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Voyages d'affaires : les start-up, apparentées à une zone de risque pour les acheteurs ?

IFTM Top Resa 2018



Quand on parle innovation, on pense souvent start-up. Mais ce statut est-il gage de qualité et les start-up ont-elle les reins assez solides pour relever les défis technologiques qui attendent les pros du tourisme ?


Rédigé par le Dimanche 30 Septembre 2018

Christophe Drozet (consultant manager EPSA), Michel Dieleman (président AFTM), Guillaume Ridolfi (directeur commercial france HRS) et Paola Gariglio (head of customer solutions, AMADEUS) - photo : TourMaG.com
Christophe Drozet (consultant manager EPSA), Michel Dieleman (président AFTM), Guillaume Ridolfi (directeur commercial france HRS) et Paola Gariglio (head of customer solutions, AMADEUS) - photo : TourMaG.com
Belle trouvaille marketing, la "start-up nation" est-elle soluble dans le tourisme en général et plus particulièrement le tourisme d'affaires ?

A en croire Guillaume Ridolfi, directeur commercial France pour HRS, oui, et plutôt deux fois qu'une.

"Nous investissons beaucoup dans des jeunes pousses de l'innovation explique-t-il. Il y a une course au développement permanent et il est nécessaire d'investir. Nous préférons externaliser dans les innovations labs pour aider ces start-ups à aller plus vite, et nous les internalisons par la suite pour déployer leur technologie et leur permettre de commercialiser".

Le portail a ainsi intégré une quinzaine de solutions développées par des start-ups.

Et il n'est pas le seul à voir les choses sous cet angle : Selon l'AFTM, 100% des grandes entreprises collaborent avec des start-ups, et 80% des jeunes entreprises ont des interactions avec les sociétés du CAC 40.

Start-up ou entreprise ?

Pour Arnaud Katz, CIO de Bird Office, start-up née il y a 4 ans et développant des solutions dans l'événementiel d'entreprise, la notion de confiance est la priorité.

« C’est long, il faut être patient : nous avons commencé avec des TPE, puis des plus grosses entreprises. Aujourd’hui nous nous occupons de tout l’événementiel pour GRT GAZ La confiance est venue progressivement ».

Magic Stay propose des locations meublées pour voyageurs d’affaires. Pour ces mêmes raisons liées à la confiance, son co-fondateur Valéry Linÿer souhaite aujourd’hui se détacher du concept de start-up.

« Aujourd’hui, notre slogan est Magic Stay, entreprise française. On axe plus sur entreprise que sur start-up, apparentée à une zone de risque pour les acheteurs »

Et pour cause : 9 start-up sur 10 ne dépassent pas les 5 ans et la plupart ne survivent pas à la seconde année, faute de financement.

« Se définir comme start-up, c’est bien pour la levée de fonds car on a besoin de la confiance et du soutien de business angels. Mais les contrats sont moins importants, et les portes restent plus souvent fermées que lorsqu’on a un statut d’entreprise »

Des éceuils à éviter

Le terme « start-up » ne signifie pas grand-chose mais attire les financements parce qu’il appelle la notion d’innovation et de modernité. Une fois le cap de la levée de fonds passée, mieux vaut se transformer en entreprise pour attirer la clientèle.

Encore faut-il passer ce cap fatidique. Pour Guillaume Ridolfi, les start-ups tombent souvent pour les mêmes raisons :

  • Des dirigeants plus « financiers » qu’entrepreneurs, qui cherchent d’abord à lever des fonds avant de réfléchir à leur développement.
  • Des carences commerciales : il ne suffit pas d’avoir de bonnes idées, encore faut-il savoir les vendre
  • Une mauvaise gestion et une absence de trésorerie
  • Des erreurs de recrutements
  • La durée et le prix du développement technologique, qui peut amener à se faire doubler
  • Un manque de référence client, « d’où l’importance pour les jeunes pousses des salons professionnels » ajoute-t-il.

Les grandes tendances

Dans le tourisme, qu’elles s’appellent start-up ou entreprises, les jeunes pousses innovantes attirent les grands acteurs autour de 3 grandes tendances : le paiement sans contact, le chatbot et les assistants vocaux.

Certains, comme Oui.sncf ou BCD Travel en partenariat avec TripSource se tournent vers les services tels qu’Alexa, d’Amazon.

Mais pour les pros « le système doit s’améliorer sur la partie achat, car les utilisateurs s’en servent peu finalement » estime Christophe Drezet, consultant manager EPSA.

Chez Amadeus, on s’intéresse aux chatbots, qui devraient permettre de consulter les réservations existantes, en créer de nouvelles et aller jusqu’au paiement. Développé en partenariat avec Asian Airlines, la solution pourrait s’étendre à d’autres compagnies et transporteurs.

Le GDS cherche à évoluer en agrégateur de contenu, quelle que soit sa source et quel que soit son protocole. Paola Gariglio, head of customer solutions chez Amadeus, souhaite élargir la présence du groupe en finançant des start-up.

C’est le cas pour le service de voiturier Blue Valet ou My Little Adventure qui référence des activités. « Nous vérifions s’il y a un intérêt pour les entreprises, et si c’est le cas nous intégrons leur contenu à nos propositions pour les OTA ».

En 2018, on ne peut pas parler de grandes tendances technologiques sans évoquer la blockchain qui pourrait être un vrai sujet dans l’hôtellerie notamment, pour fiabiliser les réservations, annulations et paiement.

Une technologie qui devrait permettre d’optimiser à la fois la gestion des transactions pour le professionnel et l’expérience client du voyageur.

Juliette Pic Publié par Juliette Pic Journaliste - TourMaG.com
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