Un article publié par Le Parisien a mis en lumière une crise de confiance croissante chez les pilotes concernant le radar Honeywell RDR-4000 qui équipe leurs Airbus A350.
Il s'agit d'un radar météorologique 3D qui scanne automatiquement l'intégralité de l'espace aérien devant l'avion pour détecter les menaces météo (orages, grêle, foudre) et les turbulences sans manipulation manuelle de l'antenne par les pilotes.
Problème : cet instrument indispensable a dysfonctionné à plusieurs reprises.
L'article mentionne que ces pannes surviennent de manière régulière, laissant l'équipage "aveugle" face aux conditions météorologiques. Pour un avion comme l'A350, qui effectue de très longs vols (souvent de nuit ou à travers des zones de fortes turbulences comme l'équateur), l'absence de radar est un problème de sécurité majeur.
Interrogé par nos confrères de France Info à ce sujet, François Hamant, commandant de bord dans des A350 et membre du syndicat Alter précise : "Il peut y avoir la concomitance entre cette difficulté logicielle à restituer une image fiable et les perturbations aux signaux GPS qui sont brouillés par les pays en guerre ou en tensions géopolitiques. C'est le cumul des deux qui génère des choses préoccupantes."
De son côté, le SNPL Air France précise, dans un communiqué, que "certains de ces dysfonctionnements restent maîtrisés par les équipages et ont fait l’objet de mesures et de procédures à appliquer pour améliorer la détection des cellules orageuses.
Cependant, en raison de l’architecture complexe du système radar de l’A350, un dysfonctionnement spécifique pouvant entraîner la perte totale du radar peut se produire dans les zones soumises à d’importants brouillages GPS, généralement des régions de fortes tensions géopolitiques".
Il s'agit d'un radar météorologique 3D qui scanne automatiquement l'intégralité de l'espace aérien devant l'avion pour détecter les menaces météo (orages, grêle, foudre) et les turbulences sans manipulation manuelle de l'antenne par les pilotes.
Problème : cet instrument indispensable a dysfonctionné à plusieurs reprises.
L'article mentionne que ces pannes surviennent de manière régulière, laissant l'équipage "aveugle" face aux conditions météorologiques. Pour un avion comme l'A350, qui effectue de très longs vols (souvent de nuit ou à travers des zones de fortes turbulences comme l'équateur), l'absence de radar est un problème de sécurité majeur.
Interrogé par nos confrères de France Info à ce sujet, François Hamant, commandant de bord dans des A350 et membre du syndicat Alter précise : "Il peut y avoir la concomitance entre cette difficulté logicielle à restituer une image fiable et les perturbations aux signaux GPS qui sont brouillés par les pays en guerre ou en tensions géopolitiques. C'est le cumul des deux qui génère des choses préoccupantes."
De son côté, le SNPL Air France précise, dans un communiqué, que "certains de ces dysfonctionnements restent maîtrisés par les équipages et ont fait l’objet de mesures et de procédures à appliquer pour améliorer la détection des cellules orageuses.
Cependant, en raison de l’architecture complexe du système radar de l’A350, un dysfonctionnement spécifique pouvant entraîner la perte totale du radar peut se produire dans les zones soumises à d’importants brouillages GPS, généralement des régions de fortes tensions géopolitiques".
Radar A350 : Air France a élaboré des procédures
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Par ailleurs, les représentants syndicaux du SNPL ont fait remonter cette problématique, en exerçant leur droit d’alerte. Un "avis de danger grave et imminent" a été émis par la commission santé, sécurité et conditions de travail (CSSCT) et transmis à la direction d'Air France.
Contacté par nos soins, Air France précise que "ces incidents n’ont pas eu d’impact sur la poursuite des vols et la navigabilité des appareils. Ils ont été immédiatement signalés à Airbus et Honeywell (ainsi qu’à la DGAC et au BEA) afin que les systèmes et la documentation qui les accompagne fassent l’objet des correctifs nécessaires.
Sans attendre la mise en place de ces correctifs, Air France a élaboré des procédures, validées par les autorités réglementaires, permettant aux équipages de faire face à un éventuel dysfonctionnement du radar météo de l’Airbus A350 en cours de vol.
Comme l’ensemble des opérateurs concernés, Air France est en lien permanent avec Airbus et Honeywell – fournisseur du radar et des logiciels qui l’équipent – et mettra en œuvre les solutions qu’ils mettront à disposition des compagnies aériennes, sous le contrôle des autorités réglementaires.
Air France rappelle que la sécurité de ses clients et membres d’équipage est son impératif absolu. "
Contacté par nos soins, Air France précise que "ces incidents n’ont pas eu d’impact sur la poursuite des vols et la navigabilité des appareils. Ils ont été immédiatement signalés à Airbus et Honeywell (ainsi qu’à la DGAC et au BEA) afin que les systèmes et la documentation qui les accompagne fassent l’objet des correctifs nécessaires.
Sans attendre la mise en place de ces correctifs, Air France a élaboré des procédures, validées par les autorités réglementaires, permettant aux équipages de faire face à un éventuel dysfonctionnement du radar météo de l’Airbus A350 en cours de vol.
Comme l’ensemble des opérateurs concernés, Air France est en lien permanent avec Airbus et Honeywell – fournisseur du radar et des logiciels qui l’équipent – et mettra en œuvre les solutions qu’ils mettront à disposition des compagnies aériennes, sous le contrôle des autorités réglementaires.
Air France rappelle que la sécurité de ses clients et membres d’équipage est son impératif absolu. "
France Info précise que l'entreprise Honeywell a identifié la source du problème et prépare une nouvelle version du logiciel.
Toute la flotte devrait bénéficier de cette mise à jour d'ici le milieu de l'année.
"Le SNPL attend d’Airbus et Honeywell le correctif annoncé pour mi 2026 qui doit permettre de retrouver un fonctionnement optimal du radar météo des Airbus A350", ajoute le syndicat dans son communiqué.
Toute la flotte devrait bénéficier de cette mise à jour d'ici le milieu de l'année.
"Le SNPL attend d’Airbus et Honeywell le correctif annoncé pour mi 2026 qui doit permettre de retrouver un fonctionnement optimal du radar météo des Airbus A350", ajoute le syndicat dans son communiqué.



















