Un flux qui échappe aux radars du tourisme classique
Le nombre de Français inscrits au registre consulaire en Thaïlande a progressé de 18 % entre 2020 et 2025, avec une accélération nette chez les plus de 55 ans. Ces expatriés-voyageurs ne réservent pas de package all-inclusive. Ils louent un appartement à Chiang Mai, fréquentent les marchés locaux et consultent dans des hôpitaux privés dont le rapport qualité-prix surpasse largement l'offre française.
Ce profil sort des cases traditionnelles du tourisme organisé. Il ne passe pas par les TO, ne figure dans aucune brochure et réserve rarement via une agence. Pourtant, son pouvoir d'achat est considérable : un retraité français installé en Thaïlande dépense en moyenne 1 800 à 2 500 euros par mois sur place — logement, santé, alimentation, loisirs —, soit davantage qu'un touriste classique sur l'ensemble de son séjour de deux semaines.
Ce profil sort des cases traditionnelles du tourisme organisé. Il ne passe pas par les TO, ne figure dans aucune brochure et réserve rarement via une agence. Pourtant, son pouvoir d'achat est considérable : un retraité français installé en Thaïlande dépense en moyenne 1 800 à 2 500 euros par mois sur place — logement, santé, alimentation, loisirs —, soit davantage qu'un touriste classique sur l'ensemble de son séjour de deux semaines.
Le visa retraite, clé de voûte du phénomène
Ce qui rend ce mouvement possible, c'est un cadre administratif que la Thaïlande a méthodiquement construit au fil des années pour attirer les seniors étrangers fortunés. Le royaume propose des visas dédiés aux plus de 50 ans, avec des durées de séjour allant d'un an renouvelable à dix ans selon la formule choisie.
Le principe : justifier d'une épargne ou d'un revenu de pension suffisant, souscrire une assurance santé auprès d'une compagnie locale agréée et effectuer quelques formalités périodiques — un reporting trimestriel et un renouvellement annuel. Le tout pour un coût administratif modeste, sans commune mesure avec les démarches d'immigration en Europe. Pour les professionnels du voyage qui souhaitent conseiller leurs clients, un panorama complet des visas pour la Thaïlande est disponible .
Le principe : justifier d'une épargne ou d'un revenu de pension suffisant, souscrire une assurance santé auprès d'une compagnie locale agréée et effectuer quelques formalités périodiques — un reporting trimestriel et un renouvellement annuel. Le tout pour un coût administratif modeste, sans commune mesure avec les démarches d'immigration en Europe. Pour les professionnels du voyage qui souhaitent conseiller leurs clients, un panorama complet des visas pour la Thaïlande est disponible .
Pourquoi le secteur du voyage a une carte à jouer
L'erreur serait de penser que ces retraités n'ont besoin de personne. S'ils gèrent souvent leur quotidien de façon autonome, ils sont en revanche demandeurs de services spécifiques que les acteurs du tourisme pourraient structurer :
● L'accompagnement à l'installation — repérage logement, ouverture de compte bancaire, démarches consulaires. Un créneau quasi vierge en France.
● Les séjours exploratoires — deux à quatre semaines pour tester une ville (Chiang Mai, Hua Hin, Phuket) avant de s'engager.
● Le suivi médical — coordination entre médecins français et hôpitaux thaïlandais. Le tourisme médical thaïlandais est structuré pour les Anglo-Saxons, beaucoup moins pour les francophones.
● Les activités communautaires — clubs francophones, excursions en groupe, cours de thaï. Le lien social est le premier motif de retour en France cité par les expats.
● L'accompagnement à l'installation — repérage logement, ouverture de compte bancaire, démarches consulaires. Un créneau quasi vierge en France.
● Les séjours exploratoires — deux à quatre semaines pour tester une ville (Chiang Mai, Hua Hin, Phuket) avant de s'engager.
● Le suivi médical — coordination entre médecins français et hôpitaux thaïlandais. Le tourisme médical thaïlandais est structuré pour les Anglo-Saxons, beaucoup moins pour les francophones.
● Les activités communautaires — clubs francophones, excursions en groupe, cours de thaï. Le lien social est le premier motif de retour en France cité par les expats.
Un modèle que Bangkok encourage activement
Le gouvernement thaïlandais a clairement identifié le silver tourism comme un axe stratégique de développement. La création du visa LTR (Long-Term Resident) en 2022, puis la refonte complète du système de visas en août 2025, visent explicitement à attirer des résidents étrangers à fort pouvoir d'achat — retraités en tête.
Le Tourism Authority of Thailand (TAT) a lancé en 2025 une campagne ciblée sur les retraités européens : « La Thaïlande n'est pas qu'une destination de vacances, c'est un lieu de vie. » Les séjours de plus de 90 jours représentent désormais 12 % des nuitées étrangères, contre 4 % en 2019.
Pour les candidats au départ, la première étape reste le choix du bon visa. Les conditions varient selon l'âge, le patrimoine et la durée envisagée. Le site VisaFranceThailande détaille les options pour prendre sa retraite en Thaïlande.
Le Tourism Authority of Thailand (TAT) a lancé en 2025 une campagne ciblée sur les retraités européens : « La Thaïlande n'est pas qu'une destination de vacances, c'est un lieu de vie. » Les séjours de plus de 90 jours représentent désormais 12 % des nuitées étrangères, contre 4 % en 2019.
Pour les candidats au départ, la première étape reste le choix du bon visa. Les conditions varient selon l'âge, le patrimoine et la durée envisagée. Le site VisaFranceThailande détaille les options pour prendre sa retraite en Thaïlande.
Un marché à structurer avant qu'il ne vous échappe
Le silver tourism thaïlandais n'en est qu'à ses débuts côté français. Les Anglo-Saxons, Scandinaves et Japonais ont dix ans d'avance sur ce créneau, avec des agences spécialisées, des résidences seniors dédiées et des services d'accompagnement complets. Le marché francophone, lui, reste largement informel — forums en ligne, groupes Facebook, bouche-à-oreille entre expatriés.
Pour les professionnels du tourisme français, c'est une fenêtre d'opportunité. Le retraité qui part en Thaïlande aujourd'hui achète son billet seul sur Skyscanner. Demain, il pourrait passer par un TO qui lui propose un package « installation + visa + logement + suivi médical ». À condition de lui parler avant qu'il n'ait trouvé toutes les réponses tout seul.
Pour les professionnels du tourisme français, c'est une fenêtre d'opportunité. Le retraité qui part en Thaïlande aujourd'hui achète son billet seul sur Skyscanner. Demain, il pourrait passer par un TO qui lui propose un package « installation + visa + logement + suivi médical ». À condition de lui parler avant qu'il n'ait trouvé toutes les réponses tout seul.


















