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Limitation des locations Airbnb : de la poudre aux yeux ?

120 nuits par an à Paris



La plateforme américaine d'hébergement a proposé à la Mairie de Paris de mettre en place une limitation automatique des locations à 120 nuits par an. Une solution qui n'a ni convaincu la mairie ni les professionnels de l'hôtellerie.


le Mardi 28 Février 2017

Airbnb estime que cette limitation serait une alternative à l'enregistrement (c) Airbnb Blog
Airbnb estime que cette limitation serait une alternative à l'enregistrement (c) Airbnb Blog
Après Amsterdam et Londres, la capitale française est la troisième ville où Airbnb envisage de limiter la durée de réservations.

Accusée de concurrence déloyale par les hôteliers, Airbnb compte se racheter une conscience en souhaitant limiter "automatiquement" sur sa plateforme la location d'une résidence principale à 120 nuits par an à Paris, "sauf si les hôtes ont la permission requise pour le faire".

La loi Alur, adoptée en 2014, encadre ces pratiques et stipule qu'un particulier ne puisse pas louer sa résidence principale au-delà de cette durée.

La résidence principale doit en effet être occupée au minimum 8 mois par an par ses propriétaires et donc moins de quatre mois par an par les locataires, selon le Code de construction et de l’habitation.

En outre, la loi pour une République Numérique adoptée en octobre 2016 a renforcé les obligations imputables aux loueurs comme aux intermédiaires avec l'obligation de s'enregistrer auprès de la mairie. Mais les décrets d'application n'ont pas encore été publiés.

Airbnb propose qu'en cas de dépassement du plafond, la plateforme bloquera automatiquement la réservation.

Une opération de communication ?

Airbnb estime que cette limitation serait une alternative à l'enregistrement qui "créerait de la paperasse supplémentaire aussi bien pour les particuliers que pour la Mairie. Enfin, ce « permis de louer » serait également un système complexe potentiellement coûteux pour le contribuable."

Cette annonce n'a pas été positivement accueillie auprès des professionnels de l'hôtellerie : "L'annonce d'Airbnb est une simple opération de communication pour s'acheter une bonne conduite." estime Roland Heguy, président confédéral de l’UMIH.

"Ce n'est pas Airbnb qui décide de la loi. Les pouvoirs publics ne doivent pas se laisser enfumer par ces déclarations.

Ce sont toutes les mesures adoptées par le Parlement et appliquées ensemble qui permettront la transparence pour le client et une concurrence saine entre tous les acteurs de l'hébergement marchand."

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