"Les influenceurs qui sont sponsorisĂ©s par lâindustrie sont plus visibles, parce que leurs images de pays lointains sont considĂ©rĂ©es comme dĂ©sirables," selon Saskia Cousin - Depositphotos @Syda_Productions
TourMaG.com - Courant octobre, vous avez publiĂ© une Ă©tude sur les influenceurs voyages. Au-delĂ de la simple commande de Greenpeace. Pourquoi sâintĂ©resser aux publications des influenceurs ?
Garance Bazin : Les réseaux sociaux prennent une place grandissante dans notre quotidien, et participent à la création de nos imaginaires, surtout chez les nouvelles générations.
On sait que 39% des Français consultent des comptes spécialisés dans le voyage, et que 34% des jeunes utilisent Instagram pour choisir leur prochaine destination de vacances.
Une fois ce constat posé, il est essentiel de nous pencher sur ces personnes influentes qui ont un rÎle majeur dans la détermination des déplacements qui seront vus comme désirables ou non.
Garance Bazin : Les réseaux sociaux prennent une place grandissante dans notre quotidien, et participent à la création de nos imaginaires, surtout chez les nouvelles générations.
On sait que 39% des Français consultent des comptes spécialisés dans le voyage, et que 34% des jeunes utilisent Instagram pour choisir leur prochaine destination de vacances.
Une fois ce constat posé, il est essentiel de nous pencher sur ces personnes influentes qui ont un rÎle majeur dans la détermination des déplacements qui seront vus comme désirables ou non.
RĂ©seaux sociaux : "trop dâoriginalitĂ© ne rencontrera pas de succĂšs"
Saskia Cousin : A partir de 2010, jâai coordonnĂ© un programme avec des collĂšgues datascientist et gĂ©ographes sur les images et commentaires en circulation, notamment sur Instagram.
On travaillait moins sur les producteurs et le contenu des images que sur les traces temporelles et gĂ©ographiques quâelles constituaient.
Jâavais toutefois Ă©tĂ© marquĂ©e par la rĂ©pĂ©tition des images â ce nâest pas nouveau, on refait toujours les mĂȘmes images. Mais câest lâaccĂ©lĂ©ration de cette rĂ©pĂ©tition, la concentration pour certains qui est marquante.
A lire : Saskia Cousin (Sociologue) : "Ce nâest pas parce quâil y a moins de tourisme international quâil y aura moins de voyage"
Les influenceurs ont toujours existĂ©, Ă toutes les Ă©chelles. Et des gens ont toujours Ă©tĂ© rĂ©munĂ©rĂ©s pour pousser dâautres Ă agir dâune certaine maniĂšre. Câest le principe de la publicitĂ©.
Les influenceurs sur Instagram sont un peu diffĂ©rents, car ils se prĂ©sentent comme indĂ©pendants, on a lâimpression quâils relaient leur point de vue personnel. Certains le font, mais ils nâont pas les mĂȘmes capacitĂ©s financiĂšres, et donc de relais et dâexposition, que ceux qui sont "rachetĂ©s" par divers marchands, dont lâindustrie aĂ©rienne.
Les influenceurs voyages sont dâune certaine maniĂšre les avatars marchands de la dĂ©mocratie touristique quâon avait cru voir sâinstaller au dĂ©but des annĂ©es 2000 : lorsque les experts apparaissaient " vendus" aux offices de tourisme, et quâon pensait quâil valait mieux se fier Ă celles et ceux qui Ă©taient de "vrais voyageurs".
Câest ainsi que Tripadvisor sâest imposĂ© : en monĂ©tisant les avis des voyageurs tout en racontant que leurs points de vue reflĂ©taient "la sagesse collective", par exemple lors de son partenariat avec les sites mondiaux de lâUnesco.
Garance Bazin : Instagram est un milieu oĂč lâimage rĂšgne en maĂźtre, plus que sur dâautres plateformes oĂč des profils influents ont pu Ă©merger.
Lâaspect photogĂ©nique dâune destination y est capital si lâon veut toucher le plus grand nombre, ainsi on voit d'autres facettes du voyage comme la rencontre ou la langue.
Ces dimensions pourtant prĂ©sentĂ©es comme importantes sont relĂ©guĂ©es au second plan, voire absentes des profils. Plus un influenceur a âfaitâ de pays, ce terme soulignant bien la dimension de consommation, plus il est reconnu.
ConnaĂźtre une rĂ©gion ou un lieu plus en profondeur que le temps dâune visite et de quelques photos est rare, ou du moins peu mis en avant. Les dĂ©placements sont nombreux, les souvenirs postĂ©s sont souvent des clichĂ©s magnifiques, mais la connaissance reste superficielle.
Les influenceurs se connaissent, se suivent, sâimitent sans doute. Chacun doit faire sa version du clichĂ© Ă la mode, celui devant un champ de lavande par exemple en juin.
Il faut se montrer devant un paysage dĂ©sirable et reconnaissable, affirmer par la photo quâon fait partie de ceux qui y sont allĂ©s.
Câest donc un milieu mimĂ©tique, oĂč trop dâoriginalitĂ© ne rencontrera pas de succĂšs auprĂšs de l'algorithme qui pousse Ă la rĂ©pĂ©tition. Le voyage peut y ĂȘtre rĂ©duit Ă un tour, une grille de cases Ă cocher, et laisse moins de place Ă la dimension de lâaltĂ©ritĂ©.
Influenceurs : "Ceux qui ont le plus de succÚs sont ceux qui n'ont pas remis le déplacement aérien en question"
TourMaG.com - En moyenne, comment les influenceurs imaginent-ils le voyage ?
Garance Bazin : Il est difficile de faire des gĂ©nĂ©ralitĂ©s, il existe bien sĂ»r plusieurs types dâinfluenceurs.
Ceux qui ont le plus de succĂšs cependant sont encore ceux qui nâont pas remis le dĂ©placement aĂ©rien en question. Ils collectionnent les petits drapeaux dans leurs descriptions ou leurs âstory Ă la uneâ, passent peu de temps Ă chaque endroit, mais vont dans les lieux les plus emblĂ©matiques.
Ils semblent suivre une carte pré-établie des déplacements intéressants, mais ne mentionnent pas ou peu la langue et les populations.
Ils se lĂšvent aux aurores pour prendre des photos dâeux dans des lieux vides dâautres humains, et diffusent une vision assez individualiste du voyage, soit solitaire, soit en couple, parfois avec enfant(s).
Instagram nâest pas une plateforme particuliĂšrement adaptĂ©e Ă la profondeur, il faut que tout aille vite, soit sensationnel et percutant. Câest sans doute ce qui a influencĂ© ces individus dans la maniĂšre dont ils prĂ©sentent leurs voyages.
Ce nâest pourtant pas une fatalitĂ©, avec des profils qui vont Ă la rencontre des autres et prennent le temps de connaĂźtre les endroits quâils traversent, comme Les Marioles Trotters ou Artisans de demain.
Dâautres dĂ©veloppent une vision du voyage plus diverse sur d'autres mĂ©diums comme YouTube ou leurs blogs, sâĂ©mancipant du format Instagram qui force Ă la simplification.
Saskia Cousin : Pour savoir ce qui est dans la tĂȘte dâun influenceur, comment il "imagine le voyage", il faudrait en discuter avec lui â on serait sans doute Ă©tonnĂ©.
Regarder ses images et commentaires nous informent dâabord sur lâinfluence quâil a envie dâavoir, ce quâil imagine ĂȘtre le voyage socialement dĂ©sirable, ou encore, plus prosaĂŻquement, ce quâil est payĂ© pour relayer.
Garance Bazin : Il est difficile de faire des gĂ©nĂ©ralitĂ©s, il existe bien sĂ»r plusieurs types dâinfluenceurs.
Ceux qui ont le plus de succĂšs cependant sont encore ceux qui nâont pas remis le dĂ©placement aĂ©rien en question. Ils collectionnent les petits drapeaux dans leurs descriptions ou leurs âstory Ă la uneâ, passent peu de temps Ă chaque endroit, mais vont dans les lieux les plus emblĂ©matiques.
Ils semblent suivre une carte pré-établie des déplacements intéressants, mais ne mentionnent pas ou peu la langue et les populations.
Ils se lĂšvent aux aurores pour prendre des photos dâeux dans des lieux vides dâautres humains, et diffusent une vision assez individualiste du voyage, soit solitaire, soit en couple, parfois avec enfant(s).
Instagram nâest pas une plateforme particuliĂšrement adaptĂ©e Ă la profondeur, il faut que tout aille vite, soit sensationnel et percutant. Câest sans doute ce qui a influencĂ© ces individus dans la maniĂšre dont ils prĂ©sentent leurs voyages.
Ce nâest pourtant pas une fatalitĂ©, avec des profils qui vont Ă la rencontre des autres et prennent le temps de connaĂźtre les endroits quâils traversent, comme Les Marioles Trotters ou Artisans de demain.
Dâautres dĂ©veloppent une vision du voyage plus diverse sur d'autres mĂ©diums comme YouTube ou leurs blogs, sâĂ©mancipant du format Instagram qui force Ă la simplification.
Saskia Cousin : Pour savoir ce qui est dans la tĂȘte dâun influenceur, comment il "imagine le voyage", il faudrait en discuter avec lui â on serait sans doute Ă©tonnĂ©.
Regarder ses images et commentaires nous informent dâabord sur lâinfluence quâil a envie dâavoir, ce quâil imagine ĂȘtre le voyage socialement dĂ©sirable, ou encore, plus prosaĂŻquement, ce quâil est payĂ© pour relayer.
Les influenceurs "sponsorisĂ©s par lâindustrie aĂ©rienne sont plus visibles"
TourMaG.com - Lâune des conclusions de l'Ă©tude de Greenpeace est que les influenceurs voyages valorisent lâhypermobilitĂ© aĂ©rienne. Ătes-vous Ă©tonnĂ©es des conclusions du rapport ?
Garance Bazin : Pas vraiment, il suffit de parcourir les profils les plus suivis pour voir lâimportance de lâavion dans les publications, lâĂ©moji avion Ă©tant trĂšs rĂ©guliĂšrement utilisĂ© comme synonyme de voyage.
Ces profils multiplient les partenariats avec l'industrie aĂ©rienne, il est normal quâils recyclent les codes de ce milieu dans leurs publications sponsorisĂ©es. Il est aussi attendu quâils encouragent Ă partir plus loin et plus souvent lorsque les compagnies aĂ©riennes sont leurs sponsors frĂ©quents.
Saskia Cousin : câĂ©tait malheureusement prĂ©visible.
A lire : Tourisme durable : lâinfluence responsable en 3 Ă©tapes
Ceux qui sont sponsorisĂ©s par lâindustrie (ils ne le sont pas tous) sont plus visibles, parce que leurs images de pays lointains sont considĂ©rĂ©es comme dĂ©sirables, et aussi parce quâils ont les capacitĂ©s financiĂšres de mettre en avant leurs contenus.
TourMaG.com - Les publications des influenceurs sont majoritairement sponsorisées, donc est-ce que les publications sont un révélateur de ce que pensent ces personnes ?
Garance Bazin : Dans notre étude basée sur les publications de 36 influenceurs voyages parmi les plus suivis en France, nous sommes remontés sur un an de publications de juin 2022 à juin 2023, et avons compté 48% de contenu sponsorisé.
Ce nâest donc pas la majoritĂ©, mĂȘme si ce chiffre est loin dâĂȘtre anodin.
Ce que pensent les individus finit nĂ©anmoins par transparaĂźtre, ne serait-ce quâĂ travers le choix des partenariats. Le modĂšle Ă©conomique de cette profession dâinfluenceur sous-entend la nĂ©cessitĂ© des partenariats, mais quels produits sont mis en avant reste rĂ©vĂ©lateur.
Cela laisse Ă©galement 52% de publications qui ne sont pas de la pub, donc une place assez consĂ©quente pour faire connaĂźtre sa personnalitĂ© Ă ses abonnĂ©s, ce qui est gĂ©nĂ©ralement ce qui retient ces gens sur leurs profils. Il ne faut pas oublier que ces proportions varient beaucoup dâun profil Ă lâautre, certains nâayant que 14% de publicitĂ©s, et dâautres 73%.
Un profil constituĂ© uniquement de publicitĂ© ne parviendrait pas Ă former un lien avec son audience, câest donc un Ă©quilibre Ă maintenir pour rester authentique et aimable malgrĂ© la publicitĂ©.
Le nombre de partenariats, sauf s'il est particuliĂšrement Ă©levĂ©, a peu de lien avec lâengagement militant, les publicitĂ©s pouvant aussi ĂȘtre vertueuses et ne pas promouvoir un modĂšle dĂ©passĂ©.
Garance Bazin : Pas vraiment, il suffit de parcourir les profils les plus suivis pour voir lâimportance de lâavion dans les publications, lâĂ©moji avion Ă©tant trĂšs rĂ©guliĂšrement utilisĂ© comme synonyme de voyage.
Ces profils multiplient les partenariats avec l'industrie aĂ©rienne, il est normal quâils recyclent les codes de ce milieu dans leurs publications sponsorisĂ©es. Il est aussi attendu quâils encouragent Ă partir plus loin et plus souvent lorsque les compagnies aĂ©riennes sont leurs sponsors frĂ©quents.
Saskia Cousin : câĂ©tait malheureusement prĂ©visible.
A lire : Tourisme durable : lâinfluence responsable en 3 Ă©tapes
Ceux qui sont sponsorisĂ©s par lâindustrie (ils ne le sont pas tous) sont plus visibles, parce que leurs images de pays lointains sont considĂ©rĂ©es comme dĂ©sirables, et aussi parce quâils ont les capacitĂ©s financiĂšres de mettre en avant leurs contenus.
TourMaG.com - Les publications des influenceurs sont majoritairement sponsorisées, donc est-ce que les publications sont un révélateur de ce que pensent ces personnes ?
Garance Bazin : Dans notre étude basée sur les publications de 36 influenceurs voyages parmi les plus suivis en France, nous sommes remontés sur un an de publications de juin 2022 à juin 2023, et avons compté 48% de contenu sponsorisé.
Ce nâest donc pas la majoritĂ©, mĂȘme si ce chiffre est loin dâĂȘtre anodin.
Ce que pensent les individus finit nĂ©anmoins par transparaĂźtre, ne serait-ce quâĂ travers le choix des partenariats. Le modĂšle Ă©conomique de cette profession dâinfluenceur sous-entend la nĂ©cessitĂ© des partenariats, mais quels produits sont mis en avant reste rĂ©vĂ©lateur.
Cela laisse Ă©galement 52% de publications qui ne sont pas de la pub, donc une place assez consĂ©quente pour faire connaĂźtre sa personnalitĂ© Ă ses abonnĂ©s, ce qui est gĂ©nĂ©ralement ce qui retient ces gens sur leurs profils. Il ne faut pas oublier que ces proportions varient beaucoup dâun profil Ă lâautre, certains nâayant que 14% de publicitĂ©s, et dâautres 73%.
Un profil constituĂ© uniquement de publicitĂ© ne parviendrait pas Ă former un lien avec son audience, câest donc un Ă©quilibre Ă maintenir pour rester authentique et aimable malgrĂ© la publicitĂ©.
Le nombre de partenariats, sauf s'il est particuliĂšrement Ă©levĂ©, a peu de lien avec lâengagement militant, les publicitĂ©s pouvant aussi ĂȘtre vertueuses et ne pas promouvoir un modĂšle dĂ©passĂ©.
Les influenceurs "représentent une faille inestimable pour les lobbies aériens"
TourMaG.com - D'aprĂšs l'Ă©tude "sur Insta, les influenceurs font des posts qui ressemblent Ă sây mĂ©prendre aux publicitĂ©s du secteur aĂ©rien". Est-ce que comme le secteur pĂ©trolier, lâaĂ©rien a pris conscience de la brĂšche que reprĂ©sentent les rĂ©seaux sociaux pour faire du lobbying ?
Garance Bazin : Bien entendu. La publicitĂ© classique est soumise Ă un jury de dĂ©ontologie publicitaire (JDP) qui retoque certaines publicitĂ©s jugĂ©es mensongĂšres, ou en inadĂ©quation avec lâurgence climatique, comme câest arrivĂ© avec une publicitĂ© d'easyJet en 2022, ou une autre de Transavia la mĂȘme annĂ©e.
Le milieu de lâinfluence est pour le moment exempt de ce genre de rĂšgles, des influenceurs peuvent donc encourager leurs abonnĂ©s Ă partir Ă SĂ©oul pour 48h grĂące Ă la promotion dâune compagnie, ou Ă New York pour 36h, sans avoir rien Ă craindre en termes de sanction pĂ©nale.
Ils peuvent aussi propager des informations parcellaires uniquement Ă©mises par le milieu aĂ©rien sur lâimpact carbone de lâavion, comme Tibo Inshape, puis plaider lâincomprĂ©hension ou ignorer les critiques. Ils ne sont pas encore concernĂ©s par les rĂšgles comme celles qui rĂ©gissent la presse ou la tĂ©lĂ©vision.
Ces personnes représentent donc un recours inestimable pour les lobbies aériens.
Garance Bazin : Bien entendu. La publicitĂ© classique est soumise Ă un jury de dĂ©ontologie publicitaire (JDP) qui retoque certaines publicitĂ©s jugĂ©es mensongĂšres, ou en inadĂ©quation avec lâurgence climatique, comme câest arrivĂ© avec une publicitĂ© d'easyJet en 2022, ou une autre de Transavia la mĂȘme annĂ©e.
Le milieu de lâinfluence est pour le moment exempt de ce genre de rĂšgles, des influenceurs peuvent donc encourager leurs abonnĂ©s Ă partir Ă SĂ©oul pour 48h grĂące Ă la promotion dâune compagnie, ou Ă New York pour 36h, sans avoir rien Ă craindre en termes de sanction pĂ©nale.
Ils peuvent aussi propager des informations parcellaires uniquement Ă©mises par le milieu aĂ©rien sur lâimpact carbone de lâavion, comme Tibo Inshape, puis plaider lâincomprĂ©hension ou ignorer les critiques. Ils ne sont pas encore concernĂ©s par les rĂšgles comme celles qui rĂ©gissent la presse ou la tĂ©lĂ©vision.
Ces personnes représentent donc un recours inestimable pour les lobbies aériens.
Réseaux sociaux : "Il faut une loi "Nuit gravement à la planÚte !""
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Garance Bazin : Comme le mentionne Greenpeace Ă la fin du rapport, il serait nĂ©cessaire de faire une âLoi Evin Climatâ avec lâinterdiction de toute publicitĂ© et partenariat sponsorisĂ© pour les activitĂ©s les plus Ă©mettrices, notamment le milieu aĂ©rien.
Cela concernerait la publicité classique, mais aussi les réseaux sociaux.
Les entreprises climaticides comme Shell peuvent encore faire appel Ă des influenceurs pour faire la promotion d'un nouveau carburant, ce qui est un non-sens aprĂšs lâĂ©tĂ© de tous les records que lâon vient de vivre.
Saskia Cousin : Les collectivitĂ©s et sites photographiĂ©s devraient avoir la possibilitĂ© de faire retirer les images les concernant. En bref, un droit Ă lâimage collectif des sites, lieux promus.
Par ailleurs, oui il faut une loi "Nuit gravement Ă la planĂšte !".
Garance Bazin : Comme le mentionne Greenpeace Ă la fin du rapport, il serait nĂ©cessaire de faire une âLoi Evin Climatâ avec lâinterdiction de toute publicitĂ© et partenariat sponsorisĂ© pour les activitĂ©s les plus Ă©mettrices, notamment le milieu aĂ©rien.
Cela concernerait la publicité classique, mais aussi les réseaux sociaux.
Les entreprises climaticides comme Shell peuvent encore faire appel Ă des influenceurs pour faire la promotion d'un nouveau carburant, ce qui est un non-sens aprĂšs lâĂ©tĂ© de tous les records que lâon vient de vivre.
Saskia Cousin : Les collectivitĂ©s et sites photographiĂ©s devraient avoir la possibilitĂ© de faire retirer les images les concernant. En bref, un droit Ă lâimage collectif des sites, lieux promus.
Par ailleurs, oui il faut une loi "Nuit gravement Ă la planĂšte !".






Publié par Romain Pommier 














