdre de vue quand même, que parmi tout ceci (ou cela), si à la Rédac nous avons bien compté, il resterait quelque 57 agences sur le carreau. Vraisemblablement celles qui n’étaient pas au mieux et qui, elles, vont subir de plein fouet le choc. - DR
Juste en préambule et pour faire taire une fois pour toutes ceux qui volent en escadrille, dont parlait si bien mon vieux maître Audiard, nous n’avons, moi particulièrement, aucune « haine », comme j’ai pu le lire, ni aucune envie de démolir Jet tours et Thomas Cook.

Bien au contraire, mais en même temps, faut pas trop nous prendre pour des quiches !

Cela étant, nous allons tenter de faire un semblant de prospective dans cette abracadabrantesque série.

Mon bon vieux Rick Sailor s’exprime, ce qui est son droit, mais je pense qu’il se trompe : les juges vont essentiellement s’appuyer sur le volet « social » de la reprise, c’est ce qui se produit à tous les coups et, pour une fois, je reste persuadé que l’humain sera au centre des débats.

Ce n’est que justice pour ces femmes et ces hommes qui "encaissent" depuis des années. N’oublions pas quand même la gestion désastreuse de l’inénarrable Denis Wathier, lequel aura quand même largement contribué à la déchéance du voyagiste !

Quant à l’offre de reprise par le management, appuyé par ce Groupe Espagnol Wamos, lequel possède aussi et tout à fait accessoirement une compagnie aérienne, Wamos Air, ça me laisse pour le moins dubitatif.

Et, à moins d’être totalement naïf, certaines « inexactitudes » largement démenties par le management actuel commencent à prendre un certain sens.

Les PNR, bloqués, pas bloqués, qui finalement (et pour respecter les termes employés par Nicolas Delord récemment), qui appartiendraient aux actifs de la société ?

En même temps, les choses sont tellement opaques qu’il est extrêmement difficile de faire trop de « spéculations ». A preuve, les salariés de Thomas Cook, à l’exception d’une poignée de gens inquiets, ne sont au courant de rien.

Certaines agences qui seraient également reprises par ce même management ? Voilà qui va mettre à mal les offres faites par les Salaün et quelques autres…

Un sacré pavé dans la mare pour ces repreneurs, lesquels vont, à mon avis mettre quand même quelques millions dans la balance. A moins bien sûr qu’ils ne peaufinent un peu plus leur offre et augmentent la mise…

Dominique Gobert - DR
Dominique Gobert - DR
Tiens au passage, signalons que seule Havas a fait une offre de reprise, en association avec Salüan et les autres.

Le GIE Asha candidate uniquement pour le rachat de la marque Jet Tours, afin d'y apposer un complément d'enseigne. Et sans espoir de l'acquérir !

Il ne faut pas perdre de vue quand même, que parmi tout ceci (ou cela), si à la Rédac nous avons bien compté, il resterait quelque 57 agences sur le carreau. Vraisemblablement celles qui n’étaient pas au mieux et qui, elles, vont subir de plein fouet le choc.

Sans vouloir jouer les grands moralisateurs, il existe quand même dans cette malheureuse affaire, quelque chose de choquant.

Certes, la maison mère anglaise n’a pas été très lumineuse dans sa gestion, et ce depuis des années. De là à avoir vidé les caisses, même si c’est en partie vrai, les caisses de la France n’ont jamais brillé par leurs « excédents » si je puis m’exprimer ainsi.

Tiens en parlant de choquant, il y a encore autre chose. Nicolas Delord, qui voulait rétablir la vérité en un point presse la semaine dernière, nous avit confié à mes confrères et moi-même, avoir « découvert » la faillite de la maison-mère dans la nuit du 23 septembre dernier.

Moi, j’ai juste une question : les salaires de l’ensemble du personnel ont-ils (ou pas) été versés à partir du 20 septembre dernier ? A la surprise de beaucoup d’ailleurs qui ont vu leur compte en banque crédité le 24.

Et, question subsidiaire : des cadres dirigeants de l’entreprise auraient, mais ce ne sont que supputations, inexactitudes, spéculations, touchés quelques « primes » (sic) conséquentes en ce joli mois de septembre ? plus de 10.000€ pour certains, un autre à 45.000€, un autre à 37.500€ ?

A l’insu de leur plein gré ?


Reste maintenant à savoir qui va remporter la mise. Avec l’appui de Wamos, Delord et son équipe ont de bonnes chances de l’emporter, ce qui d’ailleurs ma parait légèrement incongru, mais c’est la vie des affaires.

En revanche, je crains fort que, si tel est le cas, que la nouvelle société ne rencontre quelques difficultés de distribution sur le marché français… Et que même les clients, lassés par les crises successives du secteur en France, entre les compagnies aériennes qui les laissent sur le carreau et le gros voyagiste qui les plante, ne finissent par, comme le dit l’ami Rick, à se tourner vers d’autres formes de voyages !

Le tourisme n’est décidément pas un long fleuve tranquille...

Dominique Gobert Publié par Dominique Gobert Editorialiste - TourMaG.com
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1.Posté par E Dantes le 25/10/2019 01:11 | Alerter
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Faudrait pas confondre ambulance et bordel militaire de service...

La faillite de TC est due en grande partie à un shorting financier sur des crédits swaps à la bourse de Londres.

Les cadres de la filiale française ne sont hélas, pas des patrons et en dépit de franchisés, qui eux, sont des patrons ont d abord privilégié leurs intérêts à celui de l entreprise.
Les fees remontés sur la filiale sont de la trésorerie et non des bénéfices, certe 10m€, il est ahurissant pour un mandataire social de confondre les deux : au final en exploitation pure 1m€ en marge. Les bilans internationaux en cascades sont consultables sur la compagnie house : vérifié ! Et vous verrez que les filiales scandinaves sont nettement mieux gérées et confondent pas les deux...

Par ailleurs la centrale de paiement TESS a tout d une pyramide de pontzi...les derniers payent pour les premiers...Merci encore les franchisés et bienvenue l incompétence pour les cadres dirigeants qui ont rien vu ou étaient plus préoccupés par leurs salaires... Après tout c est pas leur boîte... et on croit ce que l on veut entendre...

La reprise par cette équipe laisse présager de grandes faiblesses et des désillusions pour les salariés...Car pour cette même équipe : et bien les espagnols paieront mais jusqu'à quand ? Vous connaissez la réponse ...comme nous tous...

Je trouve honteux d avoir entraîné des agences enseignes dans cette panade, d avoir pris des acomptes groupes et d avoir ruiné la vie de familles en se complaisant dans le déni et en cultivant une incompétence fondée sur l illusion et le dénigrement des franchisés.

Les distributeurs devraient boycotter cette reprise au nom de la moral et de l unité de la profession. Je vais écrire à mon député dans ce sens et chacun devrait faire pareil...

Car c est bien la Profession qui va payer ce dépôt de bilan au travers de son fond de garantie...

L offre conjointe a le mérite de sauver ce qui reste par de vrais Patrons !

La justice tranchera...

2.Posté par VIREDPSE le 25/10/2019 08:58 | Alerter
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nul doute que, comme dans beaucoup d'entreprises, il y ait eu et a encore quelques margoulins, tous formatés par nos grandes écoles de commerce, juste bonnes à former des "cost killers" de bas étage dédaigneux envers ceux, qui, dans les agences, poussaient, tels des mineurs du xixe siècle, les chariots au fond de la mine pour que les 1ers puissent s'en mettre plein les poches. Un management par la terreur et le "diviser pour régner" n'a fait qu'empirer la situation d'un colosse aux pieds d'argile qui se croyait, comme tout vaniteux, insubmersible. Hélas, la chute sera, comme d'habitude, beaucoup plus rude pour les petits que pour les grands. Souhaitons juste que chacun tire les leçons de cette faillite tant financière que morale.

3.Posté par Peter le 25/10/2019 09:13 | Alerter
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ça serait scandaleux que ce soit l'équipe dirigeante qui rafle la mise.!
D'ailleurs les agences TC intégrées sont bien silencieuses. Toutes pensent qu'elles seront dans le top 50! des reprises?
et les bonus touchées pour les exceptionnels résultats de 2018, ce serait intéréssant que dominique gobert en parle, on tomberait encore plus des nues

4.Posté par Christian Jean le 25/10/2019 09:57 | Alerter
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Bonjour,
Inutile de chercher indéfiniment de « à cause de qui à fait quoi » pour en arriver la. Le problème de fond reste « la finance », quand une entreprise n’appartient plus à personne mais que chacun peut spéculer sur son avenir à sa guise, notamment avec pour partie du capital des "crédit default swap" (qui ne sont ni plus ni moins que des contrats d’assurance dans lesquels les investisseurs sont assurés contre une défaillance de l’emprunteur), il est aisé de comprendre que ces investisseurs peuvent aisément influer sur l’avenir d’une société et miser sur la faillite d’une entreprise pour toucher l’argent de ces assurances. Oui le capitalisme sauvage est bien installé dans l’industrie du tourisme et compte bien y prospérer. Et devant cette tentacule aucun professionnel du tourisme aussi bon soit-il ne peut résister. Tout au plus si des informations ont filtré il ne peut qu’être considérer comme complice de la gestion de la suite (en couvrant ses arrières et faisant fi du reste) mais pas pour responsable de son origine.
Cordialement.

5.Posté par simonagent le 25/10/2019 10:50 | Alerter
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Perso, je pense que si Abitbol, Salaun et consort se font griller la politesse par l'équipe de management de TC et Wamos pour la reprise des agences, le futur "nouveau Jet Tours" va avoir vraiment du mal pour trouver à se faire distribuer par ces réseaux !!!

6.Posté par Super Resistant le 25/10/2019 19:41 | Alerter
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Je suis rassuré il n'y pas moi que ça choque cette reprise par le management... Je suis sidéré, choqué, limite dégouté....

7.Posté par Valerie le 25/10/2019 21:48 | Alerter
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Ah la la les bonus...
Quand on sait que les Comex avec les mêmes objectifs que les salariés se sont permis de toucher des bonus indécents alors que les objectifs n étaient pas atteint ... il n’y a plus rien qui m étonnent!

Dés bonus en septembre ? Mais cela ne permettrait il pas d aider au rachat ces messieurs dames du management ?? Juste avant l’arrivée d un administrateur ... c est très malin, mais est ce bien légal ?

8.Posté par PasDupe le 08/11/2019 17:49 | Alerter
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Des Patrons à la moralité .... et aux usages bien controversés ... ! La Fin justifierait - elle les moyens ... !

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