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Cook... tail molotov !

dégâts collatéraux en vue...



Il y a quelques mois nous évoquions, à propos des géants allemands du tourisme implantés en France, des "colosses aux pieds d'argile". Il faudra s'y faire : les conglomérats aux capitaux mouvants, allant et venant au gré de la finance internationale n'ont de ligne d'horizon que les ratios comptables.


Rédigé par le Dimanche 24 Octobre 2004

La preuve vient d'en être administrée une nouvelle fois par Thomas Cook qui, lancé dans une course à la rentabilité, va "dégraisser" sérieusement sa filiale française (Ex-Havas). Le Groupe qui avait déjà débarqué sans autre forme de procès Antoine Cachin, s'apprête à réduire ses effectifs de 10%, une restructuration qui devrait affecter "environ 200 postes".

Thomas Cook qui fait état d'une perte de 6,2 millions d'euros, dégaine toute la panoplie : re-localisations, fusions, et cessions, et même fermetures pour les agences "dont les ratios de rentabilité ne sont pas conformes à la moyenne du réseau". Des résultats dus à "une érosion progressive du chiffre d'affaires et de la rentabilité de la société" qui fait état d'une "chute de son résultat".

Mais que va devenir le réseau intégré de Thomas Cook ? Car, parallèlement à cette annonce, le Groupe veut "clarifier son positionnement", améliorer la productivité et... développer la franchise avec "un objectif de 300 points de vente concessionnaires en 2007" !

Le volume d'affaires des concessionnaires a grimpé de 3,5%

Un objectif qui correspond, grosso modo, à la taille actuelle du réseau d'agences propriétaires. Bigre ! Thomas Cook voudrait se débarrasser une fois pour toutes de ce réseau payé à prix d'or quelques années auparavant, qu'il ne s'y prendrait pas autrement.

D'autant que le volume d'affaires des concessionnaires a grimpé de 3,5%, alors que celui des agences propriétaires a reculé de 1%. Roland Dumont du Voitel, qui a remplacé au pied levé A. Cachin, s'en défend, bien sûr. Mais quel Groupe pourrait résister, dans la conjoncture actuelle, à un rabotage de ses charges fixes ?

Poser la question c'est y répondre.

Mais la décision pourrait aussi faire des dégâts collatéraux. En effet, l'ex-réseaux Havas représente une part significative de ventes de nombre de TO français et, en particulier du Club Méditerranée. Affaibli, cela n'arrangera les affaires de personne. Et ce n'est pas du côté de la billetterie qu'il faudra rechercher de nouvelles ressources...


Jean DA LUZ - redaction@tourmag.com

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